La popote du cochon

La popote du cochon27 recettes

La popote du cochon - le blog de susminervam sur Cuisine Land

Toutes les recettes de "Lin"


Tarte à l'oignon et au comté.

Tarte à l'oignon et au comté.

Une belle et généreuse entrée... une de ces recettes que je fais à l'oeil...... toutefois, la recette m'a été demandée alors je vais essayer de la coucher ici-même. Traditionnelle en Alsace, cette tarte salée est facile à préparer. Ma version en est une déclinaison. Je l'aime très épaisse et surtout très cuite; rien de plus désagréable que ces kyrielles de tartes salées "fourzitou" aux fonds blancs, détrempés donc... pas cuits.Pour la pâte, il va sans dire qu'elle est faite maison, "à la gougoutte et au beurre" comme disait maman..... mais dans mon cas, les tartes salées adorent se lover sur une pâte salée faite soit au saindoux soit à la graisse de canard !

Oeufs à la provençale

Oeufs à la provençale

Si d'aucun doivent chérir la mémoire de mon père, je pense que tous y attacheront l'image du jardinier. Son jardin, même s'il était plutôt rigoureux voire austère et sans fantaisie suscitait l'admiration de tous. Papa était un fin jardinier. Sa production ravissait tout l'entourage proche : famille, voisins et amis. Personne ne quittait la maison, au gré de saisons sans sa feuille de journal roulée qui pouvait contenir soit une grosse et belle salade, soit des courgettes monstrueuses et durant l'été ses sublimissimes tomates. Peu enclin à la fantaisie il s'est toujours cantonné à quelques variétés, qu'il semait, faisait lever, repiquait en châssis et plantait finalement en rangs tirés au cordeau.Qui de nous ne se souvient pas de lui, en marcel bleu, le soir à la tombée du jour, arrosant inlassablement ses tomates et toutes ses autres plantations, tirant de l'eau dans le "tonneau" ou puisant dans les arrosoirs de fer qui avaient chauffé toute la journée sous l'étendage à linge.C'est bien connu, en vieillissant on chérit ces images, ces odeurs et ces tomates.Lorsque ses tomates - qui très souvent terminaient leur maturité alignées sur les murets - étaient à point, nous avions très souvent droit aux "oeufs à la provençale". Ce plat simple, sans chichi, s'alignait avec la "casse de patates sautées" ( coupées inexorablement par son petit couteau en cubes très petits ) ou encore à l'énorme saladier de salade verte avec la sauce maison, à la moutarde s'entend, avec sa grosse échalote et ses deux ou trois gousses d'ail hachées. On ne parlait pas d'étoiles, on ne visait pas haut mais ces repas, "sous la véranda" valaient les plus chics des restaurants.Les oeufs à la provençale !

Kibbehs

Kibbehs

Assurément un de mes "mezzés" préféré de la cuisine du Moyen-Orient. Je pense pouvoir dire qu'il s'agit d'un mets délicat provenant du Liban. Cette boulette de boulghour et viande de boeuf est très connue des clients des restaurants libanais. Accompagnée de sauce au yaourt aillé ou encore de houmous, c'est une entrée d'une grande délicatesse qui se décline également à l'apéritif ou au brunch.... voire au petit déjeuner.                                                                                     En tous cas moi cela ne me fait pas peur !  La préparation des kibbehs demande un petit tour de main relativement facile à acquérir. Une pointe de pratique et c'est bon !

Sablés salés

Sablés salés

Et si pour une fois on avait une idée précise de ce que l'on offre en guise d'accompagnement à l'apéritif !Fuyons les gâteaux salés et autres préparations extra-terrestres pour nous retrouver avec de bons produits faits maison. Je vous propose un petit sablé – en vogue – entièrement fait maison et qui offre la possibilité d'être décliné au gré de vos envies et des saisons. 

