La popote du cochon

La popote du cochon34 recettes

La popote du cochon - le blog de susminervam sur Cuisine Land

Toutes les recettes de "France"


Brownie "saute-aux-hanches"

Brownie "saute-aux-hanches"

Une bonne fois pour toutes : ce gâteau au chocolat d'origine américaine et qui pourrait, selon la légende urbaine être le fruit d'un oubli de levure, est une véritable bombe calorique ! Ça, c'est dit.Personnellement mes goûts ne me portent pas vraiment vers les gâteaux au chocolat mais là,..... je dois avouer que ..... je l'adore. La version originale est garnie de noix de pékan dont je ne suis pas vraiment adepte. Je préfère les remplacer par nos bonnes vieilles noix, fussent-elles de Grenoble ou du Périgord.

Christmas cake

Christmas cake

La période de Noël et son cortège de festivités est sans nul doute celle ou les cuisines – dignes de ce nom – entrent en ébullition. Toutes les cultures qui sont concernées par cette célébration religieuse – n'en déplaise aux mauvais coucheurs à la laïcité mal placée – offrent à cette même époque tout un arpège de plats sucrés et salés qui résonnent dans tous les coeurs, les esprits..... et les ventres. La perfide Albion n'est pas en reste et depuis plusieurs siècles propose quelques pépites pour célébrer dignement la Nativité. Toute le monde ou presque connait, au moins de réputation, le "Christmas pudding" qui fait faire la moue aux béotiens mais qui se révèle être un dessert d'une subtile alchimie. Qui n'a pas un jour, au collège ou au lycée, transpiré sur la traduction de la "recette traditionnelle" de ce dessert et frémi à la lecture de la quantité voire la nature des ingrédients. Accumulation limite indécente de fruits secs, la "pâte" ( batter, in English !) n'est là que pour "soutenir" la garniture. Très fortement parfumé et concentrant une quantité d'alcool effrayante, le Christmas pudding traditionnel ne peut se préparer sans recourir à un ingrédient incontournable que l'on se doit d'utiliser si l'on veut respecter la tradition. La graisse utilisée et appelée "suet" en Anglais, est une graisse d'une absolue pureté et totalement neutre en gout issue du règne animal. Présentée en petits granulés d'un blanc immaculé, le suet n'est rien d'autre que de la graisse de boeuf. Cette graisse est extraite de la couche graisseuse qui entoure les reins des bovins. Si la description peut paraitre dégoutante, il n'en reste pas moins que cette graisse est de loin la meilleure.Aujourd'hui, le suet est quasi introuvable en France et on peut à défaut se rabattre sur le saindoux de porc mais ce dernier reste tout de même un peu trop prononcé dans sa saveur. Pas grave, vu le reste des ingrédients, cette saveur disparait. Le Christmas pudding, comme son cousin le Christmas cake que je vais évoquer aujourd'hui, a une autre particularité : il se prépare TRES longtemps à l'avance ; des semaines, voire des mois et d'aucuns prétendent que certaines bonnes cuisinières du Royaume-Uni le préparaient même d'une année sur l'autre. Les sucres ( fruits et sucre ) alliés aux alcools en assuraient une excellente conservation. Si lon rajoute à cela une longue cuisson ( vapeur pour le pudding et au four pour le cake ), le gâteau ne pouvait que se conserver sans risque. Traditionnellement emballé dans du "brown" ou "parchment paper", le Christmas pudding reposait sagement dans les "pantries" ( garde-manger ) des gentils intérieurs outre-Manche. La différence entre le Christmas pudding et le Christmas cake vient d'abord de la cuisson et de l'état d'humidité. Le premier est cuit à la vapeur longuement avant de se dessécher dans sa période de repos pour finalement être imbibé d'un alcool chaud et flambé au moment de servir. Le Christmas cake quant à lui est cuit au four mais sera très régulièrement abreuvé de liquide ( ne nous voilons pas la face, de l'alcool ! ) durant tout son repos, soit un minimum de trois semaines. Le jour de la dégustation il sera donc bien moelleux et se dégustera ainsi, nature. Le pudding quant à lui est servi avec une généreuse quantité de "custard" bouillant. Le custard est un ancêtre de notre "crème anglaise" mais est un fait à mi-chemin entre la crème anglaise et sa grande soeur la pâtissière.Le Christmas cake, si l'on respecte la tradition est également recouvert d'une couche de pâte d'amande avant de disparaitre sous une couche immaculée de fondant ou de pâte à sucre. Aujourd'hui donc, je souhaitais vous livrer ma recette ( résultat de plusieurs tentatives ). Ne soyez pas surpris de la quantité de fruits mais le succès du gâteau repose sur cette abondance.

