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Renards Gourmets – Deux gastronomes en gants de velours

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Colombier de Pentecôte

Colombier de Pentecôte

Colombier de Pentecôte aux fruits confits de Saint-Rémy-de-Provence Colombier © RenardsGourmets 8 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 1 heure Ingrédients :  Pour le gâteau 40 g de farine 100 g de melon confit 100 g d'oranges confites 60 g de beurre 5 cl de Grand Marnier 125 g d'amandes blanches 125 g de sucre glace un blanc d’œuf 3 œufs entiers  Pour la décoration glace royale amandes effilées melon confit L'origine du Colombier n'est pas aussi ancienne que la légende qui y est accolée. On raconte en effet que lorsque Protis et Gyptis fondèrent Massalia 600 ans avant J-C ils partagèrent déjà une part de gâteau contenant une colombe. Gyptis aurait ainsi départagé ses prétendants, s'offrant à qui trouverait la fève en forme d'oiseau. Il semblerait en vérité que le Syndicat des pâtissiers de Marseille ait mis au point ce gâteau au tournant du siècle dernier. Ils se réunissaient dans un cabanon durant les vacances de Pentecôte, où ils apportaient un gâteau facilement transportable et se conservant bien. Ils eurent alors l'idée de commercialiser le Colombier à la période de la Pentecôte. Par analogie avec la symbolique de la colombe, le gâteau est parfois surnommé gâteau de paix ou porte-bonheur. Aujourd'hui, le gâteau est parfois décoré d'une colombe en pâte d'amande ou contient une fève à la forme du bel oiseau. De nos jours, même à Marseille, sa popularité est très relative. Enfant je n'en avais même jamais entendu parler ! Mais qu'à cela ne tienne, avec ses amandes, ses fruits confits et sa glace royale, le Colombier pourrait s'apparenter à un calisson géant. Inutile d'en vanter les mérites, la liste des ingrédients parle d'elle-même. Pour la réalisation du Colombier nous avons utilisé les superbes fruits de la maison Lilamand, l’une des rares qui soit encore entièrement artisanale et dont les fruits sont subtilement préservés sans que le sucre domine. 1. Préparation du gâteau Préchauffer le four à 180°. Beurrer et chemiser une tourtière de 22 cm de diamètre. Détailler les fruits confits en brunoise, mêler intimement à la farine et réserver. Faire fondre le beurre. Mixer les amandes finement. Ajouter le sucre glace et le blanc d’œuf et travailler au batteur jusqu'à l'obtention d'une pâte d'amande. Ajouter les œufs progressivement, toujours en utilisant le batteur. L'appareil doit être lisse et mousseux. Ajouter la farine et les fruits et mélanger avec une maryse. Incorporer le beurre fondu, puis le Grand Marnier. Verser la préparation dans la tourtière et enfourner pendant 30 minutes. Couvrir d'une feuille de papier aluminium si le gâteau colore trop rapidement. 2. Finitions et dressage Laisser tiédir puis démouler sur une grille. Une fois le gâteau froid, ajouter la glace royale, bien la répartir sur l'ensemble des bords et de la surface. Ajouter les amandes effilées et un peu de melon confit détaillé en brunoise. à Colombier © RenardsGourmets Colombier © RenardsGourmets Home Recettes Printemps Facebook Pinterest Instagram

Albufera de poulette, légumes au pot

Albufera de poulette, légumes au pot

Poulette bressane à l'Albufera, salmigondis de légumes oubliés cuits comme dans un pot Poulette à l'Albufera © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : moyencoût : cher +/- 3 heures Ingrédients :  Pour la poulette  une poulette de Bresse poivre blanc du Penja fleur de sel  Pour la sauce Albuféra 15 cl de bouillon de volaille 2 cl de Porto blanc 2 cl de Madère 0,5 cl de Cognac 15 cl de crème fleurette 60 g de foie gras mi-cuit poivre blanc du Penja fleur de sel Pour la garniture 2 petits artichauts pointus 1 citron jaune 1 côte de céleri 1 poireau crayon 1 petit céleri rave 2 mini navets 2 héliantis 2 carottes jaunes fanes 2 scorsonères 1 radis daïkon 1 radis greenmeat poivre blanc du Penja fleur de sel beurre sucre vinaigre de Barolo Nous devons la recette de la poulette Albuféra au chef cuisinier français Adolphe Dugléré. Né à Bordeaux en 1805 et décédé à Paris en 1884. C'est grâce à son père Jean Dugléré qu'Adolphe trouva sa voie. Élève de l'illustre Carême, Dugléré officia à Paris au Café Anglais à l'angle du boulevard des Italiens et de la rue de Marivaux. Il fut également cuisinier au Trois frères provençaux en compagnie du célèbre Casimir Moisson connu pour sa timbale Nantua, son caneton à l'orange ou ses tournedos Rossini. En plus de la recette de la poulette Albuféra, Adolphe Dugléré reste célèbre pour ses pommes Anna et pour ses recettes de bar et de sole qui portent encore son nom. Il conseilla même le brillant Alexandre Dumas pour son Dictionnaire sur la gastronomie. Le nom d'Albuféra vient du maréchal d'Empire Louis-Gabriel Suchet duc d'Albufera (une région au sud de Valence dans l'Horta espagnole). Si l'association de la poulette ou de la poularde et de la sauce Albuféra est une idée d'Adolphe Dugléré, la sauce est une création de Marie-Antoine Carême qui la nomma en l'honneur du maréchal. Plus tard, Auguste Escoffier dans son Guide culinaire codifiera la recette. Cette onctueuse sauce à base de fond de volaille, d'alcools, de foie gras en terrine et de crème est exceptionnelle sur une poulette pochée ou dans des vol-au-vent agrémentés de quenelles de volaille et de crêtes de coq. Cette recette peut être enrichie de lamelles de truffe blanche ou noire en fonction de la saison. Utilisez les parures ou du jus de truffe pour compléter la sauce Albuféra. Nous avons dégusté ce plat avec une bouteille de Vouvray, Les trois argiles (2019) de chez François Pinon disponible chez Vins étonnants. 1. Préparation de la sauce Albuféra Lever les filets et les ailerons de la poulette, conserver les abats, les cuisses et la carcasse pour une autre préparation. Dans une casserole, porter le bouillon de volaille à ébullition. Ajouter les ailerons, baisser le feu et laisser mijoter pendant deux heures à tout petits bouillons. Chinoiser puis ajouter les alcools, porter de nouveau à ébullition et faire bouillir pendant 5 minutes. Ajouter la crème et le foie gras en terrine et prolonger l’ébullition de 10 minutes. Chinoiser de nouveau et réserver au bain-marie. La sauce doit être bien nappante. Rectifier l’assaisonnement en sel et poivre si nécessaire. Tenir chaud sans plus faire bouillir. 2. Préparation de la garniture Peler, tourner, laver tous les légumes. Donner des formes harmonieuses. Réserver dans l’eau citronnée. Conditionner sous-vide avec du sel et du poivre. Programmer le bain-marie à 90°. Faire cuire les scorsonères, les navets et le céleri rave pendant une heure. Ajouter le poireau à mi-cuisson. Stopper la cuisson dans une glaçante. Baisser la température à 85° et faire cuire les artichauts et les carottes pendant une heure. Ajouter héliantis et radis daïkon au bout de 15 minutes puis les côtes de céleri une demi heure avant la fin. Plonger les légumes dans une glaçante pour stopper la cuisson. 3. Préparation de la poulette Dénerver et dégraisser soigneusement les filets de poulette, assaisonner et les rouler dans du film alimentaire pour leur donner une forme harmonieuse. Disposer dans un sac de cuisson sous-vide et faire cuire au bain-marie pendant 1h30 à 62°. 4. Finitions et dressage Réunir tous les légumes dans un sautoir avec une grosse noix de beurre et une pincée de sucre. Enrober les légumes de beurre en les faisant sauter. Glacer avec un peu de sauce Albuféra et ajouter un trait de vinaigre. Disposer les filets sur une grille, les napper de sauce Albuféra pour les laquer. Disposer les légumes et les filets dans des assiettes chaudes, garnir de sauce bien chaude. Terminer par quelques tranches de radis greenmeat cru taillé à la mandoline. Poulette à l'Albufera © Renards Gourmets Poulette à l'Albufera © Renards Gourmets Poulette à l'Albufera © Renards Gourmets Home Recettes Hiver Facebook Pinterest Instagram