Linzer torte

Linzer torte

L'Autriche est connue pour deux desserts emblématiques, le premier qui a fait pérenne la réputation de l'hotel SACHER, la Sachertorte ( gateau au chocolat et abricot glacé ) et le second, la Linzertorte. La linzertorte a voyagé pour "coloniser" l'Alsace. Ce dessert fait aujourd'hui partie des recettes traditionnelles alsaciennes. Il s'agit d'une délicieuse tarte sablée garnie de confiture de framboises. La recette autrichienne originale, qui date du XVIIème siècle se faisait avec de la confiture de groseilles.Il faut utiliser de la confiture de framboises dans cette recette et surtout pas de gelée. On doit bien sentir les pépins à la dégustation. La poudre d'amandes qui entre dans la composition de la pâte peut tout aussi bien être remplacée par de la poudre de noisettes. Ma recette, que j'apprécie, compte aussi sur l'intervention de cacao noir en poudre. Cet ingrédient est facultatif mais.... moi j'aime bien.

Gözleme ( crêpes turques salées et fourrées )

Gözleme ( crêpes turques salées et fourrées )

On connaît désormais ma passion pour cette partie du monde que sont les confins de l'Europe et les marches de l'Asie. La Turquie, même si elle souffre d'un climat politique délétère, reste une mine presque inépuisable de plaisirs gastronomiques. Comme beaucoup de pays du bassin méditerranéen, les turcs aiment la "street food" ou "finger food" ; petits délices salés voire sucrés que l'on déguste dans la rue, entre deux occupations.La pléthore de mets de rue fait tourner la tête :- kokorec : grosse andouille rôtie d'intestins d'agneau,- balik ekmek : sandwich de maquereau grillé,- midye tava : brochettes de beignets de moules,- kebap : viande grillée en broche et ses déclinaisons fameuses ( Iskender, Adana, Alanya, Sis, Dürüm, ... ),- kumpir : grosse pomme de terre au four ouverte et servie garnie de mille et un ingrédients,- pide ou lahmasun : cousines lointaines et légères de la pizza,- pogaca : pains chauds fourrés,- sut misir : maïs bouilli et grillé,et les böreks ces délicieux feuilletés salés fourrés de viande, de fromage, d'épinards.Je choisis de partager ma recette des "gözleme", délicieuses et légères crêpes salées et fourrées de viande ou encore de fromage ou d'épinards.Je vous propose une version alliant viande de bœuf et fromage de brebis. 

Couscous

Couscous

Les sondages récurrents placent le couscous comme le  plat favori des Français. Si ce n'est pas une belle preuve d'intégration !Le couscous est un mets désormais adopté de tous et la métropole regorge de restaurants proposant des couscous au goût des clients.Toutefois, comme tout plat traditionnel, il connaît autant de variantes que d'origines ou encore que de cuisinières et cuisiniers.Très largement présent dans toute l'Afrique du Nord, jusqu'en Libye, on en trouve historiquement des traces jusqu'en Sicile voire dans les Balkans avec un équivalent en Albanie.Le couscous reste traditionnellement un plat complet qui se compose d'une céréale ( semoule de blé, orge mondée, etc. ), de protéines végétales ( les pois chiche ) et d'un ragoût de légumes du cru allant du légume vert aux féculents.Le couscous de terroir ne comportait originellement pas d'apport carné. La viande est venue, au gré des siècles et des influences en l'espèce de la viande ovine ou bovine. Les traditions juives séfarades ont porté aux nues les boulettes de viande ou la merguez.         En France, les restaurateurs flattent les gaulois que nous sommes en présentant des couscous dit "royaux" qui offrent un choix de viandes diverses et variées en même temps.Le couscous est recensé sur le continent africain bien avant l'Islamisation du Maghreb. Les traces archéologiques d'ustensiles culinaires s'apparentant au fameux couscoussier ont été découvertes tant en Kabylie qu'aux abords de l'Atlas.Étant répandu dans toute cette partie du continent, le couscous n'est jamais connu sous ce même vocable. Au gré des langues et des régions on parle de couksi, barbucha, seksu, kseksou voire ta'am ( nourriture ) ou encore na'ma ( bénédiction ) !J'ai personnellement fait mes premiers pas dans le monde du couscous familial avec une dame algérienne et un ami kabyle algérien. Leurs couscous, s'ils pouvaient différer un peu, avaient toutefois un point commun que je considère comme une belle garantie d'authenticité : ils étaient simples. Si une viande vient enrichir le ragoût, on ne choisit qu'une seule viande.Je souhaite ici vous proposer le couscous de mon ami kabyle.Pas d'inquiétude, hormis la semoule qui demande un petit tour de main, la recette est très abordable.