Tarte à l'oignon et au comté.

Tarte à l'oignon et au comté.

Une belle et généreuse entrée... une de ces recettes que je fais à l'oeil...... toutefois, la recette m'a été demandée alors je vais essayer de la coucher ici-même. Traditionnelle en Alsace, cette tarte salée est facile à préparer. Ma version en est une déclinaison. Je l'aime très épaisse et surtout très cuite; rien de plus désagréable que ces kyrielles de tartes salées "fourzitou" aux fonds blancs, détrempés donc... pas cuits.Pour la pâte, il va sans dire qu'elle est faite maison, "à la gougoutte et au beurre" comme disait maman..... mais dans mon cas, les tartes salées adorent se lover sur une pâte salée faite soit au saindoux soit à la graisse de canard !

Canelés bordelais

Canelés bordelais

Le canelé connait un regain d'intérêt depuis quelques années. Cette spécialité bordelaise que j'ai personnellement découverte en 1991 alors que je venais d'arriver dans la proche région est assez peu commune et on peut le dire, ne ressemble à rien d'autre.Délicieux petit gâteau très fondant et parfumé sous une croute très craquante, il est vite devenu incontournable lors de mes virées rue Sainte Catherine. Une grande maison bordelaise les vendait dans la rue, sur des petits étals roulants aux couleurs de la marque.Le canelé est à la fois très simple à préparer mais suffisamment difficile à réussir pour dissuader quiconque a essayé au moins une fois.Il se cuit traditionnellement dans des moules de cuivre, qui, je le reconnais, coûtent un demi-bras. J'en ai quelques uns qui datent de cette époque mais pour bien faire il en faudrait 24, ce qui représenterait un investissement fort conséquent. J'ai - comme beaucoup - succombé à la mode du silicone mais mes premiers essais se sont révélés totalement catastrophiques.La raison en est simple : les canelés ( vous noterez que l'on écrit ce mot avec un seul N ! ) sont originellement cuits dans des moules individuels en cuivre qui conduisent parfaitement la chaleur, d'où le succès de la croute du canelé. Or le silicone, s'il présente plusieurs avantages certains ( encore que .... ), a ceci de particulier qu'il n'est absolument pas conducteur de chaleur, d'où un ratage quasi systématique. J'ai fait quelques essais et suis enfin parvenu à produire des canelés en tous points identiques à ceux que je dégustais à Bordeaux il y a presque trente ans.Je vous invite à suivre mes indications scrupuleusement. Tout réside dans la cuisson et dans la maîtrise du four.Ah oui, indispensable et incontournable : la préparation à canelés se fait OBLIGATOIREMENT un minimum de douze heures avant la cuisson.

Oeufs à la provençale

Oeufs à la provençale

Si d'aucun doivent chérir la mémoire de mon père, je pense que tous y attacheront l'image du jardinier. Son jardin, même s'il était plutôt rigoureux voire austère et sans fantaisie suscitait l'admiration de tous. Papa était un fin jardinier. Sa production ravissait tout l'entourage proche : famille, voisins et amis. Personne ne quittait la maison, au gré de saisons sans sa feuille de journal roulée qui pouvait contenir soit une grosse et belle salade, soit des courgettes monstrueuses et durant l'été ses sublimissimes tomates. Peu enclin à la fantaisie il s'est toujours cantonné à quelques variétés, qu'il semait, faisait lever, repiquait en châssis et plantait finalement en rangs tirés au cordeau.Qui de nous ne se souvient pas de lui, en marcel bleu, le soir à la tombée du jour, arrosant inlassablement ses tomates et toutes ses autres plantations, tirant de l'eau dans le "tonneau" ou puisant dans les arrosoirs de fer qui avaient chauffé toute la journée sous l'étendage à linge.C'est bien connu, en vieillissant on chérit ces images, ces odeurs et ces tomates.Lorsque ses tomates - qui très souvent terminaient leur maturité alignées sur les murets - étaient à point, nous avions très souvent droit aux "oeufs à la provençale". Ce plat simple, sans chichi, s'alignait avec la "casse de patates sautées" ( coupées inexorablement par son petit couteau en cubes très petits ) ou encore à l'énorme saladier de salade verte avec la sauce maison, à la moutarde s'entend, avec sa grosse échalote et ses deux ou trois gousses d'ail hachées. On ne parlait pas d'étoiles, on ne visait pas haut mais ces repas, "sous la véranda" valaient les plus chics des restaurants.Les oeufs à la provençale !

Flan parisien

Flan parisien

Quoi que l'on puisse en penser l'lIe de France est un terroir, et en tant que tel, cette région a ses recettes que l'on a plutôt tendance à dédaigner ; en effet, le terroir n'est pas une accumulation d'images d'Epinal avec hommes en sabots et femmes a costumes fleuris ! L'Ile de France a longtemps été un immense jardin maraîcher qui alimentait le "ventre de Paris". N'oublions pas les asperges d'Argenteuil, les poires et les pêches des "murs à pêchers", le vrai jambon de Paris, les cultures de champignons dans les carrières de gypse et autres souterrains du génie militaire des petites et grandes couronnes....... et le flan. Oui un bon vieux et vrai flan dit "parisien". Pas si simple que cela à réussir. Il m'a fallu plusieurs tentatives pour parvenir au résultat escompté à savoir ce bon flan bien dense, plutôt lourd en bouche, juste sucré comme il faut et délicatement parfumé et SURTOUT pour obtenir sa signature : sa sublime croûte brune/noire, sa carte d'identité!

Linzer torte

Linzer torte

L'Autriche est connue pour deux desserts emblématiques, le premier qui a fait pérenne la réputation de l'hotel SACHER, la Sachertorte ( gateau au chocolat et abricot glacé ) et le second, la Linzertorte. La linzertorte a voyagé pour "coloniser" l'Alsace. Ce dessert fait aujourd'hui partie des recettes traditionnelles alsaciennes. Il s'agit d'une délicieuse tarte sablée garnie de confiture de framboises. La recette autrichienne originale, qui date du XVIIème siècle se faisait avec de la confiture de groseilles.Il faut utiliser de la confiture de framboises dans cette recette et surtout pas de gelée. On doit bien sentir les pépins à la dégustation. La poudre d'amandes qui entre dans la composition de la pâte peut tout aussi bien être remplacée par de la poudre de noisettes. Ma recette, que j'apprécie, compte aussi sur l'intervention de cacao noir en poudre. Cet ingrédient est facultatif mais.... moi j'aime bien.

Couscous

Couscous

Les sondages récurrents placent le couscous comme le  plat favori des Français. Si ce n'est pas une belle preuve d'intégration !Le couscous est un mets désormais adopté de tous et la métropole regorge de restaurants proposant des couscous au goût des clients.Toutefois, comme tout plat traditionnel, il connaît autant de variantes que d'origines ou encore que de cuisinières et cuisiniers.Très largement présent dans toute l'Afrique du Nord, jusqu'en Libye, on en trouve historiquement des traces jusqu'en Sicile voire dans les Balkans avec un équivalent en Albanie.Le couscous reste traditionnellement un plat complet qui se compose d'une céréale ( semoule de blé, orge mondée, etc. ), de protéines végétales ( les pois chiche ) et d'un ragoût de légumes du cru allant du légume vert aux féculents.Le couscous de terroir ne comportait originellement pas d'apport carné. La viande est venue, au gré des siècles et des influences en l'espèce de la viande ovine ou bovine. Les traditions juives séfarades ont porté aux nues les boulettes de viande ou la merguez.         En France, les restaurateurs flattent les gaulois que nous sommes en présentant des couscous dit "royaux" qui offrent un choix de viandes diverses et variées en même temps.Le couscous est recensé sur le continent africain bien avant l'Islamisation du Maghreb. Les traces archéologiques d'ustensiles culinaires s'apparentant au fameux couscoussier ont été découvertes tant en Kabylie qu'aux abords de l'Atlas.Étant répandu dans toute cette partie du continent, le couscous n'est jamais connu sous ce même vocable. Au gré des langues et des régions on parle de couksi, barbucha, seksu, kseksou voire ta'am ( nourriture ) ou encore na'ma ( bénédiction ) !J'ai personnellement fait mes premiers pas dans le monde du couscous familial avec une dame algérienne et un ami kabyle algérien. Leurs couscous, s'ils pouvaient différer un peu, avaient toutefois un point commun que je considère comme une belle garantie d'authenticité : ils étaient simples. Si une viande vient enrichir le ragoût, on ne choisit qu'une seule viande.Je souhaite ici vous proposer le couscous de mon ami kabyle.Pas d'inquiétude, hormis la semoule qui demande un petit tour de main, la recette est très abordable.

Choucroute

Choucroute

Alors...... comment dire ? Comme toutes les grandes recettes du terroir français, il existe autant de versions de choucroutes que de régions en Alsace et que de bonnes cuisinières. Moi je n'ai qu'un seul critère de choix et qui me semble être un gage de qualité : il faut impérativement que les ingrédients soient cuits en même temps et surtout pas de manière séparée ( exception faite des saucisses de Strasbourg ) comme dans certains très mauvais restaurants qui prétendent mettre à leur table cette spécialité hautement enviée et qui vous servent un truc immonde avec un choux saumuré cuit d'un côté ( donc acide ) et les garnitures cuites et servies à part !Une précaution : acheter des garnitures fumées et non fumées de qualité.Ma choucroute est à la bière, ce qui évite 1/ l'acidité du vin et 2/ en favorise la digestion.

Gyosas

Gyosas

Ces petits raviolis japonnais sont très en vogue chez les bobos parisiens et je reconnais y avoir succombé ! On voit fleurir à Paris bon nombre de "bars à gyosas" qui proposent pour une grosse dizaine d'euros 12 pièces à consommer sur place ou à emporter. Le gyosa est un petit ravioli de farine de froment fourré d'une farce au porc mais on peut envisager de décliner la farce à l'envi et de varier les ingrédients. La constante restant le poireau, le gingembre, l'ail et l'oignon. La particularité du petit gyosa tient dans son double mode de cuisson qui associe le grillé et la vapeur !

Gâteau basque

Gâteau basque

Un gâteau phare de la gastronomie hexagonale, emblème - entre autres - de cette magnifique région qu'est le Pays basque.... de CES magnifiques régions devrait-on dire. Le Pays Basque a ceci de merveilleux qu'il concentre tous les types de reliefs et par voie de conséquence toutes les cultures. Oscillant entre l'Espagne et des origines encore mystérieuses, cette région regorge d'excellents produits et le gâteau basque en est un. Décliné sous deux formes, à la crème pâtissière parfumée à l'amande et au rhum ou aux cerises noires - obligatoirement celles d'Itxassou - c'est un dessert ou un goûter fort savoureux.Je choisis de vous proposer ma recette du gâteau basque à la crème.

Mauricettes

Mauricettes

Un petit délice qui nous vient directement d'Alsace. Cousine éloignée du bretzel ( panification et pochage identiques ), la mauricette, voire moricette, est un petit pain salé qui accompagne les repas ou qui, au gré des humeurs et des saisons se transforme en petit sandwich. A Noël, coupée en deux, toastée et garnie d'une belle tranche de foie gras mi-cuit. On en reparlera !

Gâteau Dédée

Gâteau Dédée

Le gâteau de nos campagnes. Un biscuit aérien qui sert de base à toutes les préparations pâtissières mais qui sait aussi tout simplement accompagner les "quatr' heures" chez nous. Servi nature, coupé et garni de confiture maison, couvert d'une crème au beurre..... C'est la biscuit universel par excellence qui se rapproche vraiment du biscuit de Savoie. Ma grand-mère et ma mère le préparaient dans une cocotte en fonte noire, fermée et au four. J'ai conservé la cocotte de ma chère grand-mère - que je n'ai, hélas, jamais connue-. Il s'agit d'une vraie cocotte de fonte, une "PIED-SELLE" n° 9 et je ne la conserve que pour la cuisson de ce bon gâteau. La recette est un peu partout la même mais je mets en ligne ici celle qui m'a été donnée par ma belle-soeur : le gâteau à la coquille, dira-t-on ! 

Le "tôt-fait" de la Jeanne

Le "tôt-fait" de la Jeanne

J'ai déjà mentionné feue notre bonne cousine Jeanne, cousine de ma grand-mère maternelle. Demoiselle très pieuse, elle vivait dans un petit logement à Epoissottes, hameau du célèbre village d'Epoisses qui doit sa renommée à la production du fromage éponyme, dont la fromagerie Berthaut à longtemps prolongé la seule et unique recette.Dans cette partie de l'Auxois, le semurois, on utilise beaucoup le fromage dit "gras". Il s'agit en fait d'un fromage frais salé, au lait entier. Ce même fromage, affiné et lavé au marc de Bourgogne donnait naissance à l'inénarrable fromage d'Epoisses. Il est vrai que les "nez creux" reculent devant un Epoisses affiné mais ce qu'ils ignorent, c'est que la douceur du fromage est inversement proportionnelle à son odeur amoniaquée. Même schéma pour le Maroilles ou le Vieux-Lille au demeurant !Notre bonne Jeanne, lors de ces séjours dijonnais, nous régalait souvent le soir de son "tôt-fait" : un plat simple, à mi-chemin entre la flognarde ( ou flaugnarde ) et le soufflé.

