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Renards Gourmets – Deux gastronomes en gants de velours

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Albufera de poulette, légumes au pot

Albufera de poulette, légumes au pot

Poulette bressane à l'Albufera, salmigondis de légumes oubliés cuits comme dans un pot Poulette à l'Albufera © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : moyencoût : cher +/- 3 heures Ingrédients :  Pour la poulette  une poulette de Bresse poivre blanc du Penja fleur de sel  Pour la sauce Albuféra 15 cl de bouillon de volaille 2 cl de Porto blanc 2 cl de Madère 0,5 cl de Cognac 15 cl de crème fleurette 60 g de foie gras mi-cuit poivre blanc du Penja fleur de sel Pour la garniture 2 petits artichauts pointus 1 citron jaune 1 côte de céleri 1 poireau crayon 1 petit céleri rave 2 mini navets 2 héliantis 2 carottes jaunes fanes 2 scorsonères 1 radis daïkon 1 radis greenmeat poivre blanc du Penja fleur de sel beurre sucre vinaigre de Barolo Nous devons la recette de la poulette Albuféra au chef cuisinier français Adolphe Dugléré. Né à Bordeaux en 1805 et décédé à Paris en 1884. C'est grâce à son père Jean Dugléré qu'Adolphe trouva sa voie. Élève de l'illustre Carême, Dugléré officia à Paris au Café Anglais à l'angle du boulevard des Italiens et de la rue de Marivaux. Il fut également cuisinier au Trois frères provençaux en compagnie du célèbre Casimir Moisson connu pour sa timbale Nantua, son caneton à l'orange ou ses tournedos Rossini. En plus de la recette de la poulette Albuféra, Adolphe Dugléré reste célèbre pour ses pommes Anna et pour ses recettes de bar et de sole qui portent encore son nom. Il conseilla même le brillant Alexandre Dumas pour son Dictionnaire sur la gastronomie. Le nom d'Albuféra vient du maréchal d'Empire Louis-Gabriel Suchet duc d'Albufera (une région au sud de Valence dans l'Horta espagnole). Si l'association de la poulette ou de la poularde et de la sauce Albuféra est une idée d'Adolphe Dugléré, la sauce est une création de Marie-Antoine Carême qui la nomma en l'honneur du maréchal. Plus tard, Auguste Escoffier dans son Guide culinaire codifiera la recette. Cette onctueuse sauce à base de fond de volaille, d'alcools, de foie gras en terrine et de crème est exceptionnelle sur une poulette pochée ou dans des vol-au-vent agrémentés de quenelles de volaille et de crêtes de coq. Cette recette peut être enrichie de lamelles de truffe blanche ou noire en fonction de la saison. Utilisez les parures ou du jus de truffe pour compléter la sauce Albuféra. Nous avons dégusté ce plat avec une bouteille de Vouvray, Les trois argiles (2019) de chez François Pinon disponible chez Vins étonnants. 1. Préparation de la sauce Albuféra Lever les filets et les ailerons de la poulette, conserver les abats, les cuisses et la carcasse pour une autre préparation. Dans une casserole, porter le bouillon de volaille à ébullition. Ajouter les ailerons, baisser le feu et laisser mijoter pendant deux heures à tout petits bouillons. Chinoiser puis ajouter les alcools, porter de nouveau à ébullition et faire bouillir pendant 5 minutes. Ajouter la crème et le foie gras en terrine et prolonger l’ébullition de 10 minutes. Chinoiser de nouveau et réserver au bain-marie. La sauce doit être bien nappante. Rectifier l’assaisonnement en sel et poivre si nécessaire. Tenir chaud sans plus faire bouillir. 2. Préparation de la garniture Peler, tourner, laver tous les légumes. Donner des formes harmonieuses. Réserver dans l’eau citronnée. Conditionner sous-vide avec du sel et du poivre. Programmer le bain-marie à 90°. Faire cuire les scorsonères, les navets et le céleri rave pendant une heure. Ajouter le poireau à mi-cuisson. Stopper la cuisson dans une glaçante. Baisser la température à 85° et faire cuire les artichauts et les carottes pendant une heure. Ajouter héliantis et radis daïkon au bout de 15 minutes puis les côtes de céleri une demi heure avant la fin. Plonger les légumes dans une glaçante pour stopper la cuisson. 3. Préparation de la poulette Dénerver et dégraisser soigneusement les filets de poulette, assaisonner et les rouler dans du film alimentaire pour leur donner une forme harmonieuse. Disposer dans un sac de cuisson sous-vide et faire cuire au bain-marie pendant 1h30 à 62°. 4. Finitions et dressage Réunir tous les légumes dans un sautoir avec une grosse noix de beurre et une pincée de sucre. Enrober les légumes de beurre en les faisant sauter. Glacer avec un peu de sauce Albuféra et ajouter un trait de vinaigre. Disposer les filets sur une grille, les napper de sauce Albuféra pour les laquer. Disposer les légumes et les filets dans des assiettes chaudes, garnir de sauce bien chaude. Terminer par quelques tranches de radis greenmeat cru taillé à la mandoline. Poulette à l'Albufera © Renards Gourmets Poulette à l'Albufera © Renards Gourmets Poulette à l'Albufera © Renards Gourmets Home Recettes Hiver Facebook Pinterest Instagram

La Chasse

La Chasse

La Chasse De plumes ou de poils, le gibier nous inspire. Voici notre sélection de recettes issues du monde de la chasse.Cliquez sur les photos pour ouvrir les recettes. Le Poil Filet de sanglier à la feuille de châtaignier, jus aux arbouses et aux baies de myrte, pulenda et pommes sauvages. Lièvre de Beauce à la royale, essences de chartreuse et de poivre long. Harestecks de capucin à la façon du marquis de Sombreuil, macaroni au gratin, truffe noire Rigatoni à la saucisse de sanglier, chou noir de Toscane et noisettes Civet de lièvre aux herbes sauvages, pappardelle à la farine de châtaignes, noix fraîches confites. Fines tourtes feuilletées de lièvre de plaine, sauce royale, salade amère au vinaigre de vin-vieux Terrine de lièvre au foie gras et aux truffes, christstollen de Dresde, moutarde de Crémone et salade de Radicchio. Râble de lièvre poudré d'épices, sauce aux coings, garniture automnale au vinaigre de vin. Dos de venaison en feuilletage, sauce miroir Chevreuil au poivre sauvage, gratin de fruits et légumes d'automne Cuissot de marcassin aux fruits d'hiver, sauce agrodolce de Toscane. La Plume Grouse aux essences de cognassier, navets confits, fruits noirs épicés, chanterelles et noix fraîches. Pithiviers de perdreau au foie gras et à la truffe, chou vert, chanterelles jaunes et sauce agrodolce Alouettes des champs sur canapé Escabèche de perdreau à la Castillane conservée dans une petite jarre, salmigondis de salades en amertume. Cane sauvage en croûte d'or, sauce rouennaise à la goutte-de-sang, chicorée à l'huile de noix Bécasse des dieux cuite sur une tresse d'ail fumé d'Arleux, jus d'oiseau au long bec Chartreuse de poule faisane au chou à la Périgord, miroir aux essences sauvages L'Oreiller des Oiseaux ou Belle Aurore, moutarde de Crémone, salade de Castelfranco. Gnocconi au ragù de canard et au blettes comme à Venise. Salmis de sarcelle aux blettes et aux anchois, jus aux olives taggiasche, navets noirs de Pardailhan. Colvert enveloppé de cacao amer et fumé sur fèves et genièvres, raves et poires au pu-erh.

Cappelletti à la truffe blanche d’Alba

Cappelletti à la truffe blanche d’Alba

Cappelletti à la farine de châtaigne, farce gourmande, fin consommé crémé de poule faisane à la fine de cognac, truffe blanche d'Alba Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : moyencoût : cher+/- 4 heuresIngrédients :Pour le consommé  une poule faisane6 échalotes1 l de bouillon de poule10 cl de cognac3 cl d'huile d'olive30 g de beurre2 branches de fenouil sec6 grains de poivre blanc du Penja une carotteune branche de céleriun oignonune gousse d'ail100 g de maigre de veau ou de volaille hachéPour la farce gourmandehuile d'olivebeurre80 g de têtes de cèpes3 échalotes grises70 g de ris de veau préparé60 g de châtaignes cuites5 g de persil1,5 cl de jus de veau70 g de foie gras confit Pour les cappelletti 86 g de farine de châtaigne332 g de semoule66 g d’œufs (+ 1 jaune)1,5 g d'huile de noixune pincée de sel Pour les finitions30 cl de consommé 2,5 cl d'huile de truffe blanchepoivre blanc du Penjavinaigre de Barolo un litre de bouillon de volailleune truffe blanche d'Alba de 40 gHeureux sont les habitants des Langhe dans le Piémont où abondent truffes blanches, cèpes, châtaignes ou encore noisettes et petits gibiers. L'automne y est une fête gourmande infinie où l'on se régale de ce qu'offre la forêt en abondance. Pour ne rien gâcher c'est aussi là qu'est produit le célèbre Barolo, quoi de meilleur pour accompagner pareilles merveilles sylvestres. 1. Préparation du consommé de poule faisanePlumer, flamber et vider la poule faisane. La découper en morceaux réguliers et la faire rissoler dans un mélange de beurre et d'huile d'olive. Émincer finement les échalotes et les faire suer à feu doux. Mouiller avec le cognac puis ajouter le bouillon de poule chaud, les grains de poivre et les bâtons de fenouil, porter à frémissement puis laisser mijoter pendant deux heures.Chinoiser en foulant, vérifier l’assaisonnement.Hacher finement la garniture. Mélanger le veau haché, clarifier l’œuf et mélanger le blanc au veau. Combiner le veau et les légumes. Disposer dans une cocotte avec quelques glaçons.Dégraisser le bouillon de poule faisane, le chinoiser au dessus de la cocotte. Mélanger et faire cuire à feu doux sans cesser de mélanger. Dès l’ébullition une couronne se forme en surface, récupérer le consommé clair au centre de la couronne et verser dans un bol à travers une étamine très fine.Réserver le consommé ainsi obtenu.2. Préparation de la farce gourmandeTailler les têtes de cèpes en petits morceaux, les faire saisir à l'huile d'olive dans une cocotte. Ajouter les échalotes finement ciselées et faire étuver quelques minutes. A part, détailler le ris de veau en petits morceaux et les faire sauter au beurre noisette. Ajouter les châtaignes concassées et le persil finement haché. Laisser mijoter quelques minutes à feu très doux. Ajouter le jus de veau et le foie gras taillé en dés. Mélanger le tout pour créer une liaison. Faire refroidir immédiatement dans un bol posé sur un lit de glace.Réserver au frais.3. Préparation des cappellettiTamiser la farine de châtaigne et la mélanger avec la semoule. Ajouter une pincée de sel fin, former un puits avec la farine puis ajouter  les œufs et l'huile au centre. Travailler la pâte jusqu'à ce qu'elle soit lisse et homogène et la faire reposer 30 minutes au frais sous un film.Étaler la pâte très finement en utilisant un laminoir et en commençant par la replier sur elle-même pour lui donner du corps.Hacher très finement la farce prise et former les cappelletti.4. Finitions et dressagePorter le consommé  et le bouillon de poule à ébullition.Faire cuire les cappelletti dans le bouillon de poule pendant quelques secondes. Les transférer avec une araignée dans le consommé bouillant. Ajouter l'huile de truffe, le poivre fraîchement moulu et un trait de vinaigre. Servir immédiatement et ajouter la truffe blanche devant les convives. Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets Cappelletti à la farce gourmande © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Tripes à la romaine

Tripes à la romaine

Tripes à la romaine, huile de menthe fraîche Tripes à la romaine © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : facilecoût : bon marché +/- 8 heures Ingrédients : Pour les tripes 750 g de tripes de veau ou de bœuf 1 carotte 1 oignon 1 branche de céleri 1 zeste d'orange séché 6 grains de poivre 3 feuilles de laurier 3 clous de girofle gros sel vinaigre Pour la sauce 100 g de guanciale huile d'olive 1 carotte 1 oignon 1 branche de céleri 1 gousse d'ail en chemise 1 peperoncino séché 100 g de pecorino romano poivre noir fleur de sel 4 feuilles de menthe sauvage 3 clous de girofle 1/2 verre de vin blanc sec 300 g de purée de tomates 1 verre d'eau Pour l'huile de menthe 6 feuilles de menthe sauvage 100 g d'huile d'olive Pour les finitions huile d'olive extra vierge menthe sauvage fraîche pecorino romanopoivre noirpain de campagne  Les tripes à la romaine est un plat très ancien typique de la cuisine pauvre de l’Italie centrale. Comme souvent, ce plat populaire est devenu rare et prisé par les gastronomes romains. Les tripes n’en restent pas moins un plat bon marché préparé traditionnellement le samedi midi. Devant les trattorias trasteveres on peut souvent lire l’inscription « sabato trippa ». Presque toutes les grandes villes d'Italie comptent au moins une recette de tripes, elles sont invariablement préparées avec de la tomate. Cependant celles de Rome parfumées de menthe sauvage de la région ont ce petit quelque chose en plus qui les rendent absolument délicieuses. La seule façon de savoir si vous avez affaire à un vrai italien c'est de lui parler des tripes à la romaine. Un vrai de vrai aura les yeux animés de constellations dans l'instant. Et le cœur battant. Puis il vous demandera où vous avez acheté vos tripes pour pouvoir s'en préparer le plus rapidement possible.  Si vous aviez vu le visage de Salvatore, le sicilien, quand Esther lui a parlé de ce plat, ou entendu Paolo, le vénitien, quand il a crié de joie au téléphone à l'idée de pouvoir avoir sa part  (et surtout le plus vite possible)... Voilà bien la façon de rassembler toute l'Italie ! NOTE : Ce plat peut être préparé à l'avance et réchauffé il n'en sera que meilleur. En général nous en préparons une très grande quantité, réservons une partie après cuisson des tripes que nous pourrons congeler puis parfumer différemment plus tard ainsi qu'une quantité préparée dans la sauce à base de tomate et également congelée en portions. L'huile de menthe est optionnelle. La menthe sauvage peut être remplacée par de la menthe pouliot séchée ou de la menthe fraîche classique. Nous avons dégusté ce plat avec une bouteille de Selvadoce Rosso (2013). 1. Préparation des tripes Faire tremper les tripes dans une bassine d'eau légèrement salée et vinaigrée et les frotter pour les nettoyer. Disposer dans une grande casserole d'eau légèrement salée et vinaigrée, porter à ébullition et faire cuire vingt minutes. Éliminer l'eau, rincer les tripes, laver la casserole et redisposer les tripes à l'intérieur. Ajouter une carotte, une branche de céleri et un oignon grossièrement coupés ainsi que 3 clous de girofle, 6 grains de poivre noir, un zeste d'orange séché et trois feuilles de laurier. Saler légèrement et ajouter également un trait de vinaigre. Porter de nouveau à ébullition et faire cuire pendant cinq heures à frémissement. Ajouter de l'eau si nécessaire. Laisser complètement refroidir les tripes dans le bouillon. Éliminer la garniture, rincer et faire égoutter les tripes. Ainsi préparées, les tripes peuvent être soigneusement séchées et congelées pour d'autres préparations. Sinon les découper en lanières régulières de 1 cm de large et de toute leur longueur (soit entre 5 et 6 cm environ). 2. Préparation de la sauce Retirer la couenne du guanciale et tailler en fine julienne (de la dimension d'une allumette). Disposer dans un plat en terre cuite et faire fondre doucement le guanciale avec un trait d'huile d'olive. Hacher le plus finement possible la carotte, la branche de céleri et l'oignon. Dès que les morceaux de guanciale sont dorés, ajouter les légumes et les laisser suer en les enrobant bien de matière grasse. Ajouter l'ail écrasé en chemise et un petit piment écrasé. Laisser cuire quelques minutes sans coloration. Ajouter les tripes et une toute petite pincée de sel. Poivrer très généreusement et ajouter les clous de girofle concassés. Incorporer le pecorino râpé et quelques feuilles de menthe. Porter à frémissement et laisser mijoter une vingtaine de minutes sur feu doux à couvert. Ajouter le vin blanc, augmenter la température et faire réduire complètement le vin. Incorporer la tomate, couvrir et laisser mijoter dix minutes à feu moyen. Ajouter l'eau, éliminer le couvercle et porter à ébullition. Prolonger la cuisson pendant deux heures à feu très doux. La sauce ne doit pas être trop courte, ajouter un peu d'eau ou de bouillon si nécessaire. 3. Préparation de l'huile de menthe Disposer l'huile et les feuilles de menthe dans un sac de cuisson sous-vide. Faire cuire pendant trois heures à 55°, refroidir immédiatement dans une glaçante puis chinoiser dans une étamine. 4. Finitions et dressage Ciseler le plus finement possible quelques feuilles de menthe. Disposer une louche de tripes bien chaudes par assiette, arroser d'un fin filet d'huile de menthe, de pecorino fraîchement râpé, de feuilles de menthe, d'un trait d'huile d'olive et d'une généreuse quantité de poivre. Déguster très chaud avec un bon pain. Tripes à la romaine © Renards Gourmets Tripes à la romaine © Renards Gourmets Home Recettes Été Facebook Pinterest Instagram

Risotto à la truffe blanche d’Alba

Risotto à la truffe blanche d’Alba

Risotto à la truffe blanche d'Alba Risotto à la truffe d'Alba © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : moyencoût : cher +/- 20 minutes Ingrédients : 20 g de truffe blanche d'Alba fraîche 120 g de riz Vialone Nano1 cuillère à café de vinaigre de Barolo 1 échalote 1 pincée d'origan frais 30 g de parmesan 20 cl de bouillon de poule 25 cl de fond blanc 10 cl de jus de volaille fleur de sel poivre blanc du Penja huile d'olive beurre La truffe blanche d'Alba dans le Piémont est un produit exceptionnel, son coût est important mais elle est si parfumée qu'une petite quantité est suffisante. La meilleure façon de l'apprécier c'est de la consommer le plus simplement du monde. Sur des œufs brouillés réalisés au bain-marie, sur des tagliolini bien frais, une tranche de brioche salée à peine tiède ou encore mieux, en risotto. Traditionnellement on utilise du riz Carnaroli pour ce risotto mais nous préférons la variété Vialone Nano pour le préparer, le grain est plus petit et s'accorde mieux d'après nous avec la truffe. Nous utilisons le Riso di Grumolo delle Abbadesse, disponible chez Rap 4 Rue Flechier, 75009 Paris. La truffe fraîche n'est disponible qu'en octobre et novembre et nous nous procurons les nôtres chez Agrology, 15 Rue de Prague, 75012 Paris. Nous avons dégusté ce plat avec une bouteille de chez Vej, Bianco Antico (2016). Retrouvez notre article sur le risotto sur le site Les Hardis. NOTE : Avant la préparation La truffe blanche est un produit qui se conserve bien et dont le parfum se diffuse aux aliments avec lesquels elle est stockée. Nous vous recommandons de vous procurer une truffe deux jours avant de la consommer, de l'emballer dans une feuille de papier absorbant que vous changerez tous les jours et de la placer dans une petite boite en bois contenant des œufs. Fermez la boite en laissant néanmoins une petite aération et conservez le tout dans le bac à légumes du réfrigérateur. Vos œufs absorberons le parfum de la truffe et seront ainsi absolument parfaits pour être dégustés brouillés (notre recette ici). 1. Préparation du beurre de truffe Brosser délicatement la truffe sous un filet d'eau froide, l'essuyer et la peler. Conserver soigneusement toutes les parures. Faire chauffer une noix de beurre au bain-marie, dès qu'elle est fondue, incorporer les parures de truffes, laisser chauffer quelques minutes sur feu doux puis rafraîchir immédiatement sur un bol posé sur de la glace. Fouetter continuellement le beurre jusqu'à ce qu'il retrouve sa densité initiale, filmer et réserver au frais. 2. Préparation du risotto Faire chauffer le fond blanc et le bouillon de volaille ensembles. Peler et ciseler le plus finement possible l'échalote, disposer dans un bol, verser le vinaigre dessus, mélanger et réserver. Placer le riz dans une sauteuse en fonte et faire chauffer doucement en faisant sauter le riz de temps en temps jusqu'à ce qu'il soit bien chaud au contact de la main. Verser une première louche de fond et de bouillon bien chaud. Remuer continuellement avec une spatule en bois. Renouveler l'opération dès que le riz commence à manquer d'humidité. Prolonger la cuisson jusqu'à ce que le riz soit al-dente. 3. Finitions et dressage Gratter le parmesan, réchauffer le jus de volaille et disposer dans une pipette, moudre le poivre, effeuiller et hacher l'origan. Poser le beurre truffé, le parmesan râpé, les échalotes égouttées, le poivre et l'origan sur le riz, couvrir et laisser reposer cinq minutes hors du feu. Mélanger pour provoquer une émulsion, disposer dans les assiettes, râper la truffe dessus, terminer par un trait d'huile d'olive d'excellente qualité, quelques grains de fleur de sel et le jus de volaille. Déguster chaud. Risotto à la truffe d'Alba © Renards Gourmets Risotto à la truffe d'Alba © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Colvert enveloppé de cacao amer

Colvert enveloppé de cacao amer

Colvert enveloppé de cacao amer et fumé sur fèves et genièvres, raves et poires au pu-erh Colvert au cacao © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 36 heures Ingrédients :  Pour la garniture 1 petit céleri rave 1 petite poire ferme mais mûre fleur de sel 2 pincées de pu-erh beurre Pour la sauce agrodolce 2,5 cl de jus d'orange 25 g de miel d'arbousier 2,5 cl de vinaigre de Banyuls 5 cl de Morellino di Scansano 5 cl de Porto rouge 5 cl de jus de gibier à plumes 1 cuillère à café de cacao à 70% 8 grains de poivre sauvage Pour le colvert 1 canard sauvage 75 g de cacao amer en poudre poivre sauvage Voatsiperifery 6 baies de genièvre en poudre 1 cuillère à café de zestes séchés 2 cuillères à soupe de mélasse 2 cuillères à soupe de sauce Hoisin 2 grosses poignées de fèves de cacao 2 branches de genévrier fleur de sel Le gibier s'accorde parfaitement avec des saveurs audacieuses, l'association du canard et du cacao n'est pas nouvelle mais nous voulions en changer la forme en l'enrobant de cacao amer avant de le fumer sur des fèves. Le parfum qui s'en dégage est envoutant, on y retrouve la gourmandise du cacao avec une certaine amertume. La sauce agrodolce habituellement servie avec du sanglier en Toscane donne un vrai coup de fouet au plat. Nous l'avons dégusté avec une bouteille de vin doux du Domaine de la Tour Vieille, Banyuls Reserva mais un thé pu-erh fuzi zhuan pourrait parfaitement convenir. 1. Préparation du colvert Plumer, vider et éliminer la peau du colvert. Dénerver, dégraisser et piquer les filets et les cuisses avec une aiguille. Mélanger le sel, le cacao, le poivre, les baies de genièvre et le zeste d'orange. Saler et poivrer l'intérieur du canard, badigeonner de mélasse et masser avec le mélange d'épices. Poser sur une grille et laisser reposer 24 heures au réfrigérateur à découvert. Disposer les fèves de cacao et les branches aromatiques dans un plat allant au four, brûler avec le chalumeau, poser une grille dessus, déposer le colvert, couvrir l'ensemble hermétiquement dès que de la fumée commence à se former, faire fumer pendant vingt minutes. Badigeonner de sauce Hoisin et faire raidir 2 minutes dans un four à 180°. Lever les cuisses et les filets, éliminer la carcasse ou utiliser pour confectionner un jus. Faire cuire les cuisses sous-vide pendant 8 heures à 75°. Faire cuire les filets sous-vide pendant 1 heure à 57°. 2. Préparation de la garniture Détailler le céleri rave en cubes et la poire en quartiers. Saler, placer le thé dans deux mousselines. Emballer séparément sous-vide. Faire cuire les poires 1h15 à 75° et le céleri 35 minutes à 85° en ajoutant une noix de beurre. Sécher et réserver. 3. Préparation de la sauce Faire caraméliser le miel, déglacer avec le vinaigre et faire réduire de deux tiers. Ajouter le  jus d’orange et faire réduire de 3/4 en écumant régulièrement. Mouiller avec le vin, le Porto et le jus et laisser mijoter jusqu'à ce que la sauce soit sirupeuse. Ajouter le cacao et le poivre, prolonger la cuisson de 5 minutes, chinoiser et réserver. 4. Finitions et dressage Glacer le céleri et la poire dans leur jus de cuisson. monter la sauce au beurre. Servir un filet de colvert par personne avec un peu de sauce et les éléments de garniture. Colvert au cacao © Renards Gourmets Colvert au cacao © Renards Gourmets Colvert au cacao © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Tarte Tatin aux pommes caramélisées

Tarte Tatin aux pommes caramélisées

Tarte aux pommes caramélisées comme le faisaient les sœurs Tatin Tarte Tatin © Renards Gourmets 6/8 personnesdifficulté : facilecoût : bon marché +/- 2 heures Ingrédients :  Pour la pâte sablée 250 g de farine T55 120 g de beurre froid 25 g de sucre semoule 1 jaune d’œuf 2 cuillères à soupe d’eau froide pincée de sel et de cannelle Pour la tarte 5 grosses pommes 200 g de sucre roux 190 g de beurre 60 g de beurre 1 citron Contrairement à l’anecdote accidentelle et bien connue de sa création, la tarte Tatin n'est pas due à la chute d'une tarte aux pommes sur le sol de l'auberge de Caroline et Stéphanie Tatin en Sologne. Cette légende remonte à 1926 et nous vient du critique gastronomique de la Belle Époque, le célèbre Curnonsky. En vérité, la tarte serait l'invention de Louis Vaudable ou de l'un de ses pâtissier. Propriétaire et restaurateur du restaurant le plus célèbre du monde Maxim's. L'autre jour nous nous demandions ce qui faisait qu'une tradition familiale en devenait une. Dans chaque famille, chaque couple, il existe des habitudes alimentaires qui se répètent tous les ans, toutes les saisons ou même tous les dimanches. Depuis quelques années, la tarte Tatin est devenue un de nos incontournables de l'automne mais aussi et surtout de l'anniversaire de Morgan le 17 septembre (qui ne tombe pas tout à fait en automne mais ne le contrarions pas). De ce fait il nous fallait impérativement trouver une recette hautement satisfaisante. Voici notre version de la tarte des sœurs Tatin, simple mais néanmoins précise. NOTE : Le choix des pommes est primordial, éliminer les variétés qui ne tiennent pas la cuisson. Pour cette tarte nous utilisons les variétés suivantes : Canada, Honeycrisp, Rome Beauty ou Grannysmith. 1. Préparation de la pâte sablée Former un puits avec la farine tamisée. Déposer le beurre bien froid au centre. Ajouter le sel et la cannelle et bien amalgamer l’ensemble rapidement. Ajouter le sucre puis l’œuf. Mélanger à nouveau et ajouter l’eau froide. Former une boule lisse, la filmer et la laisser reposer au frais toute une nuit. 2. Préparation de la tarte Étaler la pâte entre deux feuilles de papier cuisson après l'avoir laissée reposée quelques minutes, découper un cercle aux dimensions du moule et placer au congélateur une vingtaine de minutes. Faire préchauffer le four à 190°. Éplucher les pommes, les couper en quatre, éliminer les pépins, les réserver dans un bol d'eau citronné. Réaliser un caramel à sec, une fois noisette, ajouter 190 g de beurre hors du feu, mélanger soigneusement puis ajouter le jus de citron et porter à ébullition. Le caramel doit être parfaitement homogène. Disposer les pommes hors du feu en les insérant bien dans le caramel. Ajouter les 60 g de beurre restant sur les pommes. Couvrir avec une feuille de papier aluminium et faire cuire pendant 40 minutes. Baisser la température du four à 180° et laisser tiédir les pommes quelques minutes puis disposer le disque de pâte sur les pommes et enfourner pendant trente minutes. Laisser refroidir à température ambiante puis toute une nuit au réfrigérateur. Cette étape permettra un démoulage plus simple et uniforme et donnera un meilleur aspect à la tarte. 3. Finitions et dressage Faire chauffer le moule sur feu vif, couvrir d'une assiette de service, retourner, secouer une ou deux fois très vivement et démouler. Déguster avec de la crème fraîche de qualité ou une boule de glace à la vanille Bourbon. Tarte Tatin © Renards Gourmets Tarte Tatin © Renards Gourmets Tarte Tatin © Renards Gourmets Tarte Tatin © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Agrodolce de pintade aux pêches

Agrodolce de pintade aux pêches

Agrodolce de pintade aux pêches de vigne, pesto d'oseille aux amandes et poudre abricotine Pintade aux pêches © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : difficilecoût : moyen +/- 2 heures Ingrédients :  Pour le pesto d'oseille  50 g de feuilles d'oseille 25 g d'amandes torréfiées 5 cl d'huile d'olive une cuillère à café de miel de garrigue  Pour la sauce agrodolce 50 cl de jus de pintade 12.5 cl de jus d'orange 12.5 cl de vinaigre de Xérès 25 g de miel de garrigue 1 cuillère à soupe de gingembre en poudre 1 cuillère à soupe de macis 1 cuillère à soupe de graines de coriandre beurre Pour les pêches 4 pêches mures huile d'olive une brindille de thym poivre long 1 cuillère à café de miel de garrigue 1 citron vert Pour la pintade 1 filet de pintade poivre voatsiperifery beurre clarifié sel Pour les finitions pousses d'oseille 2 abricots Voici une recette estivale aux accents provençaux. La saveur des pêches se marie très bien avec le goût de la pintade. La légère amertume des noyaux d'abricots et le citron vert viennent casser le sucre de la sauce et des fruits. Nous avons dégusté ce plat avec une bouteille de Xinomavro, Thymiopoulos, Naoussa (2015) 1. Préparation du pesto d'oseille Laver et essorer l'oseille. L'écraser au mortier avec les amandes et le miel. Monter progressivement à l'huile d'olive. Réserver dans une poche à douille. 2. Préparation des pêches au barbecue Faire rôtir deux pêches au barbecue jusqu'à ce qu'elles soient bien colorées. Laisser refroidir quelques minutes puis retirer toute la partie brûlée. Récupérer la pulpe et réserver. 3. Préparation de la sauce agrodolce Préchauffer le four à 200°. Disposer toutes les épices sur une plaque et faire torréfier 5 minutes. Diviser en deux. Faire caraméliser le miel dans une casserole, déglacer avec le vinaigre et faire réduire à sec. Ajouter le jus d'orange et faire réduire de moitié. Mouiller avec le jus de pintade et les épices puis laisser cuire 45 minutes à frémissement. Chinoiser et réserver. 4. Cuisson de la pintade Réduire les épices restantes en poudre. Assaisonner les filets de pintade avec cette poudre, le sel et le poivre. Disposer dans un sac de cuisson et faire cuire sous-vide pendant 50 minutes à 62°. 5. Préparation des pêches rôties Couper une pêche en huit morceaux, faire rôtir dans une sauteuse avec un trait d'huile d'olive. Ajouter le thym, le poivre fraîchement moulu, le miel et le jus de citron vert. Réserver. 6. Finitions et dressage Couper la pêche restante en huit morceaux, assaisonner d'huile d'olive. Extraire le noyau de l'abricot. Faire colorer la pintade dans un sautoir côté peau avec du beurre clarifié après l'avoir soigneusement séchée. Réchauffer la marmelade et les pêches rôties ainsi que le jus. Lier la sauce. Disposer un morceau de filet de pintade d'un côté de l'assiette et la marmelade de l'autre. Alterner pêches rôties et marinées sur la marmelade. Ajouter le pesto d'oseille, quelques feuilles fraîches et terminer en rappant les noyaux d'abricots. Servir bien chaud avec la sauce en saucière. Pintade aux pêches © Renards Gourmets Pintade aux pêches © Renards Gourmets Home Recettes Été Facebook Pinterest Instagram

Poitrine de pintade d’al Wusla aux dattes

Poitrine de pintade d’al Wusla aux dattes

Poitrine de pintade d'al Wusla aux dattes, navets confits à la terra merita, citron vert, pollen et jus parfumé au macis Pintade aux dattes © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : difficilecoût : moyen +/- 2 heures Ingrédients :  Pour la pintade Un filet de pintade 1 oignon blanc finement haché1 cuillère à café de cannelle 1/2 cuillère à café de macis 1/4 de cuillère à café de muscade 1 cuillère à café de miel d'arbousier 50 g de pulpe de dattes 1/2 cuillère à café de menthe séchée 1 pincée de safran 4 amandes torréfiées 1 cuillère à café de vinaigre de Xérès une pincée de poivre de la Jamaïque une noix de beurre sel  Pour le jus 25 g de sucre roux 2.5 cl de vinaigre de Xérès 2.5 cl d'un mélange de jus d'orange et pamplemousse 12 cl de jus de pintade 1/2 cuillère à café de macis 1/2 cuillère à café de cannelle une pincée de poivre de la Jamaïqueune pincée de safran Pour la garniture 1 botte de navets primeurs 1 petit morceau de racine de curcuma sel et poivre 2 cuillères à soupe de sirop de dattes2 feuilles de blettes huile d'olive Pour les finitions huile d'arachide beurre frais 1 cuillère à soupe de pollen de fleurs 1 citron vert L'idée de farcir les volatiles est très ancienne, en effet l'assyriologue Jean Bottéro, traducteur francophone des tablettes mésopotamiennes de l'Université de Yale parle d'un pigeon amursânu farci entre la chair et la peau. Cette technique est toujours attestée en Orient au Moyen Âge puisque dans l'ouvrage d'al Wusla, un livre de cuisine syrienne du XIIIe siècle (époque Ayyoubide), il est fait mention d'un poulet pareillement farci. Cette recette rencontra beaucoup de succès en Occident et figure même dans le Viandier sous le nom de poulet à la byzantine. Nous avons décidé de voyager à l'époque de la dynastie kurde des Ayyoubides (1169-1260) dont le plus célèbre représentant n'est autre que Saladin. L'auteur de l'ouvrage d'al Wusla serait un certain Ibn al-Adîm (1192-1260), petit neveu de Saladin. Il y traite des cuisines locales d'Alep et de Bagdad mais référence également de nombreuses recettes du monde musulman présentées sous leur forme d'origine (plats arméniens, grecs, yéménites, juifs, indiens et même franque comme le shiwâ ifranjî, un plat de viande). Les farces sont multiples mais sont généralement composées d'épices, des abats du volatile et parfois de fruits. Ces recettes se sont propagées avec l’expansion de l'Islam jusqu'au Maroc et nous nous sommes inspirés d'une farce typiquement marocaine pour notre pintade. La chair de pintade est particulièrement savoureuse et d'après nos anciens rappelle plus volontiers celle des poulets d'autrefois que les bêtes sans saveur qui sont élevées aujourd'hui. Nous aimons l'association de la datte et du navet et avons cuisiné nos navets avec de la terra merita, l'ancien nom du curcuma. Cette recette est destinée aux amateurs d'épices et de parfums subtils. Il était particulièrement difficile de trouver un vin qui s'accorde avec ce plat. Notre choix s'est cependant porté sur un vin d'Arménie, Une bouteille de Voskehat 2012 de chez Armas. Il s'agit d'un vin blanc sec, produit par Armenak Aslanian. Voskehat signifie rais d'or en arménien. On y retrouve des parfums de poire, de miel et de champignons. 1. Préparation de la pintade Plumer, flamber et laver la pintade. Prélever un filet et conserver le reste pour d'autres préparations. Décoller délicatement la peau de la chair. Préparer la farce en mixant tous les ingrédients, garnir une poche à douille avec ce mélange et l'insérer entre la chair et la peau en massant progressivement pour la répartir uniformément. Mettre sous vide avec une noix de beurre frais, une pincée de sel et de poivre. Faire cuire au bain marie pendant 50 minutes à 62°. Rafraîchir et réserver. 2. Préparation du jus de pintade Préparer un caramel à sec avec 25 g de sucre, une fois bien coloré, déglacer avec 2.5 cl de vinaigre de Xérès et faire réduire de deux tiers. Ajouter 2.5 cl d’un mélange de jus d’orange et de pamplemousse et faire réduire de 3/4 en écumant régulièrement. Mouiller avec 12 cl de jus de pintade et les épices. Rectifier l’assaisonnement, ajouter une pincée de safran et laisser infuser dix minutes hors du feu. Chinoiser et réserver. 3. Préparation de la garniture Laver, peler et tourner les navets. Détailler des palets à l'emporte pièce. Faire cuire sous vide pendant 1h15 à 90° avec le curcuma, une pincée de sel, le poivre et le sirop de dattes. Conserver le liquide de cuisson, faire réduire et glacer les navets sur grille. Imbiber les feuilles de blettes d'huile d'olive et réserver. 4. Finitions et dressage Sécher soigneusement la pintade. Faire chauffer un filet d'huile d'arachide dans un sautoir et faire colorer la peau pour la rendre croustillante. Baisser la température du feu et ajouter du beurre en arrosant régulièrement la viande. Faire torréfier le pollen quelques secondes dans une poêle chaude. Lier la sauce avec de l'arrow-root, porter à ébullition et monter au beurre, tenir chaud. Réchauffer les navets quelques minutes, garnir de pollen de fleurs et de zestes de citron vert. Couper le filet dans la longueur et disposer un morceau dans une assiette. Ajouter les navets, la sauce et cacher une partie des navets avec la feuille de blette. Déguster très chaud. Pintade aux dattes © Renards Gourmets Pintade aux dattes © Renards Gourmets Pintade aux dattes © Renards Gourmets Pintade aux dattes © Renards Gourmets Home Recettes Été Facebook Pinterest Instagram

Le houmous tel que nous l’aimons

Le houmous tel que nous l’aimons

Le houmous tel que nous l'aimons Houmous © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : facilecoût : moyen +/- 45 minutes + une nuit de trempage  Ingrédients :   200 g de pois chiches 1 oignon 1 carotte 1 branche de céleri 1 cuillère à soupe de pâte de sésame torréfié huile d’olive bouillon de légumes 1 cuillère à soupe de yaourt une pincée de bicarbonate On parle du houmous depuis le VIIe siècle avant Jésus Christ en Mésopotamie, son origine est très disputée mais une chose est certaine c'est que l'idée de mélanger de la purée de pois chiches et de la pâte de sésame est originaire du Croissant fertile. Cette délicieuse préparation se déguste sur une tranche de pain pita mais peut également servir de garniture pour de nombreux plats de poisson ou de viande. Cette recette n'est pas traditionnelle mais c'est celle que nous aimons avec un goût de pois chiche très prononcé. Nous utilisons des pois chiches de chez Philippe Guichard disponible chez Agrology (15 rue de Prague 75012 Paris) et la pâte de sésame torréfiée de chez Kilikio (34 Rue Notre Dame de Nazareth, 75003 Paris) Préparation du houmous Faire tremper les pois chiches dans de l’eau froide pendant toute une nuit, les faire égoutter et les laisser germer 4 heures à l’air libre. Couper la carotte, la branche de céleri et l’oignon en mirepoix et faire suer à l’huile d’olive dans une cocotte en fonte. Ajouter les pois chiches, mélanger, couvrir à hauteur avec le bouillon de légumes et ajouter le bicarbonate. Laisser mijoter 25 minutes. Débarrasser la garniture, conserver une partie des pois-chiches pour le dressage, peler les autres et les mixer. Tamiser pour obtenir une purée bien fine. Conserver le jus de cuisson et le faire réduire jusqu'à belle consistance pour en concentrer les arômes. Ajouter aux pois chiches la crème de sésame torréfiée et mixer. Monter progressivement à l’huile d’olive puis fouetter énergiquement avec le yaourt et le jus de cuisson réduit et chinoisé. La purée de pois chiches doit être lisse et onctueuse. Garnir de pois chiches entiers, d'échalotes marinées, de poudre de laurier, de sumac, de citron noir et d'un filet d'huile d'olive. Le zaatar, le piment, le cumin ou encore les graines de fenouil sont d'excellentes garnitures pour le houmous. Houmous © Renards Gourmets Houmous © RenardsGourmets Houmous © RenardsGourmets Houmous © RenardsGourmets Home Recettes Été Facebook Pinterest Instagram

Tarte aux pacanes de Thanksgiving

Tarte aux pacanes de Thanksgiving

Tarte aux pacanes de Thanksgiving comme à la Nouvelle-Orléans Tarte aux pacanes © Renards Gourmets 4/6 personnesdifficulté : facilecoût : moyen +/- 3 heures  Ingrédients :  Pour la crème de pacanes 80 g de beurre froid en cubes 80 g de sirop d'érable 120 g de noix de pécan 1 œuf entier à température ambiante 2 pincées de romarin en poudre une pincée de fleur de sel une pincée de poivre long Pour la pâte sucrée 150 g de beurre mou fleur de sel 100 g de sucre glace 1 œuf à température ambiante 2.5 ml d’extrait de vanille 250 g de farine type 55 Pour la garniture 200 g de noix de pécan 50 g de sirop d'érable 1 cl de rhum ambré 1 cuillère à café d'extrait de vanille 1 pincée de macis en poudre La tarte aux pacanes est un dessert typique de la Nouvelle-Orléans, d'influence française, ce sont les Amérindiens qui ont fait découvrir la noix de pécan aux colons. Elle est également présente au Québec où le sirop d'érable remplace généralement celui de maïs. Elle est habituellement servie durant l'automne mais surtout pour la fête de Thanksgiving. 1. Préparation de la crème de pacanes Mixer les pacanes et le sirop d'érable ensembles puis ajouter l’œuf, le romarin en poudre, le poivre, le sel et le beurre, mixer de nouveau et réserver dans une poche à douille. 2. Préparation de la pâte Crémer le beurre au fouet, ajouter le sucre et une pincée de fleur de sel puis mélanger vivement jusqu’à ce que la masse soit très souple. Incorporer l’œuf et fouetter de nouveau. Ajouter la farine en une fois et mélanger avec une maryse puis une spatule. Placer la masse sur du film alimentaire, étaler légèrement et laisser prendre au frais pendant deux heures. Préchauffer le four à 180°. Travailler la pâte sur un plan de travail fariné puis l’étaler rapidement au rouleau. Foncer le cercle et piquer le fond. Poser une feuille d’aluminium sur le fond de tarte et ajouter des billes d’argile. Faire cuire 10 minutes puis retirer les billes et garnir de crème de pacanes. Prolonger la cuisson de 8/10 minutes. (Le temps de cuisson dépend de la puissance du four. La texture doit-être celle d’un flan, légèrement blond) Laisser reposer sur grille puis démouler. Quand la tarte est parfaitement froide, utiliser un tamis pour lisser les bords et brosser avec un pinceau. 3. Préparation de la garniture Faire chauffer le sirop d'érable, le rhum, le macis et l'extrait de vanille avec un fond d'eau, ajouter les noix de pécan pour les enrober parfaitement. Réserver sur une feuille de papier cuisson. Badigeonner la crème de pacanes de sirop d'érable et disposer les noix de pécan caramélisées sur la tarte. 4. Finitions et dressage Cette tarte se déguste tiède ou froide avec une boule de glace à la vanille ou un bon café. Tarte aux pacanes © Renards Gourmets Tarte aux pacanes © Renards Gourmets Tarte aux pacanes © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Gnocconi au ragù de canard

Gnocconi au ragù de canard

Gnocconi au ragù de canard et aux blettes comme à Venise Gnocconi au ragù de canard © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : moyencoût : bon marché+/- 2 heures Ingrédients : Pour les gnocconi 500 g de pommes de terre Bintje120 g de farine type 0030 g de semoule extra-fine1 œuf entier15 g de parmesanmuscadebeurresel1,5 l de consommé de canard Pour le ragù 2 canards sauvages1 carotte1 branche de céleri1 oignon2 gousses d'ail1 brin de sauge1 brin de romarin1 verre de Pinot Grigio Veneto1 verre de jus de canard1 bâton de cannelle de Ceylan4 grains de poivre de la Jamaïquepoivre noirselhuile d'olivevinaigre de Barolo Pour la garniture 1 poignée de pignons de pin1 poignée de raisins de Smyrne1 petit bouquet de blettes italiennes1 gousse d'ail en chemise1 filet d'anchois (ou un peu de colatura)muscadesel et poivreLes Gnocconi col sugo d'anatra est une recette typiquement vénitienne. Les gnocconi sont de gros gnocchi que l'on accompagne généralement d'une sauce à la viande appelée ragù. On peut les servir avec des erbre cotte, c'est à dire des salades cuites, provenant généralement de l'ile de Sant'Erasmo. Nous préparons toujours un peu plus de ce ragout de canard car nous aimons le réchauffer le lendemain pour le servir avec des bigoli, des pâtes de la région. Ce sont les Arméniens et les Juifs qui apportent les pignons et les raisins secs avec eux dans la lagune. Cette recette date probablement de cette époque. Elle comporte de nombreuses épices que les marchands du Rialto cherchaient à accommoder de différentes manières pour les faire goûter à leurs clients. Nous utilisons des cuisses de canard sauvage pour cette recette car il nous en reste généralement plusieurs  d'autres préparations mais on pourrait très bien faire de même avec des magrets ou un canard entier.Se procurer de la viande de gibier :Nous travaillons avec la société Picardie Venaison implantée à Compiègne dans l'Oise. Une maison réputée pour la fraîcheur de sa viande et la qualité du gibier sélectionné. Leur viande est principalement issue de réseaux de chasse des forêts et plaines de France.1. Préparation du ragùLever les cuisses et les filets de canard, retirer les peaux, les os et les nerfs et couper la viande au couteau finement. Faire chauffer un filet d'huile d'olive dans une cocotte en fonte. Ajouter la viande pour bien la faire dorer. Tailler la carotte, la branche de céleri et l'oignon en très fine brunoise. Dégraisser partiellement la cocotte et ajouter les légumes. Faire suer et déglacer avec le vin blanc. Ajouter l'ail en chemise, les herbes, le poivre de la Jamaïque, le jus et le bâton de cannelle brisé en deux. Donner une première ébullition, ajouter le j us de canard, donner une seconde ébullition, couvrir et laisser mijoter pendant deux heures à feu très doux. Retirer les herbes et les gousses d'ail. Ajouter un trait de vinaigre et du poivre noir fraîchement moulu.2. Préparation des gnocconiBrosser les pommes de terre avec leur peau et les faire cuire dans l'eau froide salée qui sera amenée progressivement à frémissement. Elles doivent être très fondantes. Éplucher tant qu'elles sont encore chaudes et écraser avec une fourchette. Remettre dans la casserole une fois égouttée et les faire dessécher quelques minutes. Tamiser puis laisser tiédir sur une planche farinée. Former un trou au centre, incorporer l’œuf, disposer la moitié de la farine et de la semoule autour des pommes de terre. Saler, ajouter la muscade râpée et le parmesan et commencer à amalgamer les ingrédients ensemble. Ajouter le reste de la farine et de la semoule et travailler la pâte jusqu'à ce qu'elle soit lisse et homogène. Couper une tranche et former un boudin de 2 cm de diamètre. Le couper en tronçons de 2 ou 3 cm. Les rouler légèrement dans les mains préalablement farinées. Laisser reposer sur un torchon fariné.3. Préparation de la garnitureLaver les blettes, les égoutter, ne conserver que le vert. Couper grossièrement. Faire chauffer un filet d'huile d'olive dans une sauteuse. Ajouter la gousse d'ail en chemise et le filet d'anchois. Laisser infuser sur feu moyen quelques minutes avant de débarrasser la gousse d'ail. Faire tomber les blettes et les faire suer vivement. Ajouter les raisins secs et la muscade, saler et poivrer. Dans une petite poêle, faire dorer les pignons de pin quelques minutes.Porter une grande casserole de consommé à frémissement. Retirer du feu, immerger délicatement les gnocconi et replacer sur le feu. Le consommé doit frémir mais ne pas bouillir. Dès que les gnocconi remontent à la surface, c'est qu'ils sont cuits.Faire fondre un peu de beurre dans une casserole. Égoutter les gnocconi et les arroser de beurre fondu.Disposer un peu de sauce au canard dans une assiette creuse, ajouter les gnocconi, les herbes cuites et parsemer de pignons de pin, de muscade fraîchement râpée et de poivre noir. Gnocconi au ragù de canard © Renards Gourmets Gnocconi au ragù de canard © Renards Gourmets Gnocconi au ragù de canard © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Poires Martin Sec au vin rouge

Poires Martin Sec au vin rouge

Poires Martin Sec du potager du Roy au vin rouge et aux épices Poires au vin © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : facilecoût : bon marché +/- 1 heure Ingrédients :  4 poires fermes (Bonne Femme, Martin-sec, Alexandrine, Conférence, Passe-Crassane)1 bouteille de Merlot 125 g de sucre de canne 5 g de cannelle en bâton 1 g de noix de muscade râpée 1.5 g de macis 2 g de clous de girofle 1.5 g de badiane 0.5 g de poivre long 0.5 g de poivre du Sichuan poivre de Lune (chez Olivier Roellinger) Ou mélange de poivre, vanille et grué de cacao. La poire Martin-sec est la reine des poires. Cultivée dans les Hautes-Alpes, sa chair est ferme et nécessite d'être cuite. Elle est généralement petite et très parfumée. Préparation des poires au sirop Mélanger tous les ingrédients dans une cocotte (sauf les poires) et faire réduire d'un cinquième. Chinoiser et réserver. Peler les poires et les faire tremper dans l'eau quelques minutes. Brosser délicatement pour leur donner une texture plus soyeuse. Placer les poires dans un bain-marie avec le vin réduit. Cuire 30 à 40 minutes à 80°. Rafraichir immédiatement dans la glace. Récupérer le vin et réduire jusqu'à obtention d'un sirop. Servir les poires entières ou en tranches accompagnées d'un peu de sirop. On peut les agrémenter d'une crème glacée à la vanille ou aux épices ou d'un mélange de poivres (poivre de Lune de chez Olivier Roellinger). Elles ne seront que meilleures après une nuit de repos à température ambiante. Poires au vin © Renards Gourmets Poires au vin © Renards Gourmets Poires au vin © Renards Gourmets Home Recettes Hiver Facebook Pinterest Instagram

Marmelade de lièvre à la royale

Marmelade de lièvre à la royale

Marmelade de lièvre d'après Aristide Couteaux, mousseline de céleri rave, mostarda, crumble de pain d'épice et châtaignes Marmelade de lièvre © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 2 jours Ingrédients :   Pour la marinade 2 cuisses de lièvre 2.5 cl d'eau de vie flambée de sorbier des oiseaux 25 cl de vin Langhe Rosso 2 brindilles de thym 2 branches de persil 2 brindilles de sarriette 2 brindilles d'hysope 1/2 cuillère à café de gingembre 1/2 cuillère à café de muscade 1 bâton de cannelle 1 clou de girofle 1 grain de poivre long 2 grains de poivre d'Assam 6 grains de poivre Voatsiperifery 4 baies de genièvre 1 gousse d'ail de la taille d'une amande 1 échalote grise 1 filet d'huile d'olive 1 cuillère à soupe de vinaigre de Banyuls 75 g de lard gras Pour la cuisson huile d'olive 50 cl de bouillon de bœuf 0.5 cl de vinaigre de Barolo 30 g de foie gras de canard grué de cacao 1 gousse de vanille poivre de Sarawak 2 gousses d'ail 1 échalote beurresel Pour la mousseline 1 céleri rave bouillon de volaille crème fraîche 1 oignon paille 1 brindille de thym poivre blanc beurre Autres châtaignes sous vide mostarda de Crémone pain d'épice Difficile de savoir si le lièvre est le roi des gibiers ou le gibier des rois. Mets dit-on préféré de Louis XIV à la fin de sa vie, le lièvre à la royale se décline sous différentes formes. Antonin Carême aurait livré au XIXe siècle une version en dodine, c'est à dire roulée et farcie de foie gras et de truffes. Au début du XXe siècle, le sénateur Aristide Couteaux proposait une version en capilotade c'est-à-dire longuement mijotée puis effilochée. Nous avons opté pour cette version que nous avons présentée sous la forme d'un Parmentier. Cette recette est réalisée en collaboration avec InterProchasse pour le site Je Cuisine du Gibier. Retrouvez-y de nombreuses idées sur la façon d'accommoder ces viandes qui possèdent d'exceptionnelles qualités gustatives et nutritionnelles. 1. Préparation de la marinade Faire flamber l'eau de vie de sorbier des oiseaux. Laver les herbes, réduire le gingembre et l'ail en purée et la muscade en poudre. Broyer le clou de girofle, les baies de genièvre et les différents poivres. Couper l'échalote en rouelle. Râper le lard gras. Disposer tous les ingrédients sur les cuisses de lièvre dans une terrine en terre cuite. Ajouter l'huile d'olive et le vinaigre. Chauffer le vin, le flamber, le laisser refroidir et l'ajouter à la marinade. Laisser reposer 24 heures au frais sous un film. 2. Cuisson du lièvre Préchauffer le four à 90°. Réserver les cuisses de lièvre et bien les sécher. Chauffer un filet d'huile d'olive dans une cocotte en fonte. Colorer les cuisses de lièvre en les tournant bien de tous côtés. Saler légèrement. Ajouter du beurre pour aider à la caramélisation de la viande. Mouiller avec la marinade et le bouillon de bœuf. Porter à frémissement, couvrir et laisser confire 6 heures au four. Récupérer les cuisses de lièvre, les désosser entièrement, remettre les os dans la sauce et effilocher la viande avec une fourchette. Réduire la sauce jusqu'à belle consistance et la chinoiser. 3. Préparation de la mousseline Ciseler l'oignon et le faire suer au beurre. Ajouter la brindille de thym, quelques grains de poivre blanc moulu et le céleri rave taillé en mirepoix. Laisser suer et mouiller à fleur avec le bouillon. Laisser mijoter jusqu'à ce que le céleri soit bien fondant. Mixer et ajouter la crème, laisser mijoter dix minutes sans faire bouillir. Ajouter le restant de poivre et mixer de nouveau pour obtenir une mousseline très lisse. 4. Liaison de la sauce Peler 2 gousses d'ail et une échalote, réduire en fine purée et incorporer à la sauce. Laisser mijoter 15 minutes, mixer et chinoiser de nouveau. Ajouter le vinaigre et le foie gras en dès. Laisser fondre sans faire bouillir. Passer la sauce au tamis pour obtenir une sauce bien lisse, tenir chaud. 5. Montage des timbales Préchauffer le four à 180°. Dans une petite timbale beurrée, garnir d'une couche de lièvre effiloché et nourri d'une cuillère de sauce et d'un peu de poivre de Sarawak, de grué de cacao et de grains de vanille. Terminer par une couche de mousseline. Enfourner jusqu'à très légère coloration de la mousseline. 6. Finitions et dressage Déposer la timbale sur une assiette, démouler. Garnir d'une châtaigne, de quelques morceaux de mostarda et d'un peu de crumble de pain d'épice (pour réaliser ce crumble, j'utilise du pain d'épice rassis que je mixe et conserve dans un bocal quelques mois). Terminer par une brindille de thym, d'hysope ou de sarriette. Garnir de sauce au cordeau. Marmelade de lièvre © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Pâte de coing aux épices