Gyosas

Gyosas

Ces petits raviolis japonnais sont très en vogue chez les bobos parisiens et je reconnais y avoir succombé ! On voit fleurir à Paris bon nombre de "bars à gyosas" qui proposent pour une grosse dizaine d'euros 12 pièces à consommer sur place ou à emporter. Le gyosa est un petit ravioli de farine de froment fourré d'une farce au porc mais on peut envisager de décliner la farce à l'envi et de varier les ingrédients. La constante restant le poireau, le gingembre, l'ail et l'oignon. La particularité du petit gyosa tient dans son double mode de cuisson qui associe le grillé et la vapeur !

Gâteau basque

Gâteau basque

Un gâteau phare de la gastronomie hexagonale, emblème - entre autres - de cette magnifique région qu'est le Pays basque.... de CES magnifiques régions devrait-on dire. Le Pays Basque a ceci de merveilleux qu'il concentre tous les types de reliefs et par voie de conséquence toutes les cultures. Oscillant entre l'Espagne et des origines encore mystérieuses, cette région regorge d'excellents produits et le gâteau basque en est un. Décliné sous deux formes, à la crème pâtissière parfumée à l'amande et au rhum ou aux cerises noires - obligatoirement celles d'Itxassou - c'est un dessert ou un goûter fort savoureux.Je choisis de vous proposer ma recette du gâteau basque à la crème.

Welsh rarebit

Welsh rarebit

Pour continuer dans mes pérégrinations au Royaume-Uni, je souhaite poursuivre avec une recette bien roborative et qui devrait enchanter les dîners d'hiver. Le Welsh rarebit n'a que peu de chose à voir avec le Pays de Galles comme son nom pourrait le laisser supposer. On avance que ce plat serait en fait une alternative à la viande pour les plus démunis ; l'adjectif anglais Welsh - qui signifie Gallois - était utilisé pour désigner des choses contrefaites, détournées ou fausses. Cet usage linguistique laisse deviner ce que les bien pensants londoniens pouvaient penser de leur presque compatriotes gallois ! Le mot "rarebit" pourrait quant à lui être une dérive du mot "rabbit". Ainsi désignait-on un plat qui pouvait se substituer à une viande accessible à tous, le lapin ( même si la recette n'a rien d'approchant avec une recette à base de lapin ).Initialement préparée avec du fromage anglais de Chester, la recette a évolué pour finalement adopter l'usage du cheddar, plus universel et bien meilleur marché.Alors...... comme d'habitude, il y a pléthore de recettes qui toutes se réclament traditionnelles. Moi j'en ai testé plusieurs pour finalement adopter la mienne, fruit de mes expériences.

Yorkshire pudding

Yorkshire pudding

Ah la perfide Albion ! Que ne l'a-t-on tancée, blâmée et moquée pour sa soit-disant carence en matière de gastronomie. Comme bon nombre de pays également traités, il n'en est rien. Il faut dépasser les clichés éculés des aventures culinaires des petits Français d'après guerre qui revenaient dégoûtés de leur séjour au Royaume-Uni. La cuisine dite "anglaise" regorge de petites pépites dignes des grandes tables. Moi je fonds pour un incontournable des déjeuners dominicaux qui accompagne obligatoirement le filet de bœuf rôti : le Yorkshire pudding. Il s'agit d'un petit soufflé simplissime cuit dans une graisse bouillante à déguster dès sa sortie du four.