Tiramisù

Tiramisù

On entend et lit un peu n'importe quoi en matière de tiramisù ; s'il est bien une recette qui est galvaudée c'est bien celle-ci avec des variantes impossibles. Ce que tout le monde arrange à sa sauce en révisant la recette à grands coups de fruits et autres biscuits n'est autre que le diplomate français ou le triffle britannique.Le tiramisù original ne mérite pas tous ces avatars et à défaut d'être protégé essayons de respecter les fondamentaux de ce délicieux dessert. Les origines sont assez controversées mais il semblerait que loin d'être "ancestral", ce dessert soit né .......... après la seconde guerre mondiale, en Italie bien sûr.Le tiramisù ( "tire-moi vers le haut" en Italien ! ) est un entremet simplissime mais qui exige des ingrédients de qualité.En premier lieu, mes quelques passages répétés à Milan chez M...... m'ont définitivement fait adopter l'usage des Pavesinis, petits biscuits mi-secs, assez courts qui se révèlent parfaits pour la préparation du tiramisù. On les trouve partout en France aujourd'hui y compris en grandes surfaces mais pour éviter de trop chercher, autant se diriger directement vers une épicerie italienne.                                                                                                           ( un gros défaut : ils sont chers ! ).                              Le second ingrédient est le mascarpone. Il s'agit d'un fromage ( et non, ce n'est pas de la double crème ) traditionnemment de bufflonne ; fromage tiré de la crème du lait du même animal chauffé et caillé.( euhhh c'est la crème que l'on chauffe, pas l'animal ! ).                                        Et pour en finir avec les incontournables : l'alcool. Moi je suis fidèle à la recette que j'ai apprise en Italie et je persiste à utiliser cette liqueur à l'amande qu'est l'amaretto. Titrant un petit 28°, cette liqueur douce peut parfois être fabriquée avec des fruits à noyaux tels que les abricots ou encore les pêches. Moi j'ai toujours une bouteille de "Disaronno" à la maison.                                              

Tarte Simplon Express

Tarte Simplon Express

Une jolie tarte salée qui réunit la France et l'Italie. A l'image du Simplon Express, j'ai fait se rencontrer la Bourgogne et le Nord de l'Italie. Un version "revisitée" ( c'est dans l'air du temps ) de la banale tarte à la tomate.                                               

Saucisson brioché

Saucisson brioché

La cuisine lyonnaise n'a rien à envier au reste de la France. Elle est variée et s'appuie fortement sur les produits carnés essentiellement issus de la viande de porc.Le saucisson brioché est une entrée savoureuse très simple à réaliser, le plus grand défi étant de parvenir à trouver un très bon saucisson de Lyon. Il faut solliciter le charcutier pour obtenir un vrai saucisson de Lyon que l'on appelle aussi  " saucisson à cuire ". On le trouve soit nature, soit encore pistaché ( ma préférence ).

Pommes de terre "syriennes"

Pommes de terre "syriennes"

En Martinique j'ai, entre autres, fraternisé avec un homme de mon âge. Un commerçant d'origine syrienne installé au Lorrain où je vivais. Il faut savoir qu'en Martinique, il existe une grande communauté de syriens. Ces hommes, ces femmes et leurs descendants, sont ceux qui ont fui les persécutions religieuses d'après 1940, étant chrétiens. Ils se sont réfugiés aux Antilles et plus spécialement en Martinique. On les retrouve à Fort de France en grande majorité et tous sont commerçants : il vendent des vêtements.Mon ami Bachar, le coeur sur la main, n'avait de cesse de me faire plaisir et il n'est pas une fois où je rentrais le saluer dans sa boutique, que je ne ressortais avec un tee-shirt ou encore un bermuda. S'étant marié avec une charmante jeune femme, il m'a un jour invité à déjeuner. J'ai eu droit à un plat de viande grillée sur un lit de bulghur et noyé dans du yaourt..... délicieux.Une autre fois où nous étions seuls, il a tenu à me préparer des pommes de terre, comme il les faisait chez lui, en Syrie. Quelle ne fut pas ma surprise de réaliser qu'il était en train de préparer des brochettes !!!!!!!! Jamais, ô grand jamais je n'ai mangé des pommes de terre comme ça.

Pain d'épices

Pain d'épices

     Il existe de nombreuses variétés de pain d'épices et autant de villes tant en France qu'à l'étranger qui peuvent s'enorgueillir de mettre en avant cette spécialité.Reims, Sens, l'Alsace, l'Allemagne (Ulm), l'Angleterre offrent toutes un pain d'épices dont les recettes sont parfois très différentes. La base toutefois, reste unique : une farine, du miel et des épices.Le pain d'épices de Dijon se distingue essentiellement par le recours à la farine de blé alors que les autres sont très souvent faits à base de farine de seigle.Le pain d'épices est plus que millénaire ; si des traces de pain de sésame au miel sont connues et répertoriées en Egypte antique, Rome mettait aussi à sa table des préparations faites de  pâtes frites au miel. Le pain d'épices tel que nous le connaissons en occident viendrait quant à lui de l'extrème-orient et l'on avance l'hypothèse qu'il descendrait en droite ligne d'un pain/gâteau chinois (le mi-kong), pain dont la réputation de très longue conservation aurait séduit les troupes du terrible Gengis Khan.  Ce pain aurait cheminé à travers le continent avant d'échouer au Moyen-Orient. De là, des Croisés le rapportèrent dans les Flandres et la jeune comtesse de Flandres et d'Artois, également duchesse de Bourgogne, Marguerite de Flandres aurait apporté cette préparation à Dijon, siège du duché.         Du fond de sa retraite du château de Germolles ( Saône-et-Loire), notre bonne duchesse nous a transmis cette spécialité qui fait encore la renommée de notre bonne vieille ville de Dijon.Jusque dans les années cinquante, la région comptait plus de quarante artisans "pain-d'épiciers". Aujourd'hui, seules deux maisons ont survécu : "Mulot et Petitjean" et "Auger".Personnellement moi, c'est ma madeleine de Proust. Entrer dans la boutique sans âge de Mulot et Petijean, contempler les boiseries anciennes et pâtinées, marcher de la pointe des pieds sur le carrelage coloré et sentir.... sentir cette odeur si caractéristique de "notre" pain d'épices. L'anis et l'anis étoilé parfument la pâte du pain d'épices de Dijon. Quel tourbillon de parfums, d'odeurs, de formes.....J'ai toujours été impressionné par les monstrueux "pavés de santé", ces pièces rectangulaires de plus de six kilos que l'on détaillait et vendait au poids. Nous allions fort souvent en acheter pour les grand- tantes, car au delà de la gourmandise, le pavé de santé était appelé ainsi car on lui prêtait une vertu indéniable : " ça fait aller " !!!!!!!!Les pains fourrés de confiture d'orange, les nonnettes, les glacés minces, les sujets .......Le goût de mon enfance ? oui, une tartine de pain d'épices plutôt sec, beurré et trempé dans un cacao au retour d'une partie de neige au pied des vignes du plateau de Chenôve, tout ça les pieds collés contre le radiateur de la salle à manger !Je fais encore régulièrement du pain d'épices sans toutefois chercher à égaler mon bon vieux pavé de santé. La recette diffère en tous points mais le goût est là. Je vous propose mon pain d'épices.Pour deux pains il faut : ( vous êtes prévenus, c'est une bombe calorique )

Millet de courge

Millet de courge

Encore une fois, un dessert qui n'est pas sans faire remonter de bons souvenirs.Les courges plantées au bout du champ de patates qui courraient au grand désespoir de "la" tante Simone........ et quelles courges( en Bresse, celle de Papa, on prononce "Keudje" ) Une ferme bressanne avec son "sevron" ( avancée du toit ) où séchaient les "panouilles ed'treuki" ( les épis de maïs ).Gardées longtemps dans la "petite cave", elles nous promettaient un de nos desserts favoris et réellement bressan. Un plat que Maman avait appris avec ma Tante et dont elle nous régala toute notre enfance, et plus encore.Chez nous la courge est le nom générique pour tous les potirons et autres potimarrons. On utilise indifféremment le "Rouge d'Étampes", le "Gros de Paris", le "Galeux d'Eysines", ... la liste est longue. Il faut de toute façon choisir un fruit bien mûr à la chair orange vif et très ferme. Le millet est un dessert facile à faire, bon marché et rapide à préparer. 

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