Cappelletti à la truffe blanche d’Alba

Cappelletti à la truffe blanche d’Alba

Cappelletti à la farine de châtaigne, farce gourmande, fin consommé crémé de poule faisane à la fine de cognac, truffe blanche d'Alba Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : moyencoût : cher+/- 4 heuresIngrédients :Pour le consommé  une poule faisane6 échalotes1 l de bouillon de poule10 cl de cognac3 cl d'huile d'olive30 g de beurre2 branches de fenouil sec6 grains de poivre blanc du Penja une carotteune branche de céleriun oignonune gousse d'ail100 g de maigre de veau ou de volaille hachéPour la farce gourmandehuile d'olivebeurre80 g de têtes de cèpes3 échalotes grises70 g de ris de veau préparé60 g de châtaignes cuites5 g de persil1,5 cl de jus de veau70 g de foie gras confit Pour les cappelletti 86 g de farine de châtaigne332 g de semoule66 g d’œufs (+ 1 jaune)1,5 g d'huile de noixune pincée de sel Pour les finitions30 cl de consommé 2,5 cl d'huile de truffe blanchepoivre blanc du Penjavinaigre de Barolo un litre de bouillon de volailleune truffe blanche d'Alba de 40 gHeureux sont les habitants des Langhe dans le Piémont où abondent truffes blanches, cèpes, châtaignes ou encore noisettes et petits gibiers. L'automne y est une fête gourmande infinie où l'on se régale de ce qu'offre la forêt en abondance. Pour ne rien gâcher c'est aussi là qu'est produit le célèbre Barolo, quoi de meilleur pour accompagner pareilles merveilles sylvestres. 1. Préparation du consommé de poule faisanePlumer, flamber et vider la poule faisane. La découper en morceaux réguliers et la faire rissoler dans un mélange de beurre et d'huile d'olive. Émincer finement les échalotes et les faire suer à feu doux. Mouiller avec le cognac puis ajouter le bouillon de poule chaud, les grains de poivre et les bâtons de fenouil, porter à frémissement puis laisser mijoter pendant deux heures.Chinoiser en foulant, vérifier l’assaisonnement.Hacher finement la garniture. Mélanger le veau haché, clarifier l’œuf et mélanger le blanc au veau. Combiner le veau et les légumes. Disposer dans une cocotte avec quelques glaçons.Dégraisser le bouillon de poule faisane, le chinoiser au dessus de la cocotte. Mélanger et faire cuire à feu doux sans cesser de mélanger. Dès l’ébullition une couronne se forme en surface, récupérer le consommé clair au centre de la couronne et verser dans un bol à travers une étamine très fine.Réserver le consommé ainsi obtenu.2. Préparation de la farce gourmandeTailler les têtes de cèpes en petits morceaux, les faire saisir à l'huile d'olive dans une cocotte. Ajouter les échalotes finement ciselées et faire étuver quelques minutes. A part, détailler le ris de veau en petits morceaux et les faire sauter au beurre noisette. Ajouter les châtaignes concassées et le persil finement haché. Laisser mijoter quelques minutes à feu très doux. Ajouter le jus de veau et le foie gras taillé en dés. Mélanger le tout pour créer une liaison. Faire refroidir immédiatement dans un bol posé sur un lit de glace.Réserver au frais.3. Préparation des cappellettiTamiser la farine de châtaigne et la mélanger avec la semoule. Ajouter une pincée de sel fin, former un puits avec la farine puis ajouter  les œufs et l'huile au centre. Travailler la pâte jusqu'à ce qu'elle soit lisse et homogène et la faire reposer 30 minutes au frais sous un film.Étaler la pâte très finement en utilisant un laminoir et en commençant par la replier sur elle-même pour lui donner du corps.Hacher très finement la farce prise et former les cappelletti.4. Finitions et dressagePorter le consommé  et le bouillon de poule à ébullition.Faire cuire les cappelletti dans le bouillon de poule pendant quelques secondes. Les transférer avec une araignée dans le consommé bouillant. Ajouter l'huile de truffe, le poivre fraîchement moulu et un trait de vinaigre. Servir immédiatement et ajouter la truffe blanche devant les convives. Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Tarte Amandine de Louise-Bonne

Tarte Amandine de Louise-Bonne

Amandine de Louise-Bonne au safran, miel de bruyère blanche et poivre long de Kampot Tarte aux poires © Renards Gourmets 6/8 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 3 heures Ingrédients :  Pour la crème amandine 80 g de beurre froid en cubes 80 g de miel de bruyère blanche 120 g d'amandes complètes grillées1 œuf à température ambiante 2 pincées de safran 1 pincée de fleur de sel  Pour la pâte sucrée 150 g de beurre mou fleur de sel 100 g de sucre glace 1 œuf à température ambiante 1 pincée de fleur de sel 250 g de farine Pour la marmelade 450 g de poires Louise-Bonne 25 g de beurre 60 g de miel de Bruyère blanche 1 pincée de safran 2 grains de poivre long rouge 6 g de maïzena 15 g d'eau froide Pour la garniture 5/6 poires Louise-Bonne 1 citron 2 cuillères à soupe de sucre 2 cuillères à soupe d'eau Amandine, Bourdaloue, les tartes aux poires se déclinent durant toute la saison. Nous aimons particulièrement l'association de la poire, de l'amande et du miel de bruyère blanche qui apportent un léger goût de caramel. Safran et poivre long de Kampot relèvent admirablement la saveur de la poire. 1. Préparation de la pâte Crémer le beurre au fouet, ajouter le sucre et une pincée de fleur de sel puis mélanger vivement jusqu’à ce que la masse soit très souple. Incorporer l’œuf et fouetter de nouveau. Ajouter la farine en une fois et mélanger avec une maryse puis une spatule. Placer la masse sur du film alimentaire, étaler légèrement et laisser prendre au frais pendant deux heures. 2. Préparation de la crème amandine Mixer les amandes et le miel ensembles puis ajouter le safran, l’œuf et mixer de nouveau. Ajouter le beurre, mixer encore et réserver dans une poche à douille. 3. Cuisson de la tarte Préchauffer le four à 180°. Travailler la pâte sur un plan de travail fariné puis l’étaler rapidement au rouleau. Foncer le cercle et piquer le fond. Poser une feuille d’aluminium sur le fond de tarte et ajouter des billes d’argile. Faire cuire 10 minutes puis retirer les billes et garnir de crème amandine. Prolonger la cuisson de 8/10 minutes. (Le temps de cuisson dépend de la puissance du four. La texture doit-être celle d’un flan, légèrement blond) Laisser reposer sur grille puis démouler. Quand la tarte est parfaitement froide, utiliser un tamis pour lisser les bords et brosser avec un pinceau. 4. Préparation de la marmelade Faire fondre le beurre dans un sautoir. Peler et hacher les poires en brunoise. Faire infuser le poivre et une pincée de safran dans le beurre chaud. Ajouter les poires et les faire sauter quelques minutes. Ajouter le miel et l'eau et laisser mijoter 5 minutes. Incorporer la maïzena, prolonger la cuisson jusqu'à ce que le sirop soit dense, réserver sur une plaque et laisser parfaitement refroidir. 5. Finitions et dressage Garnir la tarte de marmelade refroidie. Peler et couper les poires restantes en fines tranches, frotter avec le citron immédiatement puis disposer en corolle. Porter à ébullition le sucre et l'eau ensemble en mélangeant soigneusement, faire réduire d'un tiers puis badigeonner la surface de la tarte avec ce sirop. Laisser refroidir et déguster. Tarte aux poires © Renards Gourmets Tarte aux poires © Renards Gourmets Tarte aux poires © Renards Gourmets Home Recettes Hiver Facebook Pinterest Instagram

Risotto à la truffe blanche d’Alba

Risotto à la truffe blanche d’Alba

Risotto à la truffe blanche d'Alba Risotto à la truffe d'Alba © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : moyencoût : cher +/- 20 minutes Ingrédients : 20 g de truffe blanche d'Alba fraîche 120 g de riz Vialone Nano1 cuillère à café de vinaigre de Barolo 1 échalote 1 pincée d'origan frais 30 g de parmesan 20 cl de bouillon de poule 25 cl de fond blanc 10 cl de jus de volaille fleur de sel poivre blanc du Penja huile d'olive beurre La truffe blanche d'Alba dans le Piémont est un produit exceptionnel, son coût est important mais elle est si parfumée qu'une petite quantité est suffisante. La meilleure façon de l'apprécier c'est de la consommer le plus simplement du monde. Sur des œufs brouillés réalisés au bain-marie, sur des tagliolini bien frais, une tranche de brioche salée à peine tiède ou encore mieux, en risotto. Traditionnellement on utilise du riz Carnaroli pour ce risotto mais nous préférons la variété Vialone Nano pour le préparer, le grain est plus petit et s'accorde mieux d'après nous avec la truffe. Nous utilisons le Riso di Grumolo delle Abbadesse, disponible chez Rap 4 Rue Flechier, 75009 Paris. La truffe fraîche n'est disponible qu'en octobre et novembre et nous nous procurons les nôtres chez Agrology, 15 Rue de Prague, 75012 Paris. Nous avons dégusté ce plat avec une bouteille de chez Vej, Bianco Antico (2016). Retrouvez notre article sur le risotto sur le site Les Hardis. NOTE : Avant la préparation La truffe blanche est un produit qui se conserve bien et dont le parfum se diffuse aux aliments avec lesquels elle est stockée. Nous vous recommandons de vous procurer une truffe deux jours avant de la consommer, de l'emballer dans une feuille de papier absorbant que vous changerez tous les jours et de la placer dans une petite boite en bois contenant des œufs. Fermez la boite en laissant néanmoins une petite aération et conservez le tout dans le bac à légumes du réfrigérateur. Vos œufs absorberons le parfum de la truffe et seront ainsi absolument parfaits pour être dégustés brouillés (notre recette ici). 1. Préparation du beurre de truffe Brosser délicatement la truffe sous un filet d'eau froide, l'essuyer et la peler. Conserver soigneusement toutes les parures. Faire chauffer une noix de beurre au bain-marie, dès qu'elle est fondue, incorporer les parures de truffes, laisser chauffer quelques minutes sur feu doux puis rafraîchir immédiatement sur un bol posé sur de la glace. Fouetter continuellement le beurre jusqu'à ce qu'il retrouve sa densité initiale, filmer et réserver au frais. 2. Préparation du risotto Faire chauffer le fond blanc et le bouillon de volaille ensembles. Peler et ciseler le plus finement possible l'échalote, disposer dans un bol, verser le vinaigre dessus, mélanger et réserver. Placer le riz dans une sauteuse en fonte et faire chauffer doucement en faisant sauter le riz de temps en temps jusqu'à ce qu'il soit bien chaud au contact de la main. Verser une première louche de fond et de bouillon bien chaud. Remuer continuellement avec une spatule en bois. Renouveler l'opération dès que le riz commence à manquer d'humidité. Prolonger la cuisson jusqu'à ce que le riz soit al-dente. 3. Finitions et dressage Gratter le parmesan, réchauffer le jus de volaille et disposer dans une pipette, moudre le poivre, effeuiller et hacher l'origan. Poser le beurre truffé, le parmesan râpé, les échalotes égouttées, le poivre et l'origan sur le riz, couvrir et laisser reposer cinq minutes hors du feu. Mélanger pour provoquer une émulsion, disposer dans les assiettes, râper la truffe dessus, terminer par un trait d'huile d'olive d'excellente qualité, quelques grains de fleur de sel et le jus de volaille. Déguster chaud. Risotto à la truffe d'Alba © Renards Gourmets Risotto à la truffe d'Alba © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Tarte Tatin aux pommes caramélisées

Tarte Tatin aux pommes caramélisées

Tarte aux pommes caramélisées comme le faisaient les sœurs Tatin Tarte Tatin © Renards Gourmets 6/8 personnesdifficulté : facilecoût : bon marché +/- 2 heures Ingrédients :  Pour la pâte sablée 250 g de farine T55 120 g de beurre froid 25 g de sucre semoule 1 jaune d’œuf 2 cuillères à soupe d’eau froide pincée de sel et de cannelle Pour la tarte 5 grosses pommes 200 g de sucre roux 190 g de beurre 60 g de beurre 1 citron Contrairement à l’anecdote accidentelle et bien connue de sa création, la tarte Tatin n'est pas due à la chute d'une tarte aux pommes sur le sol de l'auberge de Caroline et Stéphanie Tatin en Sologne. Cette légende remonte à 1926 et nous vient du critique gastronomique de la Belle Époque, le célèbre Curnonsky. En vérité, la tarte serait l'invention de Louis Vaudable ou de l'un de ses pâtissier. Propriétaire et restaurateur du restaurant le plus célèbre du monde Maxim's. L'autre jour nous nous demandions ce qui faisait qu'une tradition familiale en devenait une. Dans chaque famille, chaque couple, il existe des habitudes alimentaires qui se répètent tous les ans, toutes les saisons ou même tous les dimanches. Depuis quelques années, la tarte Tatin est devenue un de nos incontournables de l'automne mais aussi et surtout de l'anniversaire de Morgan le 17 septembre (qui ne tombe pas tout à fait en automne mais ne le contrarions pas). De ce fait il nous fallait impérativement trouver une recette hautement satisfaisante. Voici notre version de la tarte des sœurs Tatin, simple mais néanmoins précise. NOTE : Le choix des pommes est primordial, éliminer les variétés qui ne tiennent pas la cuisson. Pour cette tarte nous utilisons les variétés suivantes : Canada, Honeycrisp, Rome Beauty ou Grannysmith. 1. Préparation de la pâte sablée Former un puits avec la farine tamisée. Déposer le beurre bien froid au centre. Ajouter le sel et la cannelle et bien amalgamer l’ensemble rapidement. Ajouter le sucre puis l’œuf. Mélanger à nouveau et ajouter l’eau froide. Former une boule lisse, la filmer et la laisser reposer au frais toute une nuit. 2. Préparation de la tarte Étaler la pâte entre deux feuilles de papier cuisson après l'avoir laissée reposée quelques minutes, découper un cercle aux dimensions du moule et placer au congélateur une vingtaine de minutes. Faire préchauffer le four à 190°. Éplucher les pommes, les couper en quatre, éliminer les pépins, les réserver dans un bol d'eau citronné. Réaliser un caramel à sec, une fois noisette, ajouter 190 g de beurre hors du feu, mélanger soigneusement puis ajouter le jus de citron et porter à ébullition. Le caramel doit être parfaitement homogène. Disposer les pommes hors du feu en les insérant bien dans le caramel. Ajouter les 60 g de beurre restant sur les pommes. Couvrir avec une feuille de papier aluminium et faire cuire pendant 40 minutes. Baisser la température du four à 180° et laisser tiédir les pommes quelques minutes puis disposer le disque de pâte sur les pommes et enfourner pendant trente minutes. Laisser refroidir à température ambiante puis toute une nuit au réfrigérateur. Cette étape permettra un démoulage plus simple et uniforme et donnera un meilleur aspect à la tarte. 3. Finitions et dressage Faire chauffer le moule sur feu vif, couvrir d'une assiette de service, retourner, secouer une ou deux fois très vivement et démouler. Déguster avec de la crème fraîche de qualité ou une boule de glace à la vanille Bourbon. Tarte Tatin © Renards Gourmets Tarte Tatin © Renards Gourmets Tarte Tatin © Renards Gourmets Tarte Tatin © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Agrodolce de pintade aux pêches

Agrodolce de pintade aux pêches

Agrodolce de pintade aux pêches de vigne, pesto d'oseille aux amandes et poudre abricotine Pintade aux pêches © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : difficilecoût : moyen +/- 2 heures Ingrédients :  Pour le pesto d'oseille  50 g de feuilles d'oseille 25 g d'amandes torréfiées 5 cl d'huile d'olive une cuillère à café de miel de garrigue  Pour la sauce agrodolce 50 cl de jus de pintade 12.5 cl de jus d'orange 12.5 cl de vinaigre de Xérès 25 g de miel de garrigue 1 cuillère à soupe de gingembre en poudre 1 cuillère à soupe de macis 1 cuillère à soupe de graines de coriandre beurre Pour les pêches 4 pêches mures huile d'olive une brindille de thym poivre long 1 cuillère à café de miel de garrigue 1 citron vert Pour la pintade 1 filet de pintade poivre voatsiperifery beurre clarifié sel Pour les finitions pousses d'oseille 2 abricots Voici une recette estivale aux accents provençaux. La saveur des pêches se marie très bien avec le goût de la pintade. La légère amertume des noyaux d'abricots et le citron vert viennent casser le sucre de la sauce et des fruits. Nous avons dégusté ce plat avec une bouteille de Xinomavro, Thymiopoulos, Naoussa (2015) 1. Préparation du pesto d'oseille Laver et essorer l'oseille. L'écraser au mortier avec les amandes et le miel. Monter progressivement à l'huile d'olive. Réserver dans une poche à douille. 2. Préparation des pêches au barbecue Faire rôtir deux pêches au barbecue jusqu'à ce qu'elles soient bien colorées. Laisser refroidir quelques minutes puis retirer toute la partie brûlée. Récupérer la pulpe et réserver. 3. Préparation de la sauce agrodolce Préchauffer le four à 200°. Disposer toutes les épices sur une plaque et faire torréfier 5 minutes. Diviser en deux. Faire caraméliser le miel dans une casserole, déglacer avec le vinaigre et faire réduire à sec. Ajouter le jus d'orange et faire réduire de moitié. Mouiller avec le jus de pintade et les épices puis laisser cuire 45 minutes à frémissement. Chinoiser et réserver. 4. Cuisson de la pintade Réduire les épices restantes en poudre. Assaisonner les filets de pintade avec cette poudre, le sel et le poivre. Disposer dans un sac de cuisson et faire cuire sous-vide pendant 50 minutes à 62°. 5. Préparation des pêches rôties Couper une pêche en huit morceaux, faire rôtir dans une sauteuse avec un trait d'huile d'olive. Ajouter le thym, le poivre fraîchement moulu, le miel et le jus de citron vert. Réserver. 6. Finitions et dressage Couper la pêche restante en huit morceaux, assaisonner d'huile d'olive. Extraire le noyau de l'abricot. Faire colorer la pintade dans un sautoir côté peau avec du beurre clarifié après l'avoir soigneusement séchée. Réchauffer la marmelade et les pêches rôties ainsi que le jus. Lier la sauce. Disposer un morceau de filet de pintade d'un côté de l'assiette et la marmelade de l'autre. Alterner pêches rôties et marinées sur la marmelade. Ajouter le pesto d'oseille, quelques feuilles fraîches et terminer en rappant les noyaux d'abricots. Servir bien chaud avec la sauce en saucière. Pintade aux pêches © Renards Gourmets Pintade aux pêches © Renards Gourmets Home Recettes Été Facebook Pinterest Instagram

Poitrine de pintade d’al Wusla aux dattes

Poitrine de pintade d’al Wusla aux dattes

Poitrine de pintade d'al Wusla aux dattes, navets confits à la terra merita, citron vert, pollen et jus parfumé au macis Pintade aux dattes © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : difficilecoût : moyen +/- 2 heures Ingrédients :  Pour la pintade Un filet de pintade 1 oignon blanc finement haché1 cuillère à café de cannelle 1/2 cuillère à café de macis 1/4 de cuillère à café de muscade 1 cuillère à café de miel d'arbousier 50 g de pulpe de dattes 1/2 cuillère à café de menthe séchée 1 pincée de safran 4 amandes torréfiées 1 cuillère à café de vinaigre de Xérès une pincée de poivre de la Jamaïque une noix de beurre sel  Pour le jus 25 g de sucre roux 2.5 cl de vinaigre de Xérès 2.5 cl d'un mélange de jus d'orange et pamplemousse 12 cl de jus de pintade 1/2 cuillère à café de macis 1/2 cuillère à café de cannelle une pincée de poivre de la Jamaïqueune pincée de safran Pour la garniture 1 botte de navets primeurs 1 petit morceau de racine de curcuma sel et poivre 2 cuillères à soupe de sirop de dattes2 feuilles de blettes huile d'olive Pour les finitions huile d'arachide beurre frais 1 cuillère à soupe de pollen de fleurs 1 citron vert L'idée de farcir les volatiles est très ancienne, en effet l'assyriologue Jean Bottéro, traducteur francophone des tablettes mésopotamiennes de l'Université de Yale parle d'un pigeon amursânu farci entre la chair et la peau. Cette technique est toujours attestée en Orient au Moyen Âge puisque dans l'ouvrage d'al Wusla, un livre de cuisine syrienne du XIIIe siècle (époque Ayyoubide), il est fait mention d'un poulet pareillement farci. Cette recette rencontra beaucoup de succès en Occident et figure même dans le Viandier sous le nom de poulet à la byzantine. Nous avons décidé de voyager à l'époque de la dynastie kurde des Ayyoubides (1169-1260) dont le plus célèbre représentant n'est autre que Saladin. L'auteur de l'ouvrage d'al Wusla serait un certain Ibn al-Adîm (1192-1260), petit neveu de Saladin. Il y traite des cuisines locales d'Alep et de Bagdad mais référence également de nombreuses recettes du monde musulman présentées sous leur forme d'origine (plats arméniens, grecs, yéménites, juifs, indiens et même franque comme le shiwâ ifranjî, un plat de viande). Les farces sont multiples mais sont généralement composées d'épices, des abats du volatile et parfois de fruits. Ces recettes se sont propagées avec l’expansion de l'Islam jusqu'au Maroc et nous nous sommes inspirés d'une farce typiquement marocaine pour notre pintade. La chair de pintade est particulièrement savoureuse et d'après nos anciens rappelle plus volontiers celle des poulets d'autrefois que les bêtes sans saveur qui sont élevées aujourd'hui. Nous aimons l'association de la datte et du navet et avons cuisiné nos navets avec de la terra merita, l'ancien nom du curcuma. Cette recette est destinée aux amateurs d'épices et de parfums subtils. Il était particulièrement difficile de trouver un vin qui s'accorde avec ce plat. Notre choix s'est cependant porté sur un vin d'Arménie, Une bouteille de Voskehat 2012 de chez Armas. Il s'agit d'un vin blanc sec, produit par Armenak Aslanian. Voskehat signifie rais d'or en arménien. On y retrouve des parfums de poire, de miel et de champignons. 1. Préparation de la pintade Plumer, flamber et laver la pintade. Prélever un filet et conserver le reste pour d'autres préparations. Décoller délicatement la peau de la chair. Préparer la farce en mixant tous les ingrédients, garnir une poche à douille avec ce mélange et l'insérer entre la chair et la peau en massant progressivement pour la répartir uniformément. Mettre sous vide avec une noix de beurre frais, une pincée de sel et de poivre. Faire cuire au bain marie pendant 50 minutes à 62°. Rafraîchir et réserver. 2. Préparation du jus de pintade Préparer un caramel à sec avec 25 g de sucre, une fois bien coloré, déglacer avec 2.5 cl de vinaigre de Xérès et faire réduire de deux tiers. Ajouter 2.5 cl d’un mélange de jus d’orange et de pamplemousse et faire réduire de 3/4 en écumant régulièrement. Mouiller avec 12 cl de jus de pintade et les épices. Rectifier l’assaisonnement, ajouter une pincée de safran et laisser infuser dix minutes hors du feu. Chinoiser et réserver. 3. Préparation de la garniture Laver, peler et tourner les navets. Détailler des palets à l'emporte pièce. Faire cuire sous vide pendant 1h15 à 90° avec le curcuma, une pincée de sel, le poivre et le sirop de dattes. Conserver le liquide de cuisson, faire réduire et glacer les navets sur grille. Imbiber les feuilles de blettes d'huile d'olive et réserver. 4. Finitions et dressage Sécher soigneusement la pintade. Faire chauffer un filet d'huile d'arachide dans un sautoir et faire colorer la peau pour la rendre croustillante. Baisser la température du feu et ajouter du beurre en arrosant régulièrement la viande. Faire torréfier le pollen quelques secondes dans une poêle chaude. Lier la sauce avec de l'arrow-root, porter à ébullition et monter au beurre, tenir chaud. Réchauffer les navets quelques minutes, garnir de pollen de fleurs et de zestes de citron vert. Couper le filet dans la longueur et disposer un morceau dans une assiette. Ajouter les navets, la sauce et cacher une partie des navets avec la feuille de blette. Déguster très chaud. Pintade aux dattes © Renards Gourmets Pintade aux dattes © Renards Gourmets Pintade aux dattes © Renards Gourmets Pintade aux dattes © Renards Gourmets Home Recettes Été Facebook Pinterest Instagram

Gâteau vert-vert de Claude Monet

Gâteau vert-vert de Claude Monet

Gâteau vert-vert à la pistache et au kirsch d'après Alice et Claude Monet Gâteau de Monet © Renards Gourmets 6/8 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 3 heures  Ingrédients : Pour les roses quelques pétales de rose sucre cristal 1 blanc d’œuf  Pour la purée verte  3 poignées d'épinards tendres  Pour la génoise 4 œufs entiers 125 g de farine fine 150 g de sucre 50 g de pistaches mondées 4 cuillères à soupe de kirsch 60 g de beurre mou le zeste d'1/2 citron Pour l'appareil 100 g de pistaches mondées 2 cuillères à soupe de kirsch 100 g de beurre à température 100 g de sucre 2 œufs entiers + 2 jaunes 10 g de farine 10 cl de lait Pour le glaçage 270 g de sucre en poudre 2 blancs d’œufs 2 cuillères à soupe d'eau de rose 1 trait de lait  Pour la décoration Pétales de rose cristallisés Pistaches non mondées Il se dégage une atmosphère particulière dans les jardins de Giverny, celle de la fin d'un printemps au tournant du siècle, crépuscule d'un instant comme suspendu dans le temps. Ce jardin toujours plus ou moins en fleurs laisse supposer d'une multitude de parties de cache-cache où la beauté s'offre aux yeux des chanceux en mesure de l'apprécier. Alice et Claude Monet le savaient et, en hôtes comblés par ce qu'ils avaient à partager, ils aimaient recevoir leurs amis et cuisiner pour eux. En résulte un petit livre de cuisine rédigé par le maître et aujourd'hui encore édité. On y trouve la recette d'un gâteau vert. Vert-vert même, une couleur peu conventionnelle en pâtisserie, mais après tout, pour nous qui sommes attachés à l'harmonie des couleurs dans nos assiettes, l'idée de préparer un gâteau vert au printemps ne nous semblait pas si exotique que cela. C'est un gâteau délicat, parfumé, raffiné, que nous aimons déguster dans notre service céladon avec un thé au néroli relevé de quelques cardamomes vertes. Nous remercions Champ Libre (104 Avenue Ledru-Rollin, 75011 Paris) pour les magnifiques fleurs et la gentillesse du service. Retrouvez notre article sur le gâteau de Monet sur le site Les Hardis. 1. Préparation des pétales de rose Nettoyer délicatement les pétales et les faire sécher. Brosser avec le blanc d’œuf et recouvrir de sucre cristal. Laisser sécher sur une grille à l'air libre. 2. Préparation de la purée verte Faire blanchir les épinards dans une grande casserole d'eau bouillante pendant une minute. Rafraîchir dans une glaçante, égoutter puis tamiser pour obtenir un jus vert. 3. Préparation de la génoise Préchauffer le four à 180°. Blanchir les œufs et le sucre au bain-marie, utiliser une sonde, le mélange doit atteindre 50°. Battre hors du feu jusqu'à l'obtention d'une belle mousse. Incorporer le beurre mou puis la farine en mélangeant délicatement. Mixer les pistaches et le zeste de citron et incorporer l'ensemble à la préparation. Ajouter le kirsch et mélanger de nouveau. Disposer la préparation dans un moule beurré et fariné et faire cuire 30 minutes. Démouler sur grille et laisser parfaitement refroidir. Découper en deux ou trois cercles en fonction de la hauteur désirée. 3. Préparation de l'appareil Mixer les pistaches avec le kirsch pour obtenir une sorte de pâte. Mélanger avec la moitié du beurre. A part, travailler le sucre et les œufs puis ajouter la farine et enfin le lait. Disposer dans une casserole, porter à ébullition sur feu modéré en fouettant constamment ce mélange. Retirer du feu au premier bouillon. Mélanger cette crème à la pâte de pistache, ajouter l'autre moitié du beurre et colorer avec une partie du vert d'épinard jusqu'à l'obtention d'une couleur satisfaisante. 4. Montage du gâteau Disposer le premier disque de génoise sur une grille. Garnir avec la moitié de l'appareil. Couvrir avec le second disque. Ajouter l'appareil restant et couvrir à nouveau avec le dernier disque. Laisser prendre deux heures au frais. 5. Préparation du glaçage Mélanger tous les ingrédients du glaçage ainsi que le vert d'épinard restant et fouetter vivement jusqu'à ce qu'il épaississe. Décorer le gâteau avec puis laisser prendre une heure au réfrigérateur. 6. Finitions et dressage Déplacer le gâteau sur une assiette de service, décorer avec les pétales de rose et quelques pistaches non mondées. Gâteau de Monet © Renards Gourmets Pistaches © Renards Gourmets Gâteau de Monet © Renards Gourmets Thé © Renards Gourmets Gâteau de Monet © Renards Gourmets Fleurs © Renards Gourmets Roses © Renards Gourmets Home Recettes Printemps Facebook Pinterest Instagram

Clafoutis aux cerises et verveine

Clafoutis aux cerises et verveine

Clafoutis aux cerises, kirsch, verveine et cardamome verte Clafoutis © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 1 heure Ingrédients :   250 g de cerises 1 œuf entier 35 g de sucre semoule 12 g de poudre d'amande 15 g de maïzena 1 gousse de vanille Bourbon 60 g de crème épaisse 60 g de lait entier 10 g de beurre 10 g de sucre pour la caramélisation 10 g de sucre pour les cerises 4 brins de verveine 3 cuillères à soupe de kirsch 1 cuillère à café de cardamome sucre glace amandes vertes Quand j'étais enfant, je rendais souvent visite à un couple de personnes âgées, des amis de ma grand mère. Ils avaient une maison aux alentours de Marseille avec un très grand jardin et la spécialité de Marcelle était le clafoutis. Je me souviens d'après-midi passées à courir dans cet immense endroit un peu sauvage où je blessais souvent mes genoux et où le clafoutis faisait souvent office de réconfort. Préparation du clafoutis Préchauffer le four à 180°. Équeuter et laver les cerises. Faire chauffer une poêle, ajouter une pincée de sucre et faire revenir les cerises sur feu vif. Ajouter un peu de beurre et déglacer avec une belle rasade de kirsch. Flamber, baisser le feu et ajouter la verveine. Laisser infuser quelques minutes sur feu très doux et faire égoutter les cerises. Mélanger l'œuf, le sucre, la cardamome en poudre, la poudre d'amande, la maïzena et la gousse de vanille égrenée. Ajouter la crème, le kirsch, le lait et mélanger soigneusement l'appareil. Couper les cerises en deux, retirer les noyaux. Beurrer le moule, le sucrer généreusement. Déposer les cerises harmonieusement et verser l'appareil délicatement. Déposer des lamelles de beurre dessus et enfourner pendant 15 à 20 minutes en fonction du contenant. Saupoudrer de sucre et enfourner quelques minutes supplémentaires pour faire caraméliser le dessus. Décorer avec quelques amandes vertes, du sucre glace et des cerises fraîches. Déguster tiède ou froid. Cerises © Renards Gourmets Clafoutis © Renards Gourmet Cerises © Renards Gourmet Clafoutis © Renards Gourmet Clafoutis © RenardsGourmets Clafoutis © RenardsGourmets Home Recettes Printemps Facebook Pinterest Instagram

Tarte aux pacanes de Thanksgiving

Tarte aux pacanes de Thanksgiving

Tarte aux pacanes de Thanksgiving comme à la Nouvelle-Orléans Tarte aux pacanes © Renards Gourmets 4/6 personnesdifficulté : facilecoût : moyen +/- 3 heures  Ingrédients :  Pour la crème de pacanes 80 g de beurre froid en cubes 80 g de sirop d'érable 120 g de noix de pécan 1 œuf entier à température ambiante 2 pincées de romarin en poudre une pincée de fleur de sel une pincée de poivre long Pour la pâte sucrée 150 g de beurre mou fleur de sel 100 g de sucre glace 1 œuf à température ambiante 2.5 ml d’extrait de vanille 250 g de farine type 55 Pour la garniture 200 g de noix de pécan 50 g de sirop d'érable 1 cl de rhum ambré 1 cuillère à café d'extrait de vanille 1 pincée de macis en poudre La tarte aux pacanes est un dessert typique de la Nouvelle-Orléans, d'influence française, ce sont les Amérindiens qui ont fait découvrir la noix de pécan aux colons. Elle est également présente au Québec où le sirop d'érable remplace généralement celui de maïs. Elle est habituellement servie durant l'automne mais surtout pour la fête de Thanksgiving. 1. Préparation de la crème de pacanes Mixer les pacanes et le sirop d'érable ensembles puis ajouter l’œuf, le romarin en poudre, le poivre, le sel et le beurre, mixer de nouveau et réserver dans une poche à douille. 2. Préparation de la pâte Crémer le beurre au fouet, ajouter le sucre et une pincée de fleur de sel puis mélanger vivement jusqu’à ce que la masse soit très souple. Incorporer l’œuf et fouetter de nouveau. Ajouter la farine en une fois et mélanger avec une maryse puis une spatule. Placer la masse sur du film alimentaire, étaler légèrement et laisser prendre au frais pendant deux heures. Préchauffer le four à 180°. Travailler la pâte sur un plan de travail fariné puis l’étaler rapidement au rouleau. Foncer le cercle et piquer le fond. Poser une feuille d’aluminium sur le fond de tarte et ajouter des billes d’argile. Faire cuire 10 minutes puis retirer les billes et garnir de crème de pacanes. Prolonger la cuisson de 8/10 minutes. (Le temps de cuisson dépend de la puissance du four. La texture doit-être celle d’un flan, légèrement blond) Laisser reposer sur grille puis démouler. Quand la tarte est parfaitement froide, utiliser un tamis pour lisser les bords et brosser avec un pinceau. 3. Préparation de la garniture Faire chauffer le sirop d'érable, le rhum, le macis et l'extrait de vanille avec un fond d'eau, ajouter les noix de pécan pour les enrober parfaitement. Réserver sur une feuille de papier cuisson. Badigeonner la crème de pacanes de sirop d'érable et disposer les noix de pécan caramélisées sur la tarte. 4. Finitions et dressage Cette tarte se déguste tiède ou froide avec une boule de glace à la vanille ou un bon café. Tarte aux pacanes © Renards Gourmets Tarte aux pacanes © Renards Gourmets Tarte aux pacanes © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Couronne des rois de Provence

Couronne des rois de Provence

Couronne des rois de Provence Couronne des rois de Provence © Renards Gourmets 6/8 personnesdifficulté : facilecoût : moyen +/- 3 heures Ingrédients :   250 g de farine de blé T45 10 g de levure de boulanger 110 g de beurre 50 g de sucre 1 cuillère à soupe d'Impératrice 2 cuillères à soupe d'eau de fleur d'oranger 3 œufs entiers 6 g de sel 30 g de sucre en gros grains 50 g de fruits confits (angélique, cerise, figues, melon, oranges) fruits confits entiers pour la décoration le zeste d'un cédrat gelée d'abricot C'est sans doute en Provence que l'on célèbre le mieux l’Épiphanie et la Nativité. En Occitanie, pas question de frangipane, on prépare une délicieuse brioche en forme de couronne, celle du Christ ou celle des Rois. Le parfum subtil de l'eau de fleur d'oranger, les délicieux fruits confits de Provence que l'on produit depuis le XIVe siècle, donnent à cette brioche un goût unique. On la retrouve en Gascogne et dans le Languedoc sous le nom de Reiaume ou Corona dels Reis. En Catalogne sous le nom de tortell de Reis et même en Espagne et au Portugal. Le King cake de la Nouvelle-Orléans, comme le Jambalaia viennent aussi de Provence. L'origine du gâteau des rois pourrait être liée aux Saturnales romaines. On y fêtait l'allongement des jours après le solstice d'hiver. Ces galettes alors fourrées de figues, de dattes et de miel dont les romains raffolaient étaient l'occasion pour maîtres et esclaves d'inverser les rôles le temps d'une après-midi, car celui ou celle qui trouvait la fève était nommé roi. Ce sont les papes d'Avignon qui ont largement contribué à la propagation de cette tradition en Provence. Clément VI donna la charge d'excouyero in confissarias (écuyer en confiseries) au confiseur aptésien Auzias Maseta. Pour la réalisation de cette couronne nous avons utilisé les superbes fruits de la maison Lilamand, l'une des rares qui soit encore entièrement artisanale et dont les fruits sont subtilement préservés sans que le sucre domine. De véritables joyaux pour orner votre couronne. Cette recette est réalisée avec une machine à pain mais peut être transposée pour être préparée de façon traditionnelle. De plus la couronne est généralement façonnée sur une plaque. Néanmoins, l'utilisation d'un moule permet d'obtenir un résultat visuel impeccable ! Quoi qu'il en soit, n'oubliez pas la fève, qu'il s'agisse d'un santon en céramique ou d'une fève sèche censée annoncer le retour du printemps. On peut faire le choix de mettre des fruits confits à l'intérieur de la brioche ou seulement sur le dessus, nous préférons dessus uniquement. Préparation de la couronne Disposer dans la cuve de la machine à pain les éléments suivants : liqueur Impératrice, eau de fleur d'oranger, sucre, œufs, sel, farine, levure, beurre en dés. Utiliser le programme de pétrissage. Récupérer la pâte, la dégazer avec les poings, ajouter le zeste finement râpé et les fruits confits en morceaux. Façonner la couronne, la disposer dans un moule allant au four. Couvrir d'un linge sec et laisser pousser une heure à température ambiante et à l’abri des courants d'air. Préchauffer le four à 180° et faire cuire pendant 20 minutes. Laisser refroidir à température ambiante, badigeonner de gelée et décorer de sucre en grains et de fruits confits entiers. Déguster avec une tasse de thé, un café ou un verre de liqueur. Couronne des rois de Provence © Renards Gourmets Couronne des rois © RenardsGourmets Couronne des rois © RenardsGourmets Home Recettes Hiver Facebook Pinterest Instagram