Börek boeuf et pommes de terre

Börek boeuf et pommes de terre

Les bureks, ou encore böreks sont connus depuis les Balkans jusqu'aux confins de l'Anatolie. S'agissant d'une préparation culinaire feuilletée et salée on la déguste déclinée sous de nombreuses formes : fourrée à la viande, au fromage, aux épinards. Personnellement je suis un grand adepte des "böreks" turcs, notamment à la viande. Les böreks sont confectionnés traditionnellement avec un feuilletage fait maison et selon une recette très "pointue". Il faut pour réussir à préparer les fines feuilles qui contribueront au feuilletage une grande dextérité. Je ne m'y suis jamais attelé et me contente de recourir aux pâtes que l'on trouve dans le commerce sous le nom de "yufka". Si par malheur vous ne pouviez en acheter, il est toujours possible d'utiliser de la pâte phyllo ( ou filo) qui elle est grecque et sert essentiellement à confectionner les fameux "baklavas". Le résultat est très proche de ce que l'on peut déguster en Turquie.        

Tzatziki des fustanelles

Tzatziki des fustanelles

Selon sa consistance, le tzatziki ( ou encore le djadjīk turc ) est soit un plat à part entière ( salade ) soit une sauce qui accompagne les viandes ou les poissons grillés ( ah, les souvlakis ! )........ Une fois encore, c'est une préparation culinaire qui souffre de la main mise commerciale sur sa recette. On trouve sous cette appelation toute une légion de préparations plus ou moins gouteuses ( plutôt moins d'ailleurs ) et surtout un grand n'importe quoi.L'un des secrets de sa préparation vient dans le choix des ingrédients et notamment dans celui du concombre. Je n'aurai qu'un seul mot d'ordre : fuir ces longs fruits verts souvent flasques ou très durs ( bien sur puisqu'ils sortent de chambres froides ) issus des "élevages" néerlandais ou encore même d'Espagne. Le concombre idéal est de plus en plus fréquent sur les étals des marchés et des grandes surfaces ; il s'agit de concombres courts, charnus et trapus ( de gros cornichons en fait ! ). Les variétés sont connues sous les noms de "Noah" ou encore "Marketer".Comme ceux-ci par exemple : Si vous avez un potager, comme moi, sachez que ces variétés sont les seules qui viennent à maturité idéale sous nos fraîches latitudes. La peau est assez irrégulière, souvent marquée de jaune et doit impérativement être pourvue de discrets piquants.

Les trois houmous

Les trois houmous

Et non, vous ne rêvez pas .... Ce n'est pas un, ce ne sont pas deux mais trois houmous que je vous propose. On connait - et l'on aime - tous le houmous, très certainement libanais. Il s'agit de cette délicieuse purée de pois chiches servie froide et enrichie d'huile d'olive, de citron mais surtout de purée de sésame.Cette purée est indispensable. On la trouve aujourd'hui partout dans les rayons " épicerie du monde ", "kasher" ou encore en magasins bio. Elle porte plusieurs noms en fonction de son origine moyen-orientale ou nord-africaine : tahin, tahini, tahina ou tahiné voire téhin. Cette purée de graines de sésame blanc est absolument indispensable à la réussite du houmous mais aussi à la réussite de mes deux autres houmous. Je vous propose de décliner la recette classique à base de pois chiches et de tenter le houmous de haricots blancs et également d'artichauts.

Tripière d'escargots au Chablis

Tripière d'escargots au Chablis

La Bourgogne est réputée pour nombre de préparations culinaires.( cf. ma participation sur Wikipédia  http://fr.wikipedia.org/wiki/Cuisine_bourguignonne ). L'escargot occupe une place de choix dans les menus de fêtes et préparé de manière traditionnelle, il reste l'incontournable allié des opposants aux huîtres.Si sa préparation au beurre persillé et aillé est traditionnelle, il existe un grand nombre de façons de le cuisiner.Ma sœur a repris une recette qu'elle avait découverte : la tripière d'escargot au Chablis. C'est une entrée légère qui donne bien le ton et reste ancrée dans le terroir bourguignon.

Trifle Queeny

Trifle Queeny

Un trifle ???? Oui, un bon et vrai dessert traditionnel britanique comme il se doit. Le trifle n'est autre que la version outre-Manