Renards Gourmets

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Renards Gourmets – Deux gastronomes en gants de velours

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Les recettes de cuisine de "Renards Gourmets"


Colombier de Pentecôte

Colombier de Pentecôte

Colombier de Pentecôte aux fruits confits de Saint-Rémy-de-Provence Colombier © RenardsGourmets 8 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 1 heure Ingrédients :  Pour le gâteau 40 g de farine 100 g de melon confit 100 g d'oranges confites 60 g de beurre 5 cl de Grand Marnier 125 g d'amandes blanches 125 g de sucre glace un blanc d’œuf 3 œufs entiers  Pour la décoration glace royale amandes effilées melon confit L'origine du Colombier n'est pas aussi ancienne que la légende qui y est accolée. On raconte en effet que lorsque Protis et Gyptis fondèrent Massalia 600 ans avant J-C ils partagèrent déjà une part de gâteau contenant une colombe. Gyptis aurait ainsi départagé ses prétendants, s'offrant à qui trouverait la fève en forme d'oiseau. Il semblerait en vérité que le Syndicat des pâtissiers de Marseille ait mis au point ce gâteau au tournant du siècle dernier. Ils se réunissaient dans un cabanon durant les vacances de Pentecôte, où ils apportaient un gâteau facilement transportable et se conservant bien. Ils eurent alors l'idée de commercialiser le Colombier à la période de la Pentecôte. Par analogie avec la symbolique de la colombe, le gâteau est parfois surnommé gâteau de paix ou porte-bonheur. Aujourd'hui, le gâteau est parfois décoré d'une colombe en pâte d'amande ou contient une fève à la forme du bel oiseau. De nos jours, même à Marseille, sa popularité est très relative. Enfant je n'en avais même jamais entendu parler ! Mais qu'à cela ne tienne, avec ses amandes, ses fruits confits et sa glace royale, le Colombier pourrait s'apparenter à un calisson géant. Inutile d'en vanter les mérites, la liste des ingrédients parle d'elle-même. Pour la réalisation du Colombier nous avons utilisé les superbes fruits de la maison Lilamand, l’une des rares qui soit encore entièrement artisanale et dont les fruits sont subtilement préservés sans que le sucre domine. 1. Préparation du gâteau Préchauffer le four à 180°. Beurrer et chemiser une tourtière de 22 cm de diamètre. Détailler les fruits confits en brunoise, mêler intimement à la farine et réserver. Faire fondre le beurre. Mixer les amandes finement. Ajouter le sucre glace et le blanc d’œuf et travailler au batteur jusqu'à l'obtention d'une pâte d'amande. Ajouter les œufs progressivement, toujours en utilisant le batteur. L'appareil doit être lisse et mousseux. Ajouter la farine et les fruits et mélanger avec une maryse. Incorporer le beurre fondu, puis le Grand Marnier. Verser la préparation dans la tourtière et enfourner pendant 30 minutes. Couvrir d'une feuille de papier aluminium si le gâteau colore trop rapidement. 2. Finitions et dressage Laisser tiédir puis démouler sur une grille. Une fois le gâteau froid, ajouter la glace royale, bien la répartir sur l'ensemble des bords et de la surface. Ajouter les amandes effilées et un peu de melon confit détaillé en brunoise. à Colombier © RenardsGourmets Colombier © RenardsGourmets Home Recettes Printemps Facebook Pinterest Instagram

Albufera de poulette, légumes au pot

Albufera de poulette, légumes au pot

Poulette bressane à l'Albufera, salmigondis de légumes oubliés cuits comme dans un pot Poulette à l'Albufera © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : moyencoût : cher +/- 3 heures Ingrédients :  Pour la poulette  une poulette de Bresse poivre blanc du Penja fleur de sel  Pour la sauce Albuféra 15 cl de bouillon de volaille 2 cl de Porto blanc 2 cl de Madère 0,5 cl de Cognac 15 cl de crème fleurette 60 g de foie gras mi-cuit poivre blanc du Penja fleur de sel Pour la garniture 2 petits artichauts pointus 1 citron jaune 1 côte de céleri 1 poireau crayon 1 petit céleri rave 2 mini navets 2 héliantis 2 carottes jaunes fanes 2 scorsonères 1 radis daïkon 1 radis greenmeat poivre blanc du Penja fleur de sel beurre sucre vinaigre de Barolo Nous devons la recette de la poulette Albuféra au chef cuisinier français Adolphe Dugléré. Né à Bordeaux en 1805 et décédé à Paris en 1884. C'est grâce à son père Jean Dugléré qu'Adolphe trouva sa voie. Élève de l'illustre Carême, Dugléré officia à Paris au Café Anglais à l'angle du boulevard des Italiens et de la rue de Marivaux. Il fut également cuisinier au Trois frères provençaux en compagnie du célèbre Casimir Moisson connu pour sa timbale Nantua, son caneton à l'orange ou ses tournedos Rossini. En plus de la recette de la poulette Albuféra, Adolphe Dugléré reste célèbre pour ses pommes Anna et pour ses recettes de bar et de sole qui portent encore son nom. Il conseilla même le brillant Alexandre Dumas pour son Dictionnaire sur la gastronomie. Le nom d'Albuféra vient du maréchal d'Empire Louis-Gabriel Suchet duc d'Albufera (une région au sud de Valence dans l'Horta espagnole). Si l'association de la poulette ou de la poularde et de la sauce Albuféra est une idée d'Adolphe Dugléré, la sauce est une création de Marie-Antoine Carême qui la nomma en l'honneur du maréchal. Plus tard, Auguste Escoffier dans son Guide culinaire codifiera la recette. Cette onctueuse sauce à base de fond de volaille, d'alcools, de foie gras en terrine et de crème est exceptionnelle sur une poulette pochée ou dans des vol-au-vent agrémentés de quenelles de volaille et de crêtes de coq. Cette recette peut être enrichie de lamelles de truffe blanche ou noire en fonction de la saison. Utilisez les parures ou du jus de truffe pour compléter la sauce Albuféra. Nous avons dégusté ce plat avec une bouteille de Vouvray, Les trois argiles (2019) de chez François Pinon disponible chez Vins étonnants. 1. Préparation de la sauce Albuféra Lever les filets et les ailerons de la poulette, conserver les abats, les cuisses et la carcasse pour une autre préparation. Dans une casserole, porter le bouillon de volaille à ébullition. Ajouter les ailerons, baisser le feu et laisser mijoter pendant deux heures à tout petits bouillons. Chinoiser puis ajouter les alcools, porter de nouveau à ébullition et faire bouillir pendant 5 minutes. Ajouter la crème et le foie gras en terrine et prolonger l’ébullition de 10 minutes. Chinoiser de nouveau et réserver au bain-marie. La sauce doit être bien nappante. Rectifier l’assaisonnement en sel et poivre si nécessaire. Tenir chaud sans plus faire bouillir. 2. Préparation de la garniture Peler, tourner, laver tous les légumes. Donner des formes harmonieuses. Réserver dans l’eau citronnée. Conditionner sous-vide avec du sel et du poivre. Programmer le bain-marie à 90°. Faire cuire les scorsonères, les navets et le céleri rave pendant une heure. Ajouter le poireau à mi-cuisson. Stopper la cuisson dans une glaçante. Baisser la température à 85° et faire cuire les artichauts et les carottes pendant une heure. Ajouter héliantis et radis daïkon au bout de 15 minutes puis les côtes de céleri une demi heure avant la fin. Plonger les légumes dans une glaçante pour stopper la cuisson. 3. Préparation de la poulette Dénerver et dégraisser soigneusement les filets de poulette, assaisonner et les rouler dans du film alimentaire pour leur donner une forme harmonieuse. Disposer dans un sac de cuisson sous-vide et faire cuire au bain-marie pendant 1h30 à 62°. 4. Finitions et dressage Réunir tous les légumes dans un sautoir avec une grosse noix de beurre et une pincée de sucre. Enrober les légumes de beurre en les faisant sauter. Glacer avec un peu de sauce Albuféra et ajouter un trait de vinaigre. Disposer les filets sur une grille, les napper de sauce Albuféra pour les laquer. Disposer les légumes et les filets dans des assiettes chaudes, garnir de sauce bien chaude. Terminer par quelques tranches de radis greenmeat cru taillé à la mandoline. Poulette à l'Albufera © Renards Gourmets Poulette à l'Albufera © Renards Gourmets Poulette à l'Albufera © Renards Gourmets Home Recettes Hiver Facebook Pinterest Instagram

La Chasse

La Chasse

La Chasse De plumes ou de poils, le gibier nous inspire. Voici notre sélection de recettes issues du monde de la chasse.Cliquez sur les photos pour ouvrir les recettes. Le Poil Filet de sanglier à la feuille de châtaignier, jus aux arbouses et aux baies de myrte, pulenda et pommes sauvages. Lièvre de Beauce à la royale, essences de chartreuse et de poivre long. Harestecks de capucin à la façon du marquis de Sombreuil, macaroni au gratin, truffe noire Rigatoni à la saucisse de sanglier, chou noir de Toscane et noisettes Civet de lièvre aux herbes sauvages, pappardelle à la farine de châtaignes, noix fraîches confites. Fines tourtes feuilletées de lièvre de plaine, sauce royale, salade amère au vinaigre de vin-vieux Terrine de lièvre au foie gras et aux truffes, christstollen de Dresde, moutarde de Crémone et salade de Radicchio. Râble de lièvre poudré d'épices, sauce aux coings, garniture automnale au vinaigre de vin. Dos de venaison en feuilletage, sauce miroir Chevreuil au poivre sauvage, gratin de fruits et légumes d'automne Cuissot de marcassin aux fruits d'hiver, sauce agrodolce de Toscane. La Plume Grouse aux essences de cognassier, navets confits, fruits noirs épicés, chanterelles et noix fraîches. Pithiviers de perdreau au foie gras et à la truffe, chou vert, chanterelles jaunes et sauce agrodolce Alouettes des champs sur canapé Escabèche de perdreau à la Castillane conservée dans une petite jarre, salmigondis de salades en amertume. Cane sauvage en croûte d'or, sauce rouennaise à la goutte-de-sang, chicorée à l'huile de noix Bécasse des dieux cuite sur une tresse d'ail fumé d'Arleux, jus d'oiseau au long bec Chartreuse de poule faisane au chou à la Périgord, miroir aux essences sauvages L'Oreiller des Oiseaux ou Belle Aurore, moutarde de Crémone, salade de Castelfranco. Gnocconi au ragù de canard et au blettes comme à Venise. Salmis de sarcelle aux blettes et aux anchois, jus aux olives taggiasche, navets noirs de Pardailhan. Colvert enveloppé de cacao amer et fumé sur fèves et genièvres, raves et poires au pu-erh.

Cappelletti à la truffe blanche d’Alba

Cappelletti à la truffe blanche d’Alba

Cappelletti à la farine de châtaigne, farce gourmande, fin consommé crémé de poule faisane à la fine de cognac, truffe blanche d'Alba Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : moyencoût : cher+/- 4 heuresIngrédients :Pour le consommé  une poule faisane6 échalotes1 l de bouillon de poule10 cl de cognac3 cl d'huile d'olive30 g de beurre2 branches de fenouil sec6 grains de poivre blanc du Penja une carotteune branche de céleriun oignonune gousse d'ail100 g de maigre de veau ou de volaille hachéPour la farce gourmandehuile d'olivebeurre80 g de têtes de cèpes3 échalotes grises70 g de ris de veau préparé60 g de châtaignes cuites5 g de persil1,5 cl de jus de veau70 g de foie gras confit Pour les cappelletti 86 g de farine de châtaigne332 g de semoule66 g d’œufs (+ 1 jaune)1,5 g d'huile de noixune pincée de sel Pour les finitions30 cl de consommé 2,5 cl d'huile de truffe blanchepoivre blanc du Penjavinaigre de Barolo un litre de bouillon de volailleune truffe blanche d'Alba de 40 gHeureux sont les habitants des Langhe dans le Piémont où abondent truffes blanches, cèpes, châtaignes ou encore noisettes et petits gibiers. L'automne y est une fête gourmande infinie où l'on se régale de ce qu'offre la forêt en abondance. Pour ne rien gâcher c'est aussi là qu'est produit le célèbre Barolo, quoi de meilleur pour accompagner pareilles merveilles sylvestres. 1. Préparation du consommé de poule faisanePlumer, flamber et vider la poule faisane. La découper en morceaux réguliers et la faire rissoler dans un mélange de beurre et d'huile d'olive. Émincer finement les échalotes et les faire suer à feu doux. Mouiller avec le cognac puis ajouter le bouillon de poule chaud, les grains de poivre et les bâtons de fenouil, porter à frémissement puis laisser mijoter pendant deux heures.Chinoiser en foulant, vérifier l’assaisonnement.Hacher finement la garniture. Mélanger le veau haché, clarifier l’œuf et mélanger le blanc au veau. Combiner le veau et les légumes. Disposer dans une cocotte avec quelques glaçons.Dégraisser le bouillon de poule faisane, le chinoiser au dessus de la cocotte. Mélanger et faire cuire à feu doux sans cesser de mélanger. Dès l’ébullition une couronne se forme en surface, récupérer le consommé clair au centre de la couronne et verser dans un bol à travers une étamine très fine.Réserver le consommé ainsi obtenu.2. Préparation de la farce gourmandeTailler les têtes de cèpes en petits morceaux, les faire saisir à l'huile d'olive dans une cocotte. Ajouter les échalotes finement ciselées et faire étuver quelques minutes. A part, détailler le ris de veau en petits morceaux et les faire sauter au beurre noisette. Ajouter les châtaignes concassées et le persil finement haché. Laisser mijoter quelques minutes à feu très doux. Ajouter le jus de veau et le foie gras taillé en dés. Mélanger le tout pour créer une liaison. Faire refroidir immédiatement dans un bol posé sur un lit de glace.Réserver au frais.3. Préparation des cappellettiTamiser la farine de châtaigne et la mélanger avec la semoule. Ajouter une pincée de sel fin, former un puits avec la farine puis ajouter  les œufs et l'huile au centre. Travailler la pâte jusqu'à ce qu'elle soit lisse et homogène et la faire reposer 30 minutes au frais sous un film.Étaler la pâte très finement en utilisant un laminoir et en commençant par la replier sur elle-même pour lui donner du corps.Hacher très finement la farce prise et former les cappelletti.4. Finitions et dressagePorter le consommé  et le bouillon de poule à ébullition.Faire cuire les cappelletti dans le bouillon de poule pendant quelques secondes. Les transférer avec une araignée dans le consommé bouillant. Ajouter l'huile de truffe, le poivre fraîchement moulu et un trait de vinaigre. Servir immédiatement et ajouter la truffe blanche devant les convives. Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Tripes à la romaine

Tripes à la romaine

Tripes à la romaine, huile de menthe fraîche Tripes à la romaine © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : facilecoût : bon marché +/- 8 heures Ingrédients : Pour les tripes 750 g de tripes de veau ou de bœuf 1 carotte 1 oignon 1 branche de céleri 1 zeste d'orange séché 6 grains de poivre 3 feuilles de laurier 3 clous de girofle gros sel vinaigre Pour la sauce 100 g de guanciale huile d'olive 1 carotte 1 oignon 1 branche de céleri 1 gousse d'ail en chemise 1 peperoncino séché 100 g de pecorino romano poivre noir fleur de sel 4 feuilles de menthe sauvage 3 clous de girofle 1/2 verre de vin blanc sec 300 g de purée de tomates 1 verre d'eau Pour l'huile de menthe 6 feuilles de menthe sauvage 100 g d'huile d'olive Pour les finitions huile d'olive extra vierge menthe sauvage fraîche pecorino romanopoivre noirpain de campagne  Les tripes à la romaine est un plat très ancien typique de la cuisine pauvre de l’Italie centrale. Comme souvent, ce plat populaire est devenu rare et prisé par les gastronomes romains. Les tripes n’en restent pas moins un plat bon marché préparé traditionnellement le samedi midi. Devant les trattorias trasteveres on peut souvent lire l’inscription « sabato trippa ». Presque toutes les grandes villes d'Italie comptent au moins une recette de tripes, elles sont invariablement préparées avec de la tomate. Cependant celles de Rome parfumées de menthe sauvage de la région ont ce petit quelque chose en plus qui les rendent absolument délicieuses. La seule façon de savoir si vous avez affaire à un vrai italien c'est de lui parler des tripes à la romaine. Un vrai de vrai aura les yeux animés de constellations dans l'instant. Et le cœur battant. Puis il vous demandera où vous avez acheté vos tripes pour pouvoir s'en préparer le plus rapidement possible.  Si vous aviez vu le visage de Salvatore, le sicilien, quand Esther lui a parlé de ce plat, ou entendu Paolo, le vénitien, quand il a crié de joie au téléphone à l'idée de pouvoir avoir sa part  (et surtout le plus vite possible)... Voilà bien la façon de rassembler toute l'Italie ! NOTE : Ce plat peut être préparé à l'avance et réchauffé il n'en sera que meilleur. En général nous en préparons une très grande quantité, réservons une partie après cuisson des tripes que nous pourrons congeler puis parfumer différemment plus tard ainsi qu'une quantité préparée dans la sauce à base de tomate et également congelée en portions. L'huile de menthe est optionnelle. La menthe sauvage peut être remplacée par de la menthe pouliot séchée ou de la menthe fraîche classique. Nous avons dégusté ce plat avec une bouteille de Selvadoce Rosso (2013). 1. Préparation des tripes Faire tremper les tripes dans une bassine d'eau légèrement salée et vinaigrée et les frotter pour les nettoyer. Disposer dans une grande casserole d'eau légèrement salée et vinaigrée, porter à ébullition et faire cuire vingt minutes. Éliminer l'eau, rincer les tripes, laver la casserole et redisposer les tripes à l'intérieur. Ajouter une carotte, une branche de céleri et un oignon grossièrement coupés ainsi que 3 clous de girofle, 6 grains de poivre noir, un zeste d'orange séché et trois feuilles de laurier. Saler légèrement et ajouter également un trait de vinaigre. Porter de nouveau à ébullition et faire cuire pendant cinq heures à frémissement. Ajouter de l'eau si nécessaire. Laisser complètement refroidir les tripes dans le bouillon. Éliminer la garniture, rincer et faire égoutter les tripes. Ainsi préparées, les tripes peuvent être soigneusement séchées et congelées pour d'autres préparations. Sinon les découper en lanières régulières de 1 cm de large et de toute leur longueur (soit entre 5 et 6 cm environ). 2. Préparation de la sauce Retirer la couenne du guanciale et tailler en fine julienne (de la dimension d'une allumette). Disposer dans un plat en terre cuite et faire fondre doucement le guanciale avec un trait d'huile d'olive. Hacher le plus finement possible la carotte, la branche de céleri et l'oignon. Dès que les morceaux de guanciale sont dorés, ajouter les légumes et les laisser suer en les enrobant bien de matière grasse. Ajouter l'ail écrasé en chemise et un petit piment écrasé. Laisser cuire quelques minutes sans coloration. Ajouter les tripes et une toute petite pincée de sel. Poivrer très généreusement et ajouter les clous de girofle concassés. Incorporer le pecorino râpé et quelques feuilles de menthe. Porter à frémissement et laisser mijoter une vingtaine de minutes sur feu doux à couvert. Ajouter le vin blanc, augmenter la température et faire réduire complètement le vin. Incorporer la tomate, couvrir et laisser mijoter dix minutes à feu moyen. Ajouter l'eau, éliminer le couvercle et porter à ébullition. Prolonger la cuisson pendant deux heures à feu très doux. La sauce ne doit pas être trop courte, ajouter un peu d'eau ou de bouillon si nécessaire. 3. Préparation de l'huile de menthe Disposer l'huile et les feuilles de menthe dans un sac de cuisson sous-vide. Faire cuire pendant trois heures à 55°, refroidir immédiatement dans une glaçante puis chinoiser dans une étamine. 4. Finitions et dressage Ciseler le plus finement possible quelques feuilles de menthe. Disposer une louche de tripes bien chaudes par assiette, arroser d'un fin filet d'huile de menthe, de pecorino fraîchement râpé, de feuilles de menthe, d'un trait d'huile d'olive et d'une généreuse quantité de poivre. Déguster très chaud avec un bon pain. Tripes à la romaine © Renards Gourmets Tripes à la romaine © Renards Gourmets Home Recettes Été Facebook Pinterest Instagram

Tarte Amandine de Louise-Bonne

Tarte Amandine de Louise-Bonne

Amandine de Louise-Bonne au safran, miel de bruyère blanche et poivre long de Kampot Tarte aux poires © Renards Gourmets 6/8 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 3 heures Ingrédients :  Pour la crème amandine 80 g de beurre froid en cubes 80 g de miel de bruyère blanche 120 g d'amandes complètes grillées1 œuf à température ambiante 2 pincées de safran 1 pincée de fleur de sel  Pour la pâte sucrée 150 g de beurre mou fleur de sel 100 g de sucre glace 1 œuf à température ambiante 1 pincée de fleur de sel 250 g de farine Pour la marmelade 450 g de poires Louise-Bonne 25 g de beurre 60 g de miel de Bruyère blanche 1 pincée de safran 2 grains de poivre long rouge 6 g de maïzena 15 g d'eau froide Pour la garniture 5/6 poires Louise-Bonne 1 citron 2 cuillères à soupe de sucre 2 cuillères à soupe d'eau Amandine, Bourdaloue, les tartes aux poires se déclinent durant toute la saison. Nous aimons particulièrement l'association de la poire, de l'amande et du miel de bruyère blanche qui apportent un léger goût de caramel. Safran et poivre long de Kampot relèvent admirablement la saveur de la poire. 1. Préparation de la pâte Crémer le beurre au fouet, ajouter le sucre et une pincée de fleur de sel puis mélanger vivement jusqu’à ce que la masse soit très souple. Incorporer l’œuf et fouetter de nouveau. Ajouter la farine en une fois et mélanger avec une maryse puis une spatule. Placer la masse sur du film alimentaire, étaler légèrement et laisser prendre au frais pendant deux heures. 2. Préparation de la crème amandine Mixer les amandes et le miel ensembles puis ajouter le safran, l’œuf et mixer de nouveau. Ajouter le beurre, mixer encore et réserver dans une poche à douille. 3. Cuisson de la tarte Préchauffer le four à 180°. Travailler la pâte sur un plan de travail fariné puis l’étaler rapidement au rouleau. Foncer le cercle et piquer le fond. Poser une feuille d’aluminium sur le fond de tarte et ajouter des billes d’argile. Faire cuire 10 minutes puis retirer les billes et garnir de crème amandine. Prolonger la cuisson de 8/10 minutes. (Le temps de cuisson dépend de la puissance du four. La texture doit-être celle d’un flan, légèrement blond) Laisser reposer sur grille puis démouler. Quand la tarte est parfaitement froide, utiliser un tamis pour lisser les bords et brosser avec un pinceau. 4. Préparation de la marmelade Faire fondre le beurre dans un sautoir. Peler et hacher les poires en brunoise. Faire infuser le poivre et une pincée de safran dans le beurre chaud. Ajouter les poires et les faire sauter quelques minutes. Ajouter le miel et l'eau et laisser mijoter 5 minutes. Incorporer la maïzena, prolonger la cuisson jusqu'à ce que le sirop soit dense, réserver sur une plaque et laisser parfaitement refroidir. 5. Finitions et dressage Garnir la tarte de marmelade refroidie. Peler et couper les poires restantes en fines tranches, frotter avec le citron immédiatement puis disposer en corolle. Porter à ébullition le sucre et l'eau ensemble en mélangeant soigneusement, faire réduire d'un tiers puis badigeonner la surface de la tarte avec ce sirop. Laisser refroidir et déguster. Tarte aux poires © Renards Gourmets Tarte aux poires © Renards Gourmets Tarte aux poires © Renards Gourmets Home Recettes Hiver Facebook Pinterest Instagram

Pangiallo romain au safran

Pangiallo romain au safran

Pangiallo romain aux fruits secs et au safran Pangiallo © Renards Gourmets 6 personnesdifficulté : facilecoût : cher +/- 14 heures  Ingrédients :  Pour le pangiallo 100 g de miel de châtaignier 50 g de chocolat noir fondu 75 g de farine type 00 2 blancs d’œufs 25 g de levain actif 1 cuillère à café de cannelle 1 pincée de macis 3 baies de poivre de la Jamaïque 2 cuillères à soupe d'huile d'olive 100 g de raisins secs 1 verre de grappa 75 g d'amandes 75 g de noix 75 g de noisettes 40 g de pignons de pin 40 g de cédrat confit un zeste d'orange un zeste de citron Pour le glaçage 2 cuillères à soupe de farine 2 cuillères à soupe d'huile d'olive une pincée de pistils de safran un peu d'eau Le pangiallo ou pangiallo romano est un gâteau typiquement romain, il remonterait même dit-on à l'ère Antique. A l'époque impériale, il était d'usage de distribuer des douceurs en or lors des célébrations du solstice d'hiver afin de favoriser le retour du soleil. Bien que la recette se soit enrichie au gré des conquêtes impériales,  le pangiallo à toujours été composé d'un mélange de fruits secs et de miel. On le recouvre en suite d'une couche de pâte à base de safran pour que son aspect soit proche de celui de l'or. A déguster avec un verre de vino santo pour préparer les fêtes de fin d'année. Retrouvez notre article sur le pangiallo sur le site Les Hardis. 1. Préparation du pangiallo Faire fondre le chocolat au bain-marie et faire tremper les raisins dans la grappa. Dans un saladier, mélanger la farine, le miel, le chocolat fondu et froid, le levain délayé dans un peu d'eau tiède, l'huile d'olive, la cannelle, le macis et les baies réduites en poudre. Dans un autre saladier, mélanger les blancs d’œufs avec tous les fruits secs légèrement toastés, les zestes finement hachés et les fruits confits coupés en brunoise. Mélanger les deux préparations soigneusement, pétrir légèrement, disposer sur une plaque allant au four et laisser lever sous un linge pendant 12 heures. 2. Cuisson du pangiallo Préchauffer le four à 170°. Mélanger la farine, l'huile d'olive et le safran, ajouter un peu d'eau pour assouplir la préparation. Badigeonner le pangiallo avec cette préparation qui doit être d'une belle couleur or. Faire cuire pendant 45 minutes. Laisser refroidir parfaitement et découper en tranches ou en quartiers. Pangiallo © Renards Gourmets Pangiallo © Renards Gourmets Pangiallo © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Risotto à la truffe blanche d’Alba

Risotto à la truffe blanche d’Alba

Risotto à la truffe blanche d'Alba Risotto à la truffe d'Alba © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : moyencoût : cher +/- 20 minutes Ingrédients : 20 g de truffe blanche d'Alba fraîche 120 g de riz Vialone Nano1 cuillère à café de vinaigre de Barolo 1 échalote 1 pincée d'origan frais 30 g de parmesan 20 cl de bouillon de poule 25 cl de fond blanc 10 cl de jus de volaille fleur de sel poivre blanc du Penja huile d'olive beurre La truffe blanche d'Alba dans le Piémont est un produit exceptionnel, son coût est important mais elle est si parfumée qu'une petite quantité est suffisante. La meilleure façon de l'apprécier c'est de la consommer le plus simplement du monde. Sur des œufs brouillés réalisés au bain-marie, sur des tagliolini bien frais, une tranche de brioche salée à peine tiède ou encore mieux, en risotto. Traditionnellement on utilise du riz Carnaroli pour ce risotto mais nous préférons la variété Vialone Nano pour le préparer, le grain est plus petit et s'accorde mieux d'après nous avec la truffe. Nous utilisons le Riso di Grumolo delle Abbadesse, disponible chez Rap 4 Rue Flechier, 75009 Paris. La truffe fraîche n'est disponible qu'en octobre et novembre et nous nous procurons les nôtres chez Agrology, 15 Rue de Prague, 75012 Paris. Nous avons dégusté ce plat avec une bouteille de chez Vej, Bianco Antico (2016). Retrouvez notre article sur le risotto sur le site Les Hardis. NOTE : Avant la préparation La truffe blanche est un produit qui se conserve bien et dont le parfum se diffuse aux aliments avec lesquels elle est stockée. Nous vous recommandons de vous procurer une truffe deux jours avant de la consommer, de l'emballer dans une feuille de papier absorbant que vous changerez tous les jours et de la placer dans une petite boite en bois contenant des œufs. Fermez la boite en laissant néanmoins une petite aération et conservez le tout dans le bac à légumes du réfrigérateur. Vos œufs absorberons le parfum de la truffe et seront ainsi absolument parfaits pour être dégustés brouillés (notre recette ici). 1. Préparation du beurre de truffe Brosser délicatement la truffe sous un filet d'eau froide, l'essuyer et la peler. Conserver soigneusement toutes les parures. Faire chauffer une noix de beurre au bain-marie, dès qu'elle est fondue, incorporer les parures de truffes, laisser chauffer quelques minutes sur feu doux puis rafraîchir immédiatement sur un bol posé sur de la glace. Fouetter continuellement le beurre jusqu'à ce qu'il retrouve sa densité initiale, filmer et réserver au frais. 2. Préparation du risotto Faire chauffer le fond blanc et le bouillon de volaille ensembles. Peler et ciseler le plus finement possible l'échalote, disposer dans un bol, verser le vinaigre dessus, mélanger et réserver. Placer le riz dans une sauteuse en fonte et faire chauffer doucement en faisant sauter le riz de temps en temps jusqu'à ce qu'il soit bien chaud au contact de la main. Verser une première louche de fond et de bouillon bien chaud. Remuer continuellement avec une spatule en bois. Renouveler l'opération dès que le riz commence à manquer d'humidité. Prolonger la cuisson jusqu'à ce que le riz soit al-dente. 3. Finitions et dressage Gratter le parmesan, réchauffer le jus de volaille et disposer dans une pipette, moudre le poivre, effeuiller et hacher l'origan. Poser le beurre truffé, le parmesan râpé, les échalotes égouttées, le poivre et l'origan sur le riz, couvrir et laisser reposer cinq minutes hors du feu. Mélanger pour provoquer une émulsion, disposer dans les assiettes, râper la truffe dessus, terminer par un trait d'huile d'olive d'excellente qualité, quelques grains de fleur de sel et le jus de volaille. Déguster chaud. Risotto à la truffe d'Alba © Renards Gourmets Risotto à la truffe d'Alba © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Colvert enveloppé de cacao amer

Colvert enveloppé de cacao amer

Colvert enveloppé de cacao amer et fumé sur fèves et genièvres, raves et poires au pu-erh Colvert au cacao © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 36 heures Ingrédients :  Pour la garniture 1 petit céleri rave 1 petite poire ferme mais mûre fleur de sel 2 pincées de pu-erh beurre Pour la sauce agrodolce 2,5 cl de jus d'orange 25 g de miel d'arbousier 2,5 cl de vinaigre de Banyuls 5 cl de Morellino di Scansano 5 cl de Porto rouge 5 cl de jus de gibier à plumes 1 cuillère à café de cacao à 70% 8 grains de poivre sauvage Pour le colvert 1 canard sauvage 75 g de cacao amer en poudre poivre sauvage Voatsiperifery 6 baies de genièvre en poudre 1 cuillère à café de zestes séchés 2 cuillères à soupe de mélasse 2 cuillères à soupe de sauce Hoisin 2 grosses poignées de fèves de cacao 2 branches de genévrier fleur de sel Le gibier s'accorde parfaitement avec des saveurs audacieuses, l'association du canard et du cacao n'est pas nouvelle mais nous voulions en changer la forme en l'enrobant de cacao amer avant de le fumer sur des fèves. Le parfum qui s'en dégage est envoutant, on y retrouve la gourmandise du cacao avec une certaine amertume. La sauce agrodolce habituellement servie avec du sanglier en Toscane donne un vrai coup de fouet au plat. Nous l'avons dégusté avec une bouteille de vin doux du Domaine de la Tour Vieille, Banyuls Reserva mais un thé pu-erh fuzi zhuan pourrait parfaitement convenir. 1. Préparation du colvert Plumer, vider et éliminer la peau du colvert. Dénerver, dégraisser et piquer les filets et les cuisses avec une aiguille. Mélanger le sel, le cacao, le poivre, les baies de genièvre et le zeste d'orange. Saler et poivrer l'intérieur du canard, badigeonner de mélasse et masser avec le mélange d'épices. Poser sur une grille et laisser reposer 24 heures au réfrigérateur à découvert. Disposer les fèves de cacao et les branches aromatiques dans un plat allant au four, brûler avec le chalumeau, poser une grille dessus, déposer le colvert, couvrir l'ensemble hermétiquement dès que de la fumée commence à se former, faire fumer pendant vingt minutes. Badigeonner de sauce Hoisin et faire raidir 2 minutes dans un four à 180°. Lever les cuisses et les filets, éliminer la carcasse ou utiliser pour confectionner un jus. Faire cuire les cuisses sous-vide pendant 8 heures à 75°. Faire cuire les filets sous-vide pendant 1 heure à 57°. 2. Préparation de la garniture Détailler le céleri rave en cubes et la poire en quartiers. Saler, placer le thé dans deux mousselines. Emballer séparément sous-vide. Faire cuire les poires 1h15 à 75° et le céleri 35 minutes à 85° en ajoutant une noix de beurre. Sécher et réserver. 3. Préparation de la sauce Faire caraméliser le miel, déglacer avec le vinaigre et faire réduire de deux tiers. Ajouter le  jus d’orange et faire réduire de 3/4 en écumant régulièrement. Mouiller avec le vin, le Porto et le jus et laisser mijoter jusqu'à ce que la sauce soit sirupeuse. Ajouter le cacao et le poivre, prolonger la cuisson de 5 minutes, chinoiser et réserver. 4. Finitions et dressage Glacer le céleri et la poire dans leur jus de cuisson. monter la sauce au beurre. Servir un filet de colvert par personne avec un peu de sauce et les éléments de garniture. Colvert au cacao © Renards Gourmets Colvert au cacao © Renards Gourmets Colvert au cacao © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Tarte Tatin aux pommes caramélisées

Tarte Tatin aux pommes caramélisées

Tarte aux pommes caramélisées comme le faisaient les sœurs Tatin Tarte Tatin © Renards Gourmets 6/8 personnesdifficulté : facilecoût : bon marché +/- 2 heures Ingrédients :  Pour la pâte sablée 250 g de farine T55 120 g de beurre froid 25 g de sucre semoule 1 jaune d’œuf 2 cuillères à soupe d’eau froide pincée de sel et de cannelle Pour la tarte 5 grosses pommes 200 g de sucre roux 190 g de beurre 60 g de beurre 1 citron Contrairement à l’anecdote accidentelle et bien connue de sa création, la tarte Tatin n'est pas due à la chute d'une tarte aux pommes sur le sol de l'auberge de Caroline et Stéphanie Tatin en Sologne. Cette légende remonte à 1926 et nous vient du critique gastronomique de la Belle Époque, le célèbre Curnonsky. En vérité, la tarte serait l'invention de Louis Vaudable ou de l'un de ses pâtissier. Propriétaire et restaurateur du restaurant le plus célèbre du monde Maxim's. L'autre jour nous nous demandions ce qui faisait qu'une tradition familiale en devenait une. Dans chaque famille, chaque couple, il existe des habitudes alimentaires qui se répètent tous les ans, toutes les saisons ou même tous les dimanches. Depuis quelques années, la tarte Tatin est devenue un de nos incontournables de l'automne mais aussi et surtout de l'anniversaire de Morgan le 17 septembre (qui ne tombe pas tout à fait en automne mais ne le contrarions pas). De ce fait il nous fallait impérativement trouver une recette hautement satisfaisante. Voici notre version de la tarte des sœurs Tatin, simple mais néanmoins précise. NOTE : Le choix des pommes est primordial, éliminer les variétés qui ne tiennent pas la cuisson. Pour cette tarte nous utilisons les variétés suivantes : Canada, Honeycrisp, Rome Beauty ou Grannysmith. 1. Préparation de la pâte sablée Former un puits avec la farine tamisée. Déposer le beurre bien froid au centre. Ajouter le sel et la cannelle et bien amalgamer l’ensemble rapidement. Ajouter le sucre puis l’œuf. Mélanger à nouveau et ajouter l’eau froide. Former une boule lisse, la filmer et la laisser reposer au frais toute une nuit. 2. Préparation de la tarte Étaler la pâte entre deux feuilles de papier cuisson après l'avoir laissée reposée quelques minutes, découper un cercle aux dimensions du moule et placer au congélateur une vingtaine de minutes. Faire préchauffer le four à 190°. Éplucher les pommes, les couper en quatre, éliminer les pépins, les réserver dans un bol d'eau citronné. Réaliser un caramel à sec, une fois noisette, ajouter 190 g de beurre hors du feu, mélanger soigneusement puis ajouter le jus de citron et porter à ébullition. Le caramel doit être parfaitement homogène. Disposer les pommes hors du feu en les insérant bien dans le caramel. Ajouter les 60 g de beurre restant sur les pommes. Couvrir avec une feuille de papier aluminium et faire cuire pendant 40 minutes. Baisser la température du four à 180° et laisser tiédir les pommes quelques minutes puis disposer le disque de pâte sur les pommes et enfourner pendant trente minutes. Laisser refroidir à température ambiante puis toute une nuit au réfrigérateur. Cette étape permettra un démoulage plus simple et uniforme et donnera un meilleur aspect à la tarte. 3. Finitions et dressage Faire chauffer le moule sur feu vif, couvrir d'une assiette de service, retourner, secouer une ou deux fois très vivement et démouler. Déguster avec de la crème fraîche de qualité ou une boule de glace à la vanille Bourbon. Tarte Tatin © Renards Gourmets Tarte Tatin © Renards Gourmets Tarte Tatin © Renards Gourmets Tarte Tatin © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Cornichons aigre-doux au vinaigre

Cornichons aigre-doux au vinaigre

Cornichons aigre-doux en conserve Cornichons © Renards Gourmets 8 personnesdifficulté : facilecoût : bon marché +/- 4 heures Ingrédients : 1 kg de cornichons bien fermes 600 ml d'eau filtrée 400 g de vinaigre de cidre 200 g de sucre 3 cuillères à soupe de sel 2 cuillères à soupe de graines de moutarde 2 cuillères à café de baies roses 2 cuillères à café de poivre noir 2 poivres longs 2 cuillères à café de baies de genièvre 1 cuillère à soupe de carvi 1 cuillère à café de fenouil 1 cuillère à café de graines de céleri 1 cuillère à soupe de graines de coriandre 2 piments séchés 4 feuilles de laurier 8 brins d'aneth 8 brins d'estragon Nous adorons les cornichons, ils se dégustent avec les terrines, les poissons ou les viandes froides ou encore en sandwich. La saison est courte il est donc indispensable de les conserver en saumure si l'on souhaite en avoir toute l'année. Nos préférés sont les aigre-doux. Cette recette convient à d'autres légumes. Nous aimons préparer ainsi des piments mexicains, les jalapeños. Ces proportions correspondent à deux jarres de 1 l chacune. Préparation des cornichons Laver et brosser les cornichons, retirer les queues et faire tremper dans un saladier d'eau glacée additionnée de 2 cuillères à soupe de gros sel pendant deux heures. Disposer les cornichons et tous les aromates dans des bocaux préalablement stérilisés. Préchauffer le bain-marie à 60°. Mélanger l'eau, le vinaigre, le sucre et le sel jusqu'à ce que ces derniers soient parfaitement dissous. Remplir les bocaux avec la saumure qui doit parfaitement couvrir tous les ingrédients. Fermer les bouchons et faire cuire 2 heures 30 pour les pasteuriser. Laisser refroidir à température ambiante puis stocker dans une pièce froide et sombre. Les cornichons peuvent être dégustés immédiatement ou stockés pour plusieurs mois. Home Recettes Été Facebook Pinterest Instagram

Muhammara levantin comme à Alep

Muhammara levantin comme à Alep

Muhammara levantin comme à Alep Muhammara © Renards Gourmets 6/8 personnesdifficulté : facilecoût : moyen +/- 15 minutes + 1 heure de repos  Ingrédients : 2 gros poivrons rouges 100 g de cerneaux de noix 2 gousses d'ail 1 cuillère à café de cumin 1 cuillère à café de piment d'Alep 1 cuillère à café de sel 4 cuillères à soupe d'huile d'olive 2 cuillères à soupe de mélasse de grenade grenade fraîche noix caramélisées menthe poivre Si en France nous connaissons déjà le houmous et le baba ganousch dont tout le monde raffole, le muhammara s'est nettement moins exporté. Cette pâte à base de poivrons ou de piments est originaire d'Alep en Syrie. Elle s'est propagée au Levant et en Turquie. On la prépare avec des noix et de la mélasse de grenade, un condiment très apprécié dans les différentes cuisines de la région. Le muhammara se déguste froid sur du pain ou en accompagnement de grillades. Cette préparation peut également entrer dans la composition d'un grand mezzé avec d'autres spécialités moyen-orientales. Préparation du muhammara Préchauffer le four à 200° en position gril. Laver les poivrons et les disposer sur une plaque. Laisser cuire jusqu'à ce que la peau noircisse uniformément. Enfermer les poivrons dans un sac fermé et laisser reposer quelques minutes. Peler et égrainer soigneusement. Faire torréfier les cerneaux de noix dans une poêle. Mixer poivrons et noix ensembles jusqu'à l'obtention d'une pâte lisse et uniforme. Ajouter tous les autres ingrédients sauf l'huile d'olive et mixer de nouveau. Incorporer l'huile progressivement en continuant de mixer. Ciseler très finement la menthe et mélanger. Laisser reposer au moins une heure au frigo. Servir avec des cerneaux de noix caramélisés, des aryles de grenade, un trait d'huile d'olive, du poivre fraîchement moulu et un peu de piment en poudre. Le muhammara se déguste sur du pain pita. Muhammara © Renards Gourmets Muhammara © Renards Gourmets Muhammara © Renards Gourmets Muhammara © Renards Gourmets Muhammara © Renards Gourmets Home Recettes Été Facebook Pinterest Instagram

Agrodolce de pintade aux pêches

Agrodolce de pintade aux pêches

Agrodolce de pintade aux pêches de vigne, pesto d'oseille aux amandes et poudre abricotine Pintade aux pêches © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : difficilecoût : moyen +/- 2 heures Ingrédients :  Pour le pesto d'oseille  50 g de feuilles d'oseille 25 g d'amandes torréfiées 5 cl d'huile d'olive une cuillère à café de miel de garrigue  Pour la sauce agrodolce 50 cl de jus de pintade 12.5 cl de jus d'orange 12.5 cl de vinaigre de Xérès 25 g de miel de garrigue 1 cuillère à soupe de gingembre en poudre 1 cuillère à soupe de macis 1 cuillère à soupe de graines de coriandre beurre Pour les pêches 4 pêches mures huile d'olive une brindille de thym poivre long 1 cuillère à café de miel de garrigue 1 citron vert Pour la pintade 1 filet de pintade poivre voatsiperifery beurre clarifié sel Pour les finitions pousses d'oseille 2 abricots Voici une recette estivale aux accents provençaux. La saveur des pêches se marie très bien avec le goût de la pintade. La légère amertume des noyaux d'abricots et le citron vert viennent casser le sucre de la sauce et des fruits. Nous avons dégusté ce plat avec une bouteille de Xinomavro, Thymiopoulos, Naoussa (2015) 1. Préparation du pesto d'oseille Laver et essorer l'oseille. L'écraser au mortier avec les amandes et le miel. Monter progressivement à l'huile d'olive. Réserver dans une poche à douille. 2. Préparation des pêches au barbecue Faire rôtir deux pêches au barbecue jusqu'à ce qu'elles soient bien colorées. Laisser refroidir quelques minutes puis retirer toute la partie brûlée. Récupérer la pulpe et réserver. 3. Préparation de la sauce agrodolce Préchauffer le four à 200°. Disposer toutes les épices sur une plaque et faire torréfier 5 minutes. Diviser en deux. Faire caraméliser le miel dans une casserole, déglacer avec le vinaigre et faire réduire à sec. Ajouter le jus d'orange et faire réduire de moitié. Mouiller avec le jus de pintade et les épices puis laisser cuire 45 minutes à frémissement. Chinoiser et réserver. 4. Cuisson de la pintade Réduire les épices restantes en poudre. Assaisonner les filets de pintade avec cette poudre, le sel et le poivre. Disposer dans un sac de cuisson et faire cuire sous-vide pendant 50 minutes à 62°. 5. Préparation des pêches rôties Couper une pêche en huit morceaux, faire rôtir dans une sauteuse avec un trait d'huile d'olive. Ajouter le thym, le poivre fraîchement moulu, le miel et le jus de citron vert. Réserver. 6. Finitions et dressage Couper la pêche restante en huit morceaux, assaisonner d'huile d'olive. Extraire le noyau de l'abricot. Faire colorer la pintade dans un sautoir côté peau avec du beurre clarifié après l'avoir soigneusement séchée. Réchauffer la marmelade et les pêches rôties ainsi que le jus. Lier la sauce. Disposer un morceau de filet de pintade d'un côté de l'assiette et la marmelade de l'autre. Alterner pêches rôties et marinées sur la marmelade. Ajouter le pesto d'oseille, quelques feuilles fraîches et terminer en rappant les noyaux d'abricots. Servir bien chaud avec la sauce en saucière. Pintade aux pêches © Renards Gourmets Pintade aux pêches © Renards Gourmets Home Recettes Été Facebook Pinterest Instagram

Poitrine de pintade d’al Wusla aux dattes

Poitrine de pintade d’al Wusla aux dattes

Poitrine de pintade d'al Wusla aux dattes, navets confits à la terra merita, citron vert, pollen et jus parfumé au macis Pintade aux dattes © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : difficilecoût : moyen +/- 2 heures Ingrédients :  Pour la pintade Un filet de pintade 1 oignon blanc finement haché1 cuillère à café de cannelle 1/2 cuillère à café de macis 1/4 de cuillère à café de muscade 1 cuillère à café de miel d'arbousier 50 g de pulpe de dattes 1/2 cuillère à café de menthe séchée 1 pincée de safran 4 amandes torréfiées 1 cuillère à café de vinaigre de Xérès une pincée de poivre de la Jamaïque une noix de beurre sel  Pour le jus 25 g de sucre roux 2.5 cl de vinaigre de Xérès 2.5 cl d'un mélange de jus d'orange et pamplemousse 12 cl de jus de pintade 1/2 cuillère à café de macis 1/2 cuillère à café de cannelle une pincée de poivre de la Jamaïqueune pincée de safran Pour la garniture 1 botte de navets primeurs 1 petit morceau de racine de curcuma sel et poivre 2 cuillères à soupe de sirop de dattes2 feuilles de blettes huile d'olive Pour les finitions huile d'arachide beurre frais 1 cuillère à soupe de pollen de fleurs 1 citron vert L'idée de farcir les volatiles est très ancienne, en effet l'assyriologue Jean Bottéro, traducteur francophone des tablettes mésopotamiennes de l'Université de Yale parle d'un pigeon amursânu farci entre la chair et la peau. Cette technique est toujours attestée en Orient au Moyen Âge puisque dans l'ouvrage d'al Wusla, un livre de cuisine syrienne du XIIIe siècle (époque Ayyoubide), il est fait mention d'un poulet pareillement farci. Cette recette rencontra beaucoup de succès en Occident et figure même dans le Viandier sous le nom de poulet à la byzantine. Nous avons décidé de voyager à l'époque de la dynastie kurde des Ayyoubides (1169-1260) dont le plus célèbre représentant n'est autre que Saladin. L'auteur de l'ouvrage d'al Wusla serait un certain Ibn al-Adîm (1192-1260), petit neveu de Saladin. Il y traite des cuisines locales d'Alep et de Bagdad mais référence également de nombreuses recettes du monde musulman présentées sous leur forme d'origine (plats arméniens, grecs, yéménites, juifs, indiens et même franque comme le shiwâ ifranjî, un plat de viande). Les farces sont multiples mais sont généralement composées d'épices, des abats du volatile et parfois de fruits. Ces recettes se sont propagées avec l’expansion de l'Islam jusqu'au Maroc et nous nous sommes inspirés d'une farce typiquement marocaine pour notre pintade. La chair de pintade est particulièrement savoureuse et d'après nos anciens rappelle plus volontiers celle des poulets d'autrefois que les bêtes sans saveur qui sont élevées aujourd'hui. Nous aimons l'association de la datte et du navet et avons cuisiné nos navets avec de la terra merita, l'ancien nom du curcuma. Cette recette est destinée aux amateurs d'épices et de parfums subtils. Il était particulièrement difficile de trouver un vin qui s'accorde avec ce plat. Notre choix s'est cependant porté sur un vin d'Arménie, Une bouteille de Voskehat 2012 de chez Armas. Il s'agit d'un vin blanc sec, produit par Armenak Aslanian. Voskehat signifie rais d'or en arménien. On y retrouve des parfums de poire, de miel et de champignons. 1. Préparation de la pintade Plumer, flamber et laver la pintade. Prélever un filet et conserver le reste pour d'autres préparations. Décoller délicatement la peau de la chair. Préparer la farce en mixant tous les ingrédients, garnir une poche à douille avec ce mélange et l'insérer entre la chair et la peau en massant progressivement pour la répartir uniformément. Mettre sous vide avec une noix de beurre frais, une pincée de sel et de poivre. Faire cuire au bain marie pendant 50 minutes à 62°. Rafraîchir et réserver. 2. Préparation du jus de pintade Préparer un caramel à sec avec 25 g de sucre, une fois bien coloré, déglacer avec 2.5 cl de vinaigre de Xérès et faire réduire de deux tiers. Ajouter 2.5 cl d’un mélange de jus d’orange et de pamplemousse et faire réduire de 3/4 en écumant régulièrement. Mouiller avec 12 cl de jus de pintade et les épices. Rectifier l’assaisonnement, ajouter une pincée de safran et laisser infuser dix minutes hors du feu. Chinoiser et réserver. 3. Préparation de la garniture Laver, peler et tourner les navets. Détailler des palets à l'emporte pièce. Faire cuire sous vide pendant 1h15 à 90° avec le curcuma, une pincée de sel, le poivre et le sirop de dattes. Conserver le liquide de cuisson, faire réduire et glacer les navets sur grille. Imbiber les feuilles de blettes d'huile d'olive et réserver. 4. Finitions et dressage Sécher soigneusement la pintade. Faire chauffer un filet d'huile d'arachide dans un sautoir et faire colorer la peau pour la rendre croustillante. Baisser la température du feu et ajouter du beurre en arrosant régulièrement la viande. Faire torréfier le pollen quelques secondes dans une poêle chaude. Lier la sauce avec de l'arrow-root, porter à ébullition et monter au beurre, tenir chaud. Réchauffer les navets quelques minutes, garnir de pollen de fleurs et de zestes de citron vert. Couper le filet dans la longueur et disposer un morceau dans une assiette. Ajouter les navets, la sauce et cacher une partie des navets avec la feuille de blette. Déguster très chaud. Pintade aux dattes © Renards Gourmets Pintade aux dattes © Renards Gourmets Pintade aux dattes © Renards Gourmets Pintade aux dattes © Renards Gourmets Home Recettes Été Facebook Pinterest Instagram

Gâteau vert-vert de Claude Monet

Gâteau vert-vert de Claude Monet

Gâteau vert-vert à la pistache et au kirsch d'après Alice et Claude Monet Gâteau de Monet © Renards Gourmets 6/8 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 3 heures  Ingrédients : Pour les roses quelques pétales de rose sucre cristal 1 blanc d’œuf  Pour la purée verte  3 poignées d'épinards tendres  Pour la génoise 4 œufs entiers 125 g de farine fine 150 g de sucre 50 g de pistaches mondées 4 cuillères à soupe de kirsch 60 g de beurre mou le zeste d'1/2 citron Pour l'appareil 100 g de pistaches mondées 2 cuillères à soupe de kirsch 100 g de beurre à température 100 g de sucre 2 œufs entiers + 2 jaunes 10 g de farine 10 cl de lait Pour le glaçage 270 g de sucre en poudre 2 blancs d’œufs 2 cuillères à soupe d'eau de rose 1 trait de lait  Pour la décoration Pétales de rose cristallisés Pistaches non mondées Il se dégage une atmosphère particulière dans les jardins de Giverny, celle de la fin d'un printemps au tournant du siècle, crépuscule d'un instant comme suspendu dans le temps. Ce jardin toujours plus ou moins en fleurs laisse supposer d'une multitude de parties de cache-cache où la beauté s'offre aux yeux des chanceux en mesure de l'apprécier. Alice et Claude Monet le savaient et, en hôtes comblés par ce qu'ils avaient à partager, ils aimaient recevoir leurs amis et cuisiner pour eux. En résulte un petit livre de cuisine rédigé par le maître et aujourd'hui encore édité. On y trouve la recette d'un gâteau vert. Vert-vert même, une couleur peu conventionnelle en pâtisserie, mais après tout, pour nous qui sommes attachés à l'harmonie des couleurs dans nos assiettes, l'idée de préparer un gâteau vert au printemps ne nous semblait pas si exotique que cela. C'est un gâteau délicat, parfumé, raffiné, que nous aimons déguster dans notre service céladon avec un thé au néroli relevé de quelques cardamomes vertes. Nous remercions Champ Libre (104 Avenue Ledru-Rollin, 75011 Paris) pour les magnifiques fleurs et la gentillesse du service. Retrouvez notre article sur le gâteau de Monet sur le site Les Hardis. 1. Préparation des pétales de rose Nettoyer délicatement les pétales et les faire sécher. Brosser avec le blanc d’œuf et recouvrir de sucre cristal. Laisser sécher sur une grille à l'air libre. 2. Préparation de la purée verte Faire blanchir les épinards dans une grande casserole d'eau bouillante pendant une minute. Rafraîchir dans une glaçante, égoutter puis tamiser pour obtenir un jus vert. 3. Préparation de la génoise Préchauffer le four à 180°. Blanchir les œufs et le sucre au bain-marie, utiliser une sonde, le mélange doit atteindre 50°. Battre hors du feu jusqu'à l'obtention d'une belle mousse. Incorporer le beurre mou puis la farine en mélangeant délicatement. Mixer les pistaches et le zeste de citron et incorporer l'ensemble à la préparation. Ajouter le kirsch et mélanger de nouveau. Disposer la préparation dans un moule beurré et fariné et faire cuire 30 minutes. Démouler sur grille et laisser parfaitement refroidir. Découper en deux ou trois cercles en fonction de la hauteur désirée. 3. Préparation de l'appareil Mixer les pistaches avec le kirsch pour obtenir une sorte de pâte. Mélanger avec la moitié du beurre. A part, travailler le sucre et les œufs puis ajouter la farine et enfin le lait. Disposer dans une casserole, porter à ébullition sur feu modéré en fouettant constamment ce mélange. Retirer du feu au premier bouillon. Mélanger cette crème à la pâte de pistache, ajouter l'autre moitié du beurre et colorer avec une partie du vert d'épinard jusqu'à l'obtention d'une couleur satisfaisante. 4. Montage du gâteau Disposer le premier disque de génoise sur une grille. Garnir avec la moitié de l'appareil. Couvrir avec le second disque. Ajouter l'appareil restant et couvrir à nouveau avec le dernier disque. Laisser prendre deux heures au frais. 5. Préparation du glaçage Mélanger tous les ingrédients du glaçage ainsi que le vert d'épinard restant et fouetter vivement jusqu'à ce qu'il épaississe. Décorer le gâteau avec puis laisser prendre une heure au réfrigérateur. 6. Finitions et dressage Déplacer le gâteau sur une assiette de service, décorer avec les pétales de rose et quelques pistaches non mondées. Gâteau de Monet © Renards Gourmets Pistaches © Renards Gourmets Gâteau de Monet © Renards Gourmets Thé © Renards Gourmets Gâteau de Monet © Renards Gourmets Fleurs © Renards Gourmets Roses © Renards Gourmets Home Recettes Printemps Facebook Pinterest Instagram

Clafoutis aux cerises et verveine

Clafoutis aux cerises et verveine

Clafoutis aux cerises, kirsch, verveine et cardamome verte Clafoutis © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 1 heure Ingrédients :   250 g de cerises 1 œuf entier 35 g de sucre semoule 12 g de poudre d'amande 15 g de maïzena 1 gousse de vanille Bourbon 60 g de crème épaisse 60 g de lait entier 10 g de beurre 10 g de sucre pour la caramélisation 10 g de sucre pour les cerises 4 brins de verveine 3 cuillères à soupe de kirsch 1 cuillère à café de cardamome sucre glace amandes vertes Quand j'étais enfant, je rendais souvent visite à un couple de personnes âgées, des amis de ma grand mère. Ils avaient une maison aux alentours de Marseille avec un très grand jardin et la spécialité de Marcelle était le clafoutis. Je me souviens d'après-midi passées à courir dans cet immense endroit un peu sauvage où je blessais souvent mes genoux et où le clafoutis faisait souvent office de réconfort. Préparation du clafoutis Préchauffer le four à 180°. Équeuter et laver les cerises. Faire chauffer une poêle, ajouter une pincée de sucre et faire revenir les cerises sur feu vif. Ajouter un peu de beurre et déglacer avec une belle rasade de kirsch. Flamber, baisser le feu et ajouter la verveine. Laisser infuser quelques minutes sur feu très doux et faire égoutter les cerises. Mélanger l'œuf, le sucre, la cardamome en poudre, la poudre d'amande, la maïzena et la gousse de vanille égrenée. Ajouter la crème, le kirsch, le lait et mélanger soigneusement l'appareil. Couper les cerises en deux, retirer les noyaux. Beurrer le moule, le sucrer généreusement. Déposer les cerises harmonieusement et verser l'appareil délicatement. Déposer des lamelles de beurre dessus et enfourner pendant 15 à 20 minutes en fonction du contenant. Saupoudrer de sucre et enfourner quelques minutes supplémentaires pour faire caraméliser le dessus. Décorer avec quelques amandes vertes, du sucre glace et des cerises fraîches. Déguster tiède ou froid. Cerises © Renards Gourmets Clafoutis © Renards Gourmet Cerises © Renards Gourmet Clafoutis © Renards Gourmet Clafoutis © RenardsGourmets Clafoutis © RenardsGourmets Home Recettes Printemps Facebook Pinterest Instagram

Le houmous tel que nous l’aimons

Le houmous tel que nous l’aimons

Le houmous tel que nous l'aimons Houmous © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : facilecoût : moyen +/- 45 minutes + une nuit de trempage  Ingrédients :   200 g de pois chiches 1 oignon 1 carotte 1 branche de céleri 1 cuillère à soupe de pâte de sésame torréfié huile d’olive bouillon de légumes 1 cuillère à soupe de yaourt une pincée de bicarbonate On parle du houmous depuis le VIIe siècle avant Jésus Christ en Mésopotamie, son origine est très disputée mais une chose est certaine c'est que l'idée de mélanger de la purée de pois chiches et de la pâte de sésame est originaire du Croissant fertile. Cette délicieuse préparation se déguste sur une tranche de pain pita mais peut également servir de garniture pour de nombreux plats de poisson ou de viande. Cette recette n'est pas traditionnelle mais c'est celle que nous aimons avec un goût de pois chiche très prononcé. Nous utilisons des pois chiches de chez Philippe Guichard disponible chez Agrology (15 rue de Prague 75012 Paris) et la pâte de sésame torréfiée de chez Kilikio (34 Rue Notre Dame de Nazareth, 75003 Paris) Préparation du houmous Faire tremper les pois chiches dans de l’eau froide pendant toute une nuit, les faire égoutter et les laisser germer 4 heures à l’air libre. Couper la carotte, la branche de céleri et l’oignon en mirepoix et faire suer à l’huile d’olive dans une cocotte en fonte. Ajouter les pois chiches, mélanger, couvrir à hauteur avec le bouillon de légumes et ajouter le bicarbonate. Laisser mijoter 25 minutes. Débarrasser la garniture, conserver une partie des pois-chiches pour le dressage, peler les autres et les mixer. Tamiser pour obtenir une purée bien fine. Conserver le jus de cuisson et le faire réduire jusqu'à belle consistance pour en concentrer les arômes. Ajouter aux pois chiches la crème de sésame torréfiée et mixer. Monter progressivement à l’huile d’olive puis fouetter énergiquement avec le yaourt et le jus de cuisson réduit et chinoisé. La purée de pois chiches doit être lisse et onctueuse. Garnir de pois chiches entiers, d'échalotes marinées, de poudre de laurier, de sumac, de citron noir et d'un filet d'huile d'olive. Le zaatar, le piment, le cumin ou encore les graines de fenouil sont d'excellentes garnitures pour le houmous. Houmous © Renards Gourmets Houmous © RenardsGourmets Houmous © RenardsGourmets Houmous © RenardsGourmets Home Recettes Été Facebook Pinterest Instagram

Mouhalabieh aux parfums du Liban

Mouhalabieh aux parfums du Liban

Mouhalabieh aux parfums de rose et de fleur d'oranger comme dans les jardins du Liban Mouhalabieh © Renards Gourmets 6/8 personnesdifficulté : facilecoût : moyen +/- 30 minutes + repos  Ingrédients :  Pour le mouhalabieh  1 l de lait frais entier 50 g de sucre glace 40/60 g de fécule de maïs 5 cardamomes vertes 5 boutons de rose séchés 1 cuillère à café de miel d'acacia 1 cuillère à soupe d'eau de rose 1 cuillère à soupe d'eau de fleur d'oranger  Pour la garniture miel de pin ou de sapin eau de fleur d'oranger eau de rose pistaches mondées mélange de fruits secs Le mouhalabieh est un blanc-manger typique de la cuisine persane. On le retrouve aujourd'hui au Liban mais également en Iran et dans une partie des pays du Moyen-Orient. Cette préparation subtile et raffinée daterait du VIIe siècle. C'est un général arabe, al-Muhallab bin Abi Sufra qui aurait commandé ce dessert à l'un de ses cuisiniers. Le mouhalabieh ressemble également au sultach turc, du mot sut qui signifie lait. Comme pour le blanc-manger on trouve des recettes à base de blanc de poulet pour le rendre plus consistant. En fonction des régions on remplace parfois les pistaches par des noix. Nous avons préféré une version assez classique sans volaille et avec des pistaches. Ce dessert est très léger et rafraîchissant, un véritable plaisir pendant les longues et chaudes journées d'été. A déguster à l'ombre d'un figuier en lisant le Jardin des Caresses par exemple. NOTE : La quantité de fécule influe sur la tenue du mouhalabieh. Plus il y en aura plus la préparation sera ferme. Au contraire avec 40 g elle sera un peu plus souple qu'un flan. Nous aimons le notre assez ferme avec 60 g par litre. 1. Préparation du mouhalabieh Dans une casserole large et à fond épais, faire chauffer le lait avec la fécule, les cardamomes ouvertes, les boutons de rose effeuillés, le miel et le sucre, mélanger doucement au fouet sans interruption et faire cuire pendant 25 minutes. Baisser le feu dès la première ébullition. Le mélange va épaissir progressivement mais risque d'attacher au fond de la casserole, raison pour laquelle il ne faut pas cesser de remuer. Ajouter l'eau de rose et l'eau de fleur d'oranger, chinoiser et verser dans un saladier ou dans des ramequins individuels. Laisser refroidir à température ambiante puis au frigo sous une couche de film alimentaire jusqu'à ce que le mélange soit bien froid. 2. Préparation de la garniture Délayer le miel dans l'eau de rose, de fleur d'oranger ou dans un mélange des deux, en verser un peu sur le mouhalabieh. Garnir de pistaches qui peuvent êtres effilées au couteau ou gardées entières. Mouhalabieh © Renards Gourmets Mouhalabieh © Renards Gourmets Mouhalabieh © Renards Gourmets Mouhalabieh © RenardsGourmets Home Recettes Été Facebook Pinterest Instagram

Curry moghol au mouton

Curry moghol au mouton

Rogan Josh, curry moghol de mouton Rogan Josh © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : facilecoût : moyen +/- 2 heures + 1 heure de marinade  Ingrédients :  Pour la marinade 600 g d'épaule d'agneau désossée (ou de mouton) 1 cuillère à café de Garam Masala 1 cuillère à café de graines de fenouil 1 cuillère à soupe de piment 1 cuillère à soupe de gingembre 1 cuillère à soupe d'ail 100 g de yaourt grec de chèvre  Pour le curry huile de coco 1 cuillère à café de graines de fenouil 1 cuillère à café de poivre de Sarawak 6 cardamomes vertes 3 cardamomes noires 6 clous de girofle 1 gros bâton de cannelle 2 gros oignons rouges 1 cuillère à café de piment 1 cuillère à café de gingembre 1 cuillère à café d'ail 200 g de yaourt grec de chèvre eau minéralesel Ce plat traditionnel du Cachemire provient de l'influence moghol dans la région. La noblesse Moghol connue pour ses goûts raffinés en matière de cuisine a immédiatement séduit les habitants de la région et nous avec ! Nous adorons ce curry très relevé et parfumé. Le parfum du fenouil et de la cardamome noire donne un goût animal très particulier à ce plat. 1. Préparation de la marinade Désosser et dégraisser soigneusement l'épaule. Découper en cubes de 3 cm de côtés, piquer les morceaux de viande avec la pointe d'un couteau. Combiner toutes les épices en poudre, râper l'ail et le gingembre et mêler intimement au yaourt après l'avoir égoutté. Ajouter la viande et malaxer avec les mains pour faire pénétrer la marinade. Filmer et laisser reposer une heure à température. 2. Préparation du curry Faire chauffer une belle quantité d'huile dans une cocotte en fonte et faire saisir la viande de tous côtés. Réserver à part. Ajouter toutes les épices et laisser cuire jusqu'à ce qu'elles éclatent. Ciseler finement les oignons et les incorporer immédiatement. Faire colorer l'oignon puis ajouter l'ail et le gingembre réduits en purée. Remettre la viande, bien mélanger puis ajouter le yaourt et couvrir à hauteur d'eau minérale. Saler et laisser mijoter une heure et demi à couvert. Retirer le couvercle, augmenter la température du feu et laisser réduire et épaissir la sauce. Servir très chaud avec un riz parfumé à la cardamome. Rogan Josh © Renards Gourmets Rogan Josh © RenardsGourmets Home Recettes Été Facebook Pinterest Instagram

Tarte aux pacanes de Thanksgiving

Tarte aux pacanes de Thanksgiving

Tarte aux pacanes de Thanksgiving comme à la Nouvelle-Orléans Tarte aux pacanes © Renards Gourmets 4/6 personnesdifficulté : facilecoût : moyen +/- 3 heures  Ingrédients :  Pour la crème de pacanes 80 g de beurre froid en cubes 80 g de sirop d'érable 120 g de noix de pécan 1 œuf entier à température ambiante 2 pincées de romarin en poudre une pincée de fleur de sel une pincée de poivre long Pour la pâte sucrée 150 g de beurre mou fleur de sel 100 g de sucre glace 1 œuf à température ambiante 2.5 ml d’extrait de vanille 250 g de farine type 55 Pour la garniture 200 g de noix de pécan 50 g de sirop d'érable 1 cl de rhum ambré 1 cuillère à café d'extrait de vanille 1 pincée de macis en poudre La tarte aux pacanes est un dessert typique de la Nouvelle-Orléans, d'influence française, ce sont les Amérindiens qui ont fait découvrir la noix de pécan aux colons. Elle est également présente au Québec où le sirop d'érable remplace généralement celui de maïs. Elle est habituellement servie durant l'automne mais surtout pour la fête de Thanksgiving. 1. Préparation de la crème de pacanes Mixer les pacanes et le sirop d'érable ensembles puis ajouter l’œuf, le romarin en poudre, le poivre, le sel et le beurre, mixer de nouveau et réserver dans une poche à douille. 2. Préparation de la pâte Crémer le beurre au fouet, ajouter le sucre et une pincée de fleur de sel puis mélanger vivement jusqu’à ce que la masse soit très souple. Incorporer l’œuf et fouetter de nouveau. Ajouter la farine en une fois et mélanger avec une maryse puis une spatule. Placer la masse sur du film alimentaire, étaler légèrement et laisser prendre au frais pendant deux heures. Préchauffer le four à 180°. Travailler la pâte sur un plan de travail fariné puis l’étaler rapidement au rouleau. Foncer le cercle et piquer le fond. Poser une feuille d’aluminium sur le fond de tarte et ajouter des billes d’argile. Faire cuire 10 minutes puis retirer les billes et garnir de crème de pacanes. Prolonger la cuisson de 8/10 minutes. (Le temps de cuisson dépend de la puissance du four. La texture doit-être celle d’un flan, légèrement blond) Laisser reposer sur grille puis démouler. Quand la tarte est parfaitement froide, utiliser un tamis pour lisser les bords et brosser avec un pinceau. 3. Préparation de la garniture Faire chauffer le sirop d'érable, le rhum, le macis et l'extrait de vanille avec un fond d'eau, ajouter les noix de pécan pour les enrober parfaitement. Réserver sur une feuille de papier cuisson. Badigeonner la crème de pacanes de sirop d'érable et disposer les noix de pécan caramélisées sur la tarte. 4. Finitions et dressage Cette tarte se déguste tiède ou froide avec une boule de glace à la vanille ou un bon café. Tarte aux pacanes © Renards Gourmets Tarte aux pacanes © Renards Gourmets Tarte aux pacanes © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

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