Pâte de coing aux épices

Pâte de coing à la cannelle, badiane et vanille Pâte de coing © Renards Gourmets 25/30 pâtes de coing difficulté : facilecoût : bon marché +/- 2 heures Ingrédients :  2 coings mûrs 1 étoile de badiane1 bâton de cannelle 1 gousse de vanille Bourbon eau minéralesucre cristallisé 1 citron La pâte de coing est une délicieuse confiserie provençale. C'est une façon idéale d'apprêter les coings et de préparer l'arrivée des fêtes de Noël. La recette est simple à réaliser mais demande un peu de temps et d'attention. Avec l'eau de cuisson on pourra également réaliser une gelée de coings. Nous adorons déguster ces friandises avec un petit verre de liqueur quand tombe la nuit. 1. Préparation des coings Frotter les coings sous l'eau avec une petite brosse pour retirer la pellicule duveteuse. Retirer le cœur avec les pépins. Les conserver. Couper les coings en quartier et les immerger immédiatement dans de l'eau citronnée pour éviter qu'ils ne noircissent. Enfermer les troncs et les pépins dans une mousseline (ou dans une petite passoire). Disposer les morceaux de coings et la mousseline dans une cocotte. Couvrir à hauteur avec l'eau minérale. Porter à ébullition, ajouter les épices puis baisser le feu et laisser cuire à frémissement jusqu'à ce que les coings soient bien fondants. Les égoutter et conserver l'eau de cuisson pour, éventuellement, réaliser une gelée. Écraser les coings avec leur peau dans une moulinette à légume pour obtenir une sorte de crème brune. 2. Préparation de la pâte de coing Peser la quantité de crème, la disposer dans un confiturier ou une cocotte assez haute. Ajouter la même quantité de sucre. Laisser cuire environ une heure à feu doux sans cesser de remuer. La pâte doit se décoller de la cocotte et prendre une belle couleur ambrée. Étaler sur du papier cuisson légèrement huilé et disposé sous un moule carré, lisser avec une spatule et laisser refroidir à température ambiante. Couvrir avec une autre feuille de papier et laisser reposer 24 heures à température. 3. Finitions Huiler légèrement un couteau et disposer du sucre dans une assiette. Étaler la plaque de coing sur une planche huilée. Découper la pâte en bouchées de la forme désirée. Les enrober de sucre cristallisé. Réserver dans une boite hermétique. La pâte de coing se conserve assez bien. Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Tarte sablée aux figues et au vin rouge

Tarte sablée aux figues et au vin rouge

Tarte sablée façon Tatin aux figues de Solliès caramélisées au Merlot et aux épices Tarte aux figues © Renards Gourmets 6/8 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 1 heure + 3 heures de repos  Ingrédients : Pour la pâte sablée 250 g de farine T55 120 g de beurre froid 25 g de sucre semoule 1 jaune d’œuf 2 cuillères à soupe d'eau froide une pincée de fleur de sel une pincée de cannelle en poudre une pincée de cardamome en poudre Pour la garniture 10 figues de Solliès 1/2 verre de Merlot Veneto 2 cuillères à soupe de Porto rouge 1/2 étoile de badiane 1/2 cuillère à café de graines de fenouil 1/2 cuillère à café de cardamome en poudre 1 pincée de macis 1/2 cuillère à café de cannelle 1/2 cuillère à café de gingembre 1/2 cuillère à café de poivre de la Jamaïque 1 cuillère à café d'eau de fleur d'oranger une pincée de piment d'Espelette 80 g de cassonade 20 g de miel d'arbousier 40 g de beurre La tarte Tatin est sans conteste notre tarte favorite. Nous l'aimons avec des pommes bien entendu mais quand arrivent les figues à la fin de l'été et au début de l'automne, nous adorons la préparer ainsi. Elle se déguste avec une crème glacée à la vanille Bourbon ou mieux avec une crème aux feuilles de figuier que l'on laisse infuser. L'amertume des feuilles apporte un vrai plus à la recette. Sinon on peut rester très classique et l'accompagner d'une crème fraîche ou aigre. 1. Préparation de la pâte sablée Former un puits avec la farine tamisée. Déposer le beurre coupé en dés bien froid au centre. Ajouter le sel, la cardamome et la cannelle et bien amalgamer l'ensemble rapidement en sablant la pâte. Ajouter le sucre puis l’œuf. Mélanger à nouveau et ajouter l'eau froide. Former une boule lisse, la filmer et la laisser reposer au frais pendant au moins trois heures. 2. Préparation de la garniture et cuisson Préchauffer le four à 180°. Faire fondre le sucre et le miel dans un moule à tarte, attendre qu'un caramel se forme. Ajouter le beurre hors du feu et l'incorporer parfaitement. Mixer toutes les épices ensemble pour former une poudre. Ajouter l'eau de fleur d'oranger à ce mélange. Décuire le caramel avec le verre de Merlot et le Porto et faire réduire jusqu'à l'obtention d'un sirop dense mais encore souple. Répartir le caramel de vin dans l'ensemble du moule. Couper les figues en huit et les disposer en corolles dans le moule. Les arroser d'eau de fleur d'oranger. Étaler la pâte entre deux feuilles de papier cuisson, la réserver dix minutes au congélateur. Disposer la pâte sur les figues et enfourner pour 30 minutes à 180°. Attendre que la tarte soit tiède pour démouler. Réchauffer légèrement le moule si nécessaire. Tarte aux figues © Renards Gourmets Tarte aux figues © Renards Gourmets Tarte aux figues © Renards Gourmets Tarte aux figues © Renards Gourmets Tarte aux figues © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Risotto aux châtaignes et au gorgonzola

Risotto aux châtaignes et au gorgonzola

Risotto aux châtaignes et au gorgonzola, vinaigre de Barolo de chez Cesare Giaccone Risotto aux châtaignes © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : moyencoût : moyen +/- 1 heure Ingrédients :  125 g de riz Acquerello 20 châtaignes 1 échalote 50 cl de bouillon de volaille 1 verre de vin blanc sec (Langhe) 5 cl de jus de volaille 50 g de gorgonzola beurre 2 tranches fines de pancetta vinaigre de Barolo 1 branche de fenouil séchée 1 branche de romarin poivre long fleur de sel    Le risotto aux châtaignes est une recette typique de la province de Plaisance (Provincia di Piacenza) entre la région de l’Émilie-Romagne et la Plaine du Pô (Lombardie, Piémont, Ligurie). On utilise des châtaignes de montagne dès qu'elles tombent des arbres au mois d'octobre. On trouve une recette similaire à celle-ci en Sicile (Risu che pastigghi). Nous aimons terminer la préparation de ce risotto comme bien d'autres par quelques larmes de vinaigre. Celui de chez Cesare Giaccone qu'il élabore à partir de vin de Barolo est fantastique. Vous le trouverez chez Rap  (4 rue Fléchier dans le 9e arrondissement de Paris). Sa robe rubis, son parfum persistant, éthéré rappelle les fleurs de rose séchées, le foin des montagne et le sous-bois. Cesare Giaccone a débuté sa fabrication de vinaigre dans les années 70, au départ sa production était réservée à son propre restaurant à Alba. Avec le temps, celle-ci s'est étendue à un plus large public bien que ce produit reste rare et onéreux. Le vin est graduellement vieilli dans des fûts de mûrier, de chêne et de cerisier. C'est la madre qui permet de transformer le vin en vinaigre. 1. Préparation des châtaignes Rincer les châtaignes puis les placer dans un saladier rempli d'eau froide. Débarrasser celles qui remontent à la surface, c'est le signe qu'elles sont véreuses. Canifer la partie bombée pour voir apparaître le fruit. Les disposer dans une casserole d'eau froide avec une branche de fenouil, porter à ébullition et faire cuire pendant 25 minutes. Peler les châtaignes à chaud et réserver. Diviser en deux, hacher la première grossièrement et la seconde plus finement. Conserver un peu d'eau de cuisson après l'avoir filtré. 2. Préparation du risotto Porter à ébullition le bouillon de volaille. Ciseler finement l'échalote et la faire macérer dans une petite cuillère à café de vinaigre de Barolo. Émincer très finement la pancetta et la faire fondre dans une sauteuse. Hacher le romarin et le faire infuser dans la graisse fondue quelques secondes. Ajouter les châtaignes et bien mélanger pour les enrober. Ajouter le riz et attendre qu'il dégage un parfum de céréales. Mouiller avec le vin, laisser réduire parfaitement puis faire cuire le riz graduellement en ajoutant du bouillon chaud. La cuisson du riz doit être al-dente car celle-ci se poursuivra pendant le temps de repos. Ajouter le poivre râpé, le gorgonzola, un peu de jus de cuisson des châtaignes, le jus de volaille, une noix de beurre et l'échalote égouttée sans mélanger, couvrir et laisser reposer cinq minutes hors du feu. 3. Finitions et dressage Mélanger en provoquant une émulsion et servir immédiatement. Ce risotto peut être agrémenté de châtaignes entières liées au jus de rôti ou d'un peu de miel de châtaignier. Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Gratin de potiron aux champignons

Gratin de potiron aux champignons

Gratin de potiron aux trompettes-de-la-mort et aux girolles Gratin de potiron © Renards Gourmets 2 personnesdifficulté : moyencoût : moyen+/- 2 heures Ingrédients : un potiron de 600 g environ100 g de girolles ou chanterelles100 g de trompettes-de-la-mort1 beau cèpe bien ferme150 g de jambon cru50 g de moelle de bœuf2.5 cl de jus de bœuf corsé40 g de brocciu40 g de mascarpone25 g de parmesan6 feuilles de sauge1 petit oignon 1 cuillère à café de miel d'arbousierhuile d'oliveselpoivre Quoi de plus exaltant que de partir au matin quand la rosée est encore là, traverser les bois et rentrer, les bras chargés de champignons sauvages, se mettre au chaud près du poêle  et se régaler d'avance d'un délicieux gratin. Cette recette fait la part belle aux produits de l'automne et surtout aux produits corses dont le brocciu, un fromage frais de brebis typique de l'Ile. Au XIXe siècle, Émile Bergerat écrivait déjà Qui n'en a pas goûté ne connaît pas l'Île. 1. Préparation de la farce à gratinFaire chauffer un petit volume d'eau salée et y faire pocher la moelle une vingtaine de minutes. Égoutter et réserver. Couper, égrainer et tailler le potiron en tranches. Le peler puis détailler la chair en cubes. Récupérer la moelle des os et la faire fondre dans une petite sauteuse. Ajouter l'oignon finement ciselé, laisser suer sans colorer et ajouter les morceaux de potiron. Ajouter le jus de bœuf, saler légèrement et faire cuire à couvert jusqu'à ce qu'ils soient fondants. Réduire en purée, ajouter le miel d'arbousier et le poivre fraîchement moulu. Nettoyer les girolles avec un pinceau puis dans la même sauteuse, ajouter un filet d'huile d'olive et les faire suer sur feu vif. Réserver dans une assiette et faire de même avec les trompettes-de-la-mort après les avoir soigneusement nettoyées avec un peu d'eau. Toujours dans la même poêle, faire saisir le jambon après l'avoir détaillé en julienne. Réserver également et mêler les deux champignons à la charcuterie. Ajouter le brocciu égoutté et le mascarpone au potiron, la moitié du parmesan et la sauge finement ciselée. Bien amalgamer l'ensemble pour former une sorte de crème. 2. Cuisson du gratinPréchauffer le four à 180°. Graisser le fond du plat à gratin avec un pinceau et un peu d'huile d'olive ou de beurre. Disposer une couche de farce puis une couche de champignons et de jambon. Recommencer l'opération en terminant par la farce à gratin. Ajouter un peu d'huile d'olive sur le dessus ainsi que le reste de parmesan. Enfourner pour une vingtaine de minutes. 3. Finitions et dressageColorer le parmesan au grill. Détailler de belles tranches dans le cèpe, l'assaisonner de sel, de poivre et d'huile d'olive. Disposer les copeaux de cèpes sur le gratin, on peut y ajouter quelques tranches de jambon rapidement saisies à la poêle et quelques feuilles de sauge pour la décoration. Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Vin de sauge divinatoire

Vin de sauge divinatoire

Vin de sauge divinatoire Vin de sauge © Renards Gourmets 4 personnesdifficulté : facilecoût : bon marché +/- 1 semaine  Ingrédients :  1 bouteille de vin blanc doux 1 bouquet de sauge fraîche 1 feuille de laurier 3 clous de girofle 2 grains de poivre long 1 petit morceau de gingembre frais 100 g de miellat    D'après les druides de l'île de Mona, le vin de sauge aurait des propriétés divinatoires. Le mot sauge provient du latin salus qui signifie le salut mais également de salvia, salvare qui veut dire sauver, guérir. Ces propriétés médicinales sont connues au Moyen-Âge au cours duquel est inventé le dicton : Qui a de la sauge dans son jardin, n'a pas besoin de médecin. Les Juifs de Syrie, de Perse et d'Irak l'utilisaient pour parfumer le thé. La première recette de vin de sauge est consignée dans l'ouvrage Liber de coquina (XIVe siècle). Au Mexique, les Indiens Mazatèques l'utilisent dans des rites mystiques. C'est une recette de vin doux très parfumée et rafraîchissante qui permet d’accommoder des vins de piètre qualité. On peut le servir à la fin de l'été pour se désaltérer ou en accompagnement de plats parfumés de sauge comme des saltimbocca à la romaine ou des plats de gibier. Nous l'aimons particulièrement avec le foie de veau ou des plats à base de citrouille comme les risotto ou les tortelli di zucca alla mantovana. 1. Préparation du vin de sauge Hacher le bouquet de sauge, concasser grossièrement le poivre et les clous de girofle et couper le gingembre non pelé en tranches. Délayer le miellat dans le vin blanc, ajouter tous les ingrédients et les immerger complètement. Filmer et placer au réfrigérateur pendant 24 heures. Passé ce temps, chinoiser le vin pour le débarrasser de toutes les impuretés. L'embouteiller et le réserver au frais 4 à 5 jours. Se déguste frais. Vin de sauge © Renards Gourmets Vin de sauge © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

Filet de sanglier et pulenda

Filet de sanglier et pulenda

Filet de sanglier à la feuille de châtaignier, jus aux arbouses et aux baies de myrte, pulenda et pommes sauvages Sanglier à la pulenda © Renards Gourmets 2 personnes difficulté : moyen coût : moyen +/- 2 heures Ingrédients : Pour le filet de sanglier 250 g de filet de sanglier 3/4 feuilles de châtaignier fleur de sel poivre de Sarawak Pour la pulenda 100 g de farine de châtaigne3 fois le volume d'eau sel Pour la sauce 25 g de miel d'arbousier 2,5 cl de vinaigre de Banyuls 2,5 cl de jus d'orange 5 cl de vin rouge corsé 5 cl de Porto rouge 5 cl de fond brun de gibier 4 graines de coriandre 4 baies de myrte 4 grains de poivre de Sarawak 1 clou de girofle 1 cuillère à café de gelée d'arbouse 1/2 cuillère à café de cacao en  poudre Pour la garniture 2 petites pommes sauvages acidulées beurre clarifié fleur de sel poivre de Sarawak Pour les finitions huile de pépins de raisin beurre clarifié écorce de cédrat confit beurre feuilles, bogues et coques de châtaignes branches de romarin En Balagne comme en Castagniccia, le châtaignier est surnommé l'arbre à pain. Autrefois, chaque maison traditionnelle de pierres grises avait pour plafond un séchoir à châtaignes appelé grataghju et le poêle toujours allumé faisait lentement sécher la dernière récolte de ces extraordinaires fruits épineux qui d'un craquement annonçaient qu'enfin, ils étaient prêts à être moulus sur la pierre pour préparer la célèbre farine de châtaigne. Ces maisons au toits de lauzes sont surnommées maisons qui fument. La farine de châtaigne pouvait alors être employée pour préparer des brilluli, une sorte de porridge accompagné de lait frais de brebis ou bien pour la pulenda (ou pulenta). Cette cousine corse de la polenta sert encore aujourd'hui d'accompagnement aux charcuteries grillées ou aux plats en sauce comme la daube de sanglier. Elle se prépare dans de l'eau bouillante avec un bâton en bois exactement comme la polenta. Une fois qu'elle se détache des parois de la casserole, on la dépose sur un linge fariné et on la laisse reposer quelques instants avant de la découper avec un fil blanc, tradition oblige. La chasse aux sanglier est encore très importante en Corse, moment privilégié de l'automne où l'on partage un plat de daube accompagné de pulenda et de champignons sauvages. Nous avons adapté cette recette et cette tradition en utilisant du filet de sanglier et en réalisant la sauce à part. Retrouvez notre article sur la cuisine corse sur le site Les Hardis. 1. Préparation du filet de sanglier Faire tremper dans l'eau quelques feuilles de châtaignier pendant deux heures pour les réhydrater. Éliminer la fine pellicule blanche qui se trouve sur le filet, l’égaliser, saler avec de la fleur de sel et ajouter un peu de poivre fraîchement moulu. Faire égoutter les feuilles de châtaignier et les faire sécher parfaitement. Enrouler les feuilles autour du filet et lui donner une forme harmonieuse avec du film alimentaire supportant la cuisson. Disposer dans un sac de cuisson sous-vide et faire cuire pendant 45 minutes à 62°. 2. Préparation de la pulenda Faire chauffer l'eau dans une casserole à fond épais, ajouter le sel puis porter à ébullition. Tamiser la farine de châtaignes et la verser en pluie. Baisser le feu au minimum et faire cuire pendant 45 minutes en mélangeant régulièrement. Verser la pulenda sur un linge fariné de farine de châtaigne, replier le linge pour lui donner une forme régulière et laisser refroidir. 3. Préparation de la sauce Faire caraméliser le miel, déglacer avec le vinaigre et faire réduire de deux tiers. Ajouter le jus d’orange et faire réduire de 3/4 en écumant régulièrement. Mouiller avec le vin, le Porto et le jus. Ajouter les épices, les baies et le poivre et laisser mijoter jusqu’à ce que la sauce soit sirupeuse. Ajouter le gelée, prolonger la cuisson de 5 minutes puis ajouter le cacao et mélanger, donner un léger frémissement, chinoiser et réserver. 4. Préparation de la garniture Faire chauffer le beurre clarifié dans une cocotte en fonte, laver et couper les pommes sauvages et les faire sauter dans le beurre jusqu'à ce qu'elles soient tendres. Ajouter la fleur de sel et une pincée de poivre fraîchement moulu. 5. Finitions et dressage Débarrasser le filet de sanglier de ses feuilles de châtaignier. Faire chauffer un trait d'huile dans un sautoir en fonte et le faire saisir dans l'huile fumante pour le colorer. Ajouter une noix de beurre frais, l'enrober rapidement et débarrasser immédiatement sur une grille. Disposer les feuilles de châtaignier, les bogues, les branches de romarin et les coques de châtaignes au fond d'une cocotte en fonte. Fermer le couvercle et faire chauffer sur feu vif. Flamber avec un chalumeau, attendre que le feu s'éteigne et que la fumée se forme. Disposer le filet sur le lit d'aromatiques, couvrir et laisser fumer deux minutes hors du feu. Faire chauffer le beurre clarifié dans un sautoir, détailler la pulenda en morceaux et la faire griller dans le beurre chaud. Réchauffer les pommes, ajouter le cédrat détaillé en petits morceaux puis monter la sauce au beurre. Disposer les morceaux de pulenda dans une assiette plate. Ajouter les pommes ainsi que les morceaux de cédrat confit. Découper le filet en bouchées, disposer dans l'assiette et ajouter la sauce montée au beurre bien chaude. Servir immédiatement. Sanglier à la pulenda © Renards Gourmets Sanglier à la pulenda © Renards Gourmets Sanglier à la pulenda © Renards Gourmets Home Recettes Automne Facebook Pinterest Instagram

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