Gnocconi au ragù de canard

Gnocconi au ragù de canard

Gnocconi au ragù de canard et aux blettes comme à Venise Gnocconi au ragù de canard © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : moyencoût : bon marché+/- 2 heures Ingrédients : Pour les gnocconi 500 g de pommes de terre Bintje120 g de farine type 0030 g de semoule extra-fine1 œuf entier15 g de parmesanmuscadebeurresel1,5 l de consommé de canard Pour le ragù 2 canards sauvages1 carotte1 branche de céleri1 oignon2 gousses d'ail1 brin de sauge1 brin de romarin1 verre de Pinot Grigio Veneto1 verre de jus de canard1 bâton de cannelle de Ceylan4 grains de poivre de la Jamaïquepoivre noirselhuile d'olivevinaigre de Barolo Pour la garniture 1 poignée de pignons de pin1 poignée de raisins de Smyrne1 petit bouquet de blettes italiennes1 gousse d'ail en chemise1 filet d'anchois (ou un peu de colatura)muscadesel et poivreLes Gnocconi col sugo d'anatra est une recette typiquement vénitienne. Les gnocconi sont de gros gnocchi que l'on accompagne généralement d'une sauce à la viande appelée ragù. On peut les servir avec des erbre cotte, c'est à dire des salades cuites, provenant généralement de l'ile de Sant'Erasmo. Nous préparons toujours un peu plus de ce ragout de canard car nous aimons le réchauffer le lendemain pour le servir avec des bigoli, des pâtes de la région. Ce sont les Arméniens et les Juifs qui apportent les pignons et les raisins secs avec eux dans la lagune. Cette recette date probablement de cette époque. Elle comporte de nombreuses épices que les marchands du Rialto cherchaient à accommoder de différentes manières pour les faire goûter à leurs clients. Nous utilisons des cuisses de canard sauvage pour cette recette car il nous en reste généralement plusieurs  d'autres préparations mais on pourrait très bien faire de même avec des magrets ou un canard entier.Se procurer de la viande de gibier :Nous travaillons avec la société Picardie Venaison implantée à Compiègne dans l'Oise. Une maison réputée pour la fraîcheur de sa viande et la qualité du gibier sélectionné. Leur viande est principalement issue de réseaux de chasse des forêts et plaines de France.1. Préparation du ragùLever les cuisses et les filets de canard, retirer les peaux, les os et les nerfs et couper la viande au couteau finement. Faire chauffer un filet d'huile d'olive dans une cocotte en fonte. Ajouter la viande pour bien la faire dorer. Tailler la carotte, la branche de céleri et l'oignon en très fine brunoise. Dégraisser partiellement la cocotte et ajouter les légumes. Faire suer et déglacer avec le vin blanc. Ajouter l'ail en chemise, les herbes, le poivre de la Jamaïque, le jus et le bâton de cannelle brisé en deux. Donner une première ébullition, ajouter le j us de canard, donner une seconde ébullition, couvrir et laisser mijoter pendant deux heures à feu très doux. Retirer les herbes et les gousses d'ail. Ajouter un trait de vinaigre et du poivre noir fraîchement moulu.2. Préparation des gnocconiBrosser les pommes de terre avec leur peau et les faire cuire dans l'eau froide salée qui sera amenée progressivement à frémissement. Elles doivent être très fondantes. Éplucher tant qu'elles sont encore chaudes et écraser avec une fourchette. Remettre dans la casserole une fois égouttée et les faire dessécher quelques minutes. Tamiser puis laisser tiédir sur une planche farinée. Former un trou au centre, incorporer l’œuf, disposer la moitié de la farine et de la semoule autour des pommes de terre. Saler, ajouter la muscade râpée et le parmesan et commencer à amalgamer les ingrédients ensemble. Ajouter le reste de la farine et de la semoule et travailler la pâte jusqu'à ce qu'elle soit lisse et homogène. Couper une tranche et former un boudin de 2 cm de diamètre. Le couper en tronçons de 2 ou 3 cm. Les rouler légèrement dans les mains préalablement farinées. Laisser reposer sur un torchon fariné.3. Préparation de la garnitureLaver les blettes, les égoutter, ne conserver que le vert. Couper grossièrement. Faire chauffer un filet d'huile d'olive dans une sauteuse. Ajouter la gousse d'ail en chemise et le filet d'anchois. Laisser infuser sur feu moyen quelques minutes avant de débarrasser la gousse d'ail. Faire tomber les blettes et les faire suer vivement. Ajouter les raisins secs et la muscade, saler et poivrer. Dans une petite poêle, faire dorer les pignons de pin quelques minutes.Porter une grande casserole de consommé à frémissement. Retirer du feu, immerger délicatement les gnocconi et replacer sur le feu. Le consommé doit frémir mais ne pas bouillir. Dès que les gnocconi remontent à la surface, c'est qu'ils sont cuits.Faire fondre un peu de beurre dans une casserole. Égoutter les gnocconi et les arroser de beurre fondu.Disposer un peu de sauce au canard dans une assiette creuse, ajouter les gnocconi, les herbes cuites et parsemer de pignons de pin, de muscade fraîchement râpée et de poivre noir. Gnocconi au ragù de canard © Renards Gourmets Gnocconi au ragù de canard © Renards Gourmets Gnocconi au ragù de canard © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Marmelade de lièvre à la royale

Marmelade de lièvre à la royale

Marmelade de lièvre d'après Aristide Couteaux, mousseline de céleri rave, mostarda, crumble de pain d'épice et châtaignes Marmelade de lièvre © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 2 jours Ingrédients :   Pour la marinade 2 cuisses de lièvre 2.5 cl d'eau de vie flambée de sorbier des oiseaux 25 cl de vin Langhe Rosso 2 brindilles de thym 2 branches de persil 2 brindilles de sarriette 2 brindilles d'hysope 1/2 cuillère à café de gingembre 1/2 cuillère à café de muscade 1 bâton de cannelle 1 clou de girofle 1 grain de poivre long 2 grains de poivre d'Assam 6 grains de poivre Voatsiperifery 4 baies de genièvre 1 gousse d'ail de la taille d'une amande 1 échalote grise 1 filet d'huile d'olive 1 cuillère à soupe de vinaigre de Banyuls 75 g de lard gras Pour la cuisson huile d'olive 50 cl de bouillon de bœuf 0.5 cl de vinaigre de Barolo 30 g de foie gras de canard grué de cacao 1 gousse de vanille poivre de Sarawak 2 gousses d'ail 1 échalote beurresel Pour la mousseline 1 céleri rave bouillon de volaille crème fraîche 1 oignon paille 1 brindille de thym poivre blanc beurre Autres châtaignes sous vide mostarda de Crémone pain d'épice Difficile de savoir si le lièvre est le roi des gibiers ou le gibier des rois. Mets dit-on préféré de Louis XIV à la fin de sa vie, le lièvre à la royale se décline sous différentes formes. Antonin Carême aurait livré au XIXe siècle une version en dodine, c'est à dire roulée et farcie de foie gras et de truffes. Au début du XXe siècle, le sénateur Aristide Couteaux proposait une version en capilotade c'est-à-dire longuement mijotée puis effilochée. Nous avons opté pour cette version que nous avons présentée sous la forme d'un Parmentier. Cette recette est réalisée en collaboration avec InterProchasse pour le site Je Cuisine du Gibier. Retrouvez-y de nombreuses idées sur la façon d'accommoder ces viandes qui possèdent d'exceptionnelles qualités gustatives et nutritionnelles. 1. Préparation de la marinade Faire flamber l'eau de vie de sorbier des oiseaux. Laver les herbes, réduire le gingembre et l'ail en purée et la muscade en poudre. Broyer le clou de girofle, les baies de genièvre et les différents poivres. Couper l'échalote en rouelle. Râper le lard gras. Disposer tous les ingrédients sur les cuisses de lièvre dans une terrine en terre cuite. Ajouter l'huile d'olive et le vinaigre. Chauffer le vin, le flamber, le laisser refroidir et l'ajouter à la marinade. Laisser reposer 24 heures au frais sous un film. 2. Cuisson du lièvre Préchauffer le four à 90°. Réserver les cuisses de lièvre et bien les sécher. Chauffer un filet d'huile d'olive dans une cocotte en fonte. Colorer les cuisses de lièvre en les tournant bien de tous côtés. Saler légèrement. Ajouter du beurre pour aider à la caramélisation de la viande. Mouiller avec la marinade et le bouillon de bœuf. Porter à frémissement, couvrir et laisser confire 6 heures au four. Récupérer les cuisses de lièvre, les désosser entièrement, remettre les os dans la sauce et effilocher la viande avec une fourchette. Réduire la sauce jusqu'à belle consistance et la chinoiser. 3. Préparation de la mousseline Ciseler l'oignon et le faire suer au beurre. Ajouter la brindille de thym, quelques grains de poivre blanc moulu et le céleri rave taillé en mirepoix. Laisser suer et mouiller à fleur avec le bouillon. Laisser mijoter jusqu'à ce que le céleri soit bien fondant. Mixer et ajouter la crème, laisser mijoter dix minutes sans faire bouillir. Ajouter le restant de poivre et mixer de nouveau pour obtenir une mousseline très lisse. 4. Liaison de la sauce Peler 2 gousses d'ail et une échalote, réduire en fine purée et incorporer à la sauce. Laisser mijoter 15 minutes, mixer et chinoiser de nouveau. Ajouter le vinaigre et le foie gras en dès. Laisser fondre sans faire bouillir. Passer la sauce au tamis pour obtenir une sauce bien lisse, tenir chaud. 5. Montage des timbales Préchauffer le four à 180°. Dans une petite timbale beurrée, garnir d'une couche de lièvre effiloché et nourri d'une cuillère de sauce et d'un peu de poivre de Sarawak, de grué de cacao et de grains de vanille. Terminer par une couche de mousseline. Enfourner jusqu'à très légère coloration de la mousseline. 6. Finitions et dressage Déposer la timbale sur une assiette, démouler. Garnir d'une châtaigne, de quelques morceaux de mostarda et d'un peu de crumble de pain d'épice (pour réaliser ce crumble, j'utilise du pain d'épice rassis que je mixe et conserve dans un bocal quelques mois). Terminer par une brindille de thym, d'hysope ou de sarriette. Garnir de sauce au cordeau. Marmelade de lièvre © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Tarte sablée aux figues et au vin rouge

Tarte sablée aux figues et au vin rouge

Tarte sablée façon Tatin aux figues de Solliès caramélisées au Merlot et aux épices Tarte aux figues © Renards Gourmets 6/8 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 1 heure + 3 heures de repos  Ingrédients : Pour la pâte sablée 250 g de farine T55 120 g de beurre froid 25 g de sucre semoule 1 jaune d’œuf 2 cuillères à soupe d'eau froide une pincée de fleur de sel une pincée de cannelle en poudre une pincée de cardamome en poudre Pour la garniture 10 figues de Solliès 1/2 verre de Merlot Veneto 2 cuillères à soupe de Porto rouge 1/2 étoile de badiane 1/2 cuillère à café de graines de fenouil 1/2 cuillère à café de cardamome en poudre 1 pincée de macis 1/2 cuillère à café de cannelle 1/2 cuillère à café de gingembre 1/2 cuillère à café de poivre de la Jamaïque 1 cuillère à café d'eau de fleur d'oranger une pincée de piment d'Espelette 80 g de cassonade 20 g de miel d'arbousier 40 g de beurre La tarte Tatin est sans conteste notre tarte favorite. Nous l'aimons avec des pommes bien entendu mais quand arrivent les figues à la fin de l'été et au début de l'automne, nous adorons la préparer ainsi. Elle se déguste avec une crème glacée à la vanille Bourbon ou mieux avec une crème aux feuilles de figuier que l'on laisse infuser. L'amertume des feuilles apporte un vrai plus à la recette. Sinon on peut rester très classique et l'accompagner d'une crème fraîche ou aigre. 1. Préparation de la pâte sablée Former un puits avec la farine tamisée. Déposer le beurre coupé en dés bien froid au centre. Ajouter le sel, la cardamome et la cannelle et bien amalgamer l'ensemble rapidement en sablant la pâte. Ajouter le sucre puis l’œuf. Mélanger à nouveau et ajouter l'eau froide. Former une boule lisse, la filmer et la laisser reposer au frais pendant au moins trois heures. 2. Préparation de la garniture et cuisson Préchauffer le four à 180°. Faire fondre le sucre et le miel dans un moule à tarte, attendre qu'un caramel se forme. Ajouter le beurre hors du feu et l'incorporer parfaitement. Mixer toutes les épices ensemble pour former une poudre. Ajouter l'eau de fleur d'oranger à ce mélange. Décuire le caramel avec le verre de Merlot et le Porto et faire réduire jusqu'à l'obtention d'un sirop dense mais encore souple. Répartir le caramel de vin dans l'ensemble du moule. Couper les figues en huit et les disposer en corolles dans le moule. Les arroser d'eau de fleur d'oranger. Étaler la pâte entre deux feuilles de papier cuisson, la réserver dix minutes au congélateur. Disposer la pâte sur les figues et enfourner pour 30 minutes à 180°. Attendre que la tarte soit tiède pour démouler. Réchauffer légèrement le moule si nécessaire. Tarte aux figues © Renards Gourmets Tarte aux figues © Renards Gourmets Tarte aux figues © Renards Gourmets Tarte aux figues © Renards Gourmets Tarte aux figues © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Risotto aux châtaignes et au gorgonzola

Risotto aux châtaignes et au gorgonzola

Risotto aux châtaignes et au gorgonzola, vinaigre de Barolo de chez Cesare Giaccone Risotto aux châtaignes © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 1 heure Ingrédients :  125 g de riz Acquerello 20 châtaignes 1 échalote 50 cl de bouillon de volaille 1 verre de vin blanc sec (Langhe) 5 cl de jus de volaille 50 g de gorgonzola beurre 2 tranches fines de pancetta vinaigre de Barolo 1 branche de fenouil séchée 1 branche de romarin poivre long fleur de sel    Le risotto aux châtaignes est une recette typique de la province de Plaisance (Provincia di Piacenza) entre la région de l’Émilie-Romagne et la Plaine du Pô (Lombardie, Piémont, Ligurie). On utilise des châtaignes de montagne dès qu'elles tombent des arbres au mois d'octobre. On trouve une recette similaire à celle-ci en Sicile (Risu che pastigghi). Nous aimons terminer la préparation de ce risotto comme bien d'autres par quelques larmes de vinaigre. Celui de chez Cesare Giaccone qu'il élabore à partir de vin de Barolo est fantastique. Vous le trouverez chez Rap  (4 rue Fléchier dans le 9e arrondissement de Paris). Sa robe rubis, son parfum persistant, éthéré rappelle les fleurs de rose séchées, le foin des montagne et le sous-bois. Cesare Giaccone a débuté sa fabrication de vinaigre dans les années 70, au départ sa production était réservée à son propre restaurant à Alba. Avec le temps, celle-ci s'est étendue à un plus large public bien que ce produit reste rare et onéreux. Le vin est graduellement vieilli dans des fûts de mûrier, de chêne et de cerisier. C'est la madre qui permet de transformer le vin en vinaigre. 1. Préparation des châtaignes Rincer les châtaignes puis les placer dans un saladier rempli d'eau froide. Débarrasser celles qui remontent à la surface, c'est le signe qu'elles sont véreuses. Canifer la partie bombée pour voir apparaître le fruit. Les disposer dans une casserole d'eau froide avec une branche de fenouil, porter à ébullition et faire cuire pendant 25 minutes. Peler les châtaignes à chaud et réserver. Diviser en deux, hacher la première grossièrement et la seconde plus finement. Conserver un peu d'eau de cuisson après l'avoir filtré. 2. Préparation du risotto Porter à ébullition le bouillon de volaille. Ciseler finement l'échalote et la faire macérer dans une petite cuillère à café de vinaigre de Barolo. Émincer très finement la pancetta et la faire fondre dans une sauteuse. Hacher le romarin et le faire infuser dans la graisse fondue quelques secondes. Ajouter les châtaignes et bien mélanger pour les enrober. Ajouter le riz et attendre qu'il dégage un parfum de céréales. Mouiller avec le vin, laisser réduire parfaitement puis faire cuire le riz graduellement en ajoutant du bouillon chaud. La cuisson du riz doit être al-dente car celle-ci se poursuivra pendant le temps de repos. Ajouter le poivre râpé, le gorgonzola, un peu de jus de cuisson des châtaignes, le jus de volaille, une noix de beurre et l'échalote égouttée sans mélanger, couvrir et laisser reposer cinq minutes hors du feu. 3. Finitions et dressage Mélanger en provoquant une émulsion et servir immédiatement. Ce risotto peut être agrémenté de châtaignes entières liées au jus de rôti ou d'un peu de miel de châtaignier. Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Filet de sanglier et pulenda

Filet de sanglier et pulenda

Filet de sanglier à la feuille de châtaignier, jus aux arbouses et aux baies de myrte, pulenda et pommes sauvages Sanglier à la pulenda © Renards Gourmets 2 personnes difficulté : moyen coût : moyen +/- 2 heures Ingrédients : Pour le filet de sanglier 250 g de filet de sanglier 3/4 feuilles de châtaignier fleur de sel poivre de Sarawak Pour la pulenda 100 g de farine de châtaigne3 fois le volume d'eau sel Pour la sauce 25 g de miel d'arbousier 2,5 cl de vinaigre de Banyuls 2,5 cl de jus d'orange 5 cl de vin rouge corsé 5 cl de Porto rouge 5 cl de fond brun de gibier 4 graines de coriandre 4 baies de myrte 4 grains de poivre de Sarawak 1 clou de girofle 1 cuillère à café de gelée d'arbouse 1/2 cuillère à café de cacao en  poudre Pour la garniture 2 petites pommes sauvages acidulées beurre clarifié fleur de sel poivre de Sarawak Pour les finitions huile de pépins de raisin beurre clarifié écorce de cédrat confit beurre feuilles, bogues et coques de châtaignes branches de romarin En Balagne comme en Castagniccia, le châtaignier est surnommé l'arbre à pain. Autrefois, chaque maison traditionnelle de pierres grises avait pour plafond un séchoir à châtaignes appelé grataghju et le poêle toujours allumé faisait lentement sécher la dernière récolte de ces extraordinaires fruits épineux qui d'un craquement annonçaient qu'enfin, ils étaient prêts à être moulus sur la pierre pour préparer la célèbre farine de châtaigne. Ces maisons au toits de lauzes sont surnommées maisons qui fument. La farine de châtaigne pouvait alors être employée pour préparer des brilluli, une sorte de porridge accompagné de lait frais de brebis ou bien pour la pulenda (ou pulenta). Cette cousine corse de la polenta sert encore aujourd'hui d'accompagnement aux charcuteries grillées ou aux plats en sauce comme la daube de sanglier. Elle se prépare dans de l'eau bouillante avec un bâton en bois exactement comme la polenta. Une fois qu'elle se détache des parois de la casserole, on la dépose sur un linge fariné et on la laisse reposer quelques instants avant de la découper avec un fil blanc, tradition oblige. La chasse aux sanglier est encore très importante en Corse, moment privilégié de l'automne où l'on partage un plat de daube accompagné de pulenda et de champignons sauvages. Nous avons adapté cette recette et cette tradition en utilisant du filet de sanglier et en réalisant la sauce à part. Retrouvez notre article sur la cuisine corse sur le site Les Hardis. 1. Préparation du filet de sanglier Faire tremper dans l'eau quelques feuilles de châtaignier pendant deux heures pour les réhydrater. Éliminer la fine pellicule blanche qui se trouve sur le filet, l’égaliser, saler avec de la fleur de sel et ajouter un peu de poivre fraîchement moulu. Faire égoutter les feuilles de châtaignier et les faire sécher parfaitement. Enrouler les feuilles autour du filet et lui donner une forme harmonieuse avec du film alimentaire supportant la cuisson. Disposer dans un sac de cuisson sous-vide et faire cuire pendant 45 minutes à 62°. 2. Préparation de la pulenda Faire chauffer l'eau dans une casserole à fond épais, ajouter le sel puis porter à ébullition. Tamiser la farine de châtaignes et la verser en pluie. Baisser le feu au minimum et faire cuire pendant 45 minutes en mélangeant régulièrement. Verser la pulenda sur un linge fariné de farine de châtaigne, replier le linge pour lui donner une forme régulière et laisser refroidir. 3. Préparation de la sauce Faire caraméliser le miel, déglacer avec le vinaigre et faire réduire de deux tiers. Ajouter le jus d’orange et faire réduire de 3/4 en écumant régulièrement. Mouiller avec le vin, le Porto et le jus. Ajouter les épices, les baies et le poivre et laisser mijoter jusqu’à ce que la sauce soit sirupeuse. Ajouter le gelée, prolonger la cuisson de 5 minutes puis ajouter le cacao et mélanger, donner un léger frémissement, chinoiser et réserver. 4. Préparation de la garniture Faire chauffer le beurre clarifié dans une cocotte en fonte, laver et couper les pommes sauvages et les faire sauter dans le beurre jusqu'à ce qu'elles soient tendres. Ajouter la fleur de sel et une pincée de poivre fraîchement moulu. 5. Finitions et dressage Débarrasser le filet de sanglier de ses feuilles de châtaignier. Faire chauffer un trait d'huile dans un sautoir en fonte et le faire saisir dans l'huile fumante pour le colorer. Ajouter une noix de beurre frais, l'enrober rapidement et débarrasser immédiatement sur une grille. Disposer les feuilles de châtaignier, les bogues, les branches de romarin et les coques de châtaignes au fond d'une cocotte en fonte. Fermer le couvercle et faire chauffer sur feu vif. Flamber avec un chalumeau, attendre que le feu s'éteigne et que la fumée se forme. Disposer le filet sur le lit d'aromatiques, couvrir et laisser fumer deux minutes hors du feu. Faire chauffer le beurre clarifié dans un sautoir, détailler la pulenda en morceaux et la faire griller dans le beurre chaud. Réchauffer les pommes, ajouter le cédrat détaillé en petits morceaux puis monter la sauce au beurre. Disposer les morceaux de pulenda dans une assiette plate. Ajouter les pommes ainsi que les morceaux de cédrat confit. Découper le filet en bouchées, disposer dans l'assiette et ajouter la sauce montée au beurre bien chaude. Servir immédiatement. Sanglier à la pulenda © Renards Gourmets Sanglier à la pulenda © Renards Gourmets Sanglier à la pulenda © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Pithiviers de perdreau aux truffes

Pithiviers de perdreau aux truffes

Pithiviers de perdreau au foie gras et à la truffe, chou vert, chanterelles jaunes et sauce agrodolce Pithiviers de perdreau © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : difficilecoût : cher +/- 2 heures + une nuit de repos pour la pâte  Ingrédients :  Pour le pithiviers 1 perdreau gris 100 g de foie gras confit de canard 50 g de foie gras confit pour la farce 1 oignon confit 1 gousse d'ail confite le foie du perdreau (ou de volaille) 200 g de gorge de porc peu grasse 2 cuillères à soupe de Cognac 2 cuillères à soupe de Noilly Prat 2 cuillères à soupe de Porto fleur de sel poivre Voatsiperifery beurre 1 truffe noire de 40 g 200 g de chanterelles jaunes 1 petit chou vert de Milan huile d'olive gros sel  Pour la pâte 265 g de beurre mou 170 g de farine de blé T55 80 g de farine d'épeautre 120 g de maïzena 10 g de sel 3 g de sucre 35 g d’œuf 80 ml d'eau 10 ml de vinaigre de vin blanc jaunes d’œufs pour la dorure  Pour la sauce 2,5 cl de jus d’orange 25 g de miel d’arbousier 2,5 cl de vinaigre de coing 5 cl de vin rouge 5 cl de porto rouge 5 cl de jus de gibier à plumes 1/2 cuillère à café de cacao à 70% 1/2 cuillère à café de gelée de coing 8 grains de poivre sauvage Pour la garniture une salade de Castelfranco huile d'olive vinaigre de Barolo fleur de sel poivre mignonette mostarda de Crémone Un pithiviers est un terme culinaire définissant deux préparations probablement originaires de la ville du même nom dans le Loiret. Une préparation de pâte feuilletée sucrée à laquelle on ajoute une frangipane et qui est dégustée à l'occasion de l'épiphanie et une petite tourte de gibier à plume. Son origine pourrait remonter au XVIIe siècle. Aujourd'hui la version sucrée est plus communément appelée galette des Rois, le terme est ainsi plutôt employé pour le petit pâté chaud de gibier. Ces derniers contiennent presque toujours du foie gras et peuvent être de colvert, de perdreau, de caille ou encore de pigeonneau et de palombe. A l'origine il s'agissait d'un pâté d'alouettes. La recette reste identique et peut être adaptée, il faudra cependant modifier le temps de cuisson en fonction des viandes. En suivant cette recette vous obtiendrez deux petits pithiviers pouvant convenir à deux ou quatre personnes en fonction des appétits. La recette de pâte donnée ici n'est pas celle d'une pâte feuilletée, finalement nous la préférons car celle-ci s'imbibe d'avantage du goût des viandes et de la sauce tout en conservant un extérieur croquant. Se procurer de la viande de gibier : Nous travaillons avec la société Picardie Venaison implantée à Compiègne dans l'Oise. Une maison réputée pour la fraîcheur de sa viande et la qualité du gibier sélectionné. Leur viande est principalement issue de réseaux de chasse des forêts et plaines de France. 1. Préparation de la pâte La veille, crémer le beurre avec le sel et le sucre. Ajouter la maïzena et bien mélanger pour l'incorporer. Ajouter progressivement l’œuf, l'eau et le vinaigre. Homogénéiser l'ensemble. Tamiser la farine et l'incorporer par tiers. Rouler en boule et réserver au frais dans du film alimentaire. 2. Préparation de la farce Plumer, flamber et vider le perdreau en conservant son foie pour la farce et sa carcasse pour la confection d'un jus. Désosser et dénerver parfaitement les cuisses et retirer la peau. Retirer les filets, débarrasser la peau et les extrémités pour obtenir deux rectangles. Détailler le morceau de foie gras de canard pesant 100 g en 4 bandes de 1 cm sur 5 cm. Couper les 50 g de foie gras restant en petits dés. Émincer l'oignon et la gousse d'ail confits. Nettoyer le foie du perdreau. Couper la gorge de porc découennée en cubes réguliers de 2 cm de côté. Disposer le Cognac, le Noilly Prat et le Porto dans une petite casserole. Porter à ébullition, flamber puis laisser complètement refroidir. Brosser la truffe sous un fin filet d'eau froide, peler et conserver les parures pour la confection d'une sauce. Nettoyer brièvement les chanterelles dans un peu d'eau tiède. Les faire égoutter immédiatement. Chauffer un filet d'huile d'olive dans un sautoir, saisir les chanterelles à feu vif puis débarrasser. Ajouter une noix de beurre, faire mousser puis remettre les chanterelles pour les enrober parfaitement. Débarrasser sur une grille pour faire égoutter, saler et poivrer. Prélever 4 belles feuilles de chou vert, émincer la tige avec un couteau d'office. Porter une casserole d'eau fortement salée à ébullition et faire blanchir le chou pendant deux minutes. Rafraîchir immédiatement dans une glaçante puis faire égoutter et presser les feuilles à plat au travers d'un torchon. 3. Montage des pithiviers Assaisonner les filets et les découper en trois bandes de même dimension que celles de foie gras pour obtenir six bandes de perdreau. Assaisonner le foie gras et combiner les deux comme suivant ; Une lanière de perdreau, une de foie gras, une de perdreau, une de foie gras et terminer par le perdreau. Faire de même pour le second pithiviers. Disposer deux feuilles de film alimentaire sur le plan de travail. Détailler un cercle dans chaque feuille de chou aux dimensions du montage de perdreau et de foie gras en conservant un débord par rapport au rectangle. Disposer une feuille sur chaque couche de film. Diviser les champignons en deux et déposer sur la feuille de chou. Couvrir du montage au perdreau. Détailler la truffe en fines lamelles et couvrir chaque montage de tranches de truffe. Enfin couvrir avec les feuilles de chou restantes. Emballer chaque montage du film en serrant pour faire adhérer tous les éléments entre eux. Réserver pendant dix minutes au congélateur pour les refroidir parfaitement. Placer le hachoir avec les cuisses et parures de perdreau ainsi que la gorge de porc, le restant de foie gras et le foie de perdreau au réfrigérateur pendant dix minutes. Passer l'ensemble au hachoir grille N°5. Ajouter les alcools flambés, l'oignon et l'ail confit puis saler et poivrer. Réserver cette farce hachée au frais pendant dix minutes. Prélever deux fois 40 g de farce. Disposer deux feuilles de papier cuisson sur le plan de travail en indiquant le sens de montage au stylo. Déposer 40 g de farce sur chaque feuille aux dimensions d'un emporte pièce légèrement plus grand que celui employé pour le taillage du chou. Retirer le film des montages au chou et déposer chacun d'eux sur la farce. Diviser le restant de farce en deux et couvrir chaque montage en faisant coïncider les deux parties pour enfermer parfaitement les montages. Donner une forme de sphère à l'aide du dos d'une cuillère à soupe légèrement humide. Filmer et réserver pendant 15 minutes au congélateur. Préchauffer le four à 230°. Fraiser le plan de travail, diviser la pâte en deux tiers, un tiers puis en deux. Réserver les deux plus grandes parties au frais puis étaler les deux plus petites sur 3 mm d'épaisseur. Dorer l'ensemble de l'abaisse au jaune d’œuf. Disposer chaque demi sphère débarrassées du papier de cuisson sur la pâte étalée. Dorer le dessus de l'insert puis étaler les secondes abaisses sur 3 mm et couvrir les demi sphères en chassant progressivement l'air. Appuyer parfaitement avec les mains farinées pour que la pâte épouse la farce et que celle-ci soit d'une épaisseur identique au chapeau et au socle. Utiliser un emporte pièce rond pour finir de sceller la pâte et l'affiner là où elle fait contact pour que la cuisson soit homogène. Éliminer le surplus de pâte à l'aide de l'emporte-pièce. Dorer les pithiviers au jaune d’œuf et réserver 10 minutes au congélateur. Dorer une seconde fois et réserver 10 minutes supplémentaires. Dorer une dernière fois et faire reposer 10 minutes à nouveau. Chiqueter avec une pince puis réaliser des décorations et des cheminées.  Réserver 15 minutes supplémentaires au congélateur pour raffermir la pâte. Enfourner les pithiviers sur une petite plaque munie de papier de cuisson où sera indiqué le sens de montage. Faire cuire pendant 20 minutes puis laisser reposer pendant une demi-heure au dessus du four sur une petite grille pour éviter que le fond de pâte de se détrempe. 4. Préparation de la sauce Faire caraméliser le miel, déglacer avec le vinaigre et faire réduire de deux tiers. Ajouter le  jus d’orange et faire réduire de 3/4 en écumant régulièrement. Mouiller avec le vin, le Porto et le jus et laisser mijoter jusqu’à ce que la sauce soit sirupeuse. Ajouter le cacao, la gelée et le poivre, prolonger la cuisson de 2 minutes, chinoiser et réserver. 5. Finitions et dressage Laver et assaisonner la salade, disposer dans chaque assiettes. Ajouter la mostarda de Crémone. Monter la sauce au beurre et disposer dans une saucière. Remettre les pithiviers au four pendant 4/5 minutes. Le temps d'attente aura permis à la farce de tirer, c'est-à-dire de terminer sa cuisson sans agression. Disposer les pithiviers sur un plateau en argent et les découper devant les convives. Servir chaque moitié dans une assiette, verser la sauce en imbibant très légèrement l'intérieur du pithiviers. Déguster très chaud avec une excellente bouteille de vin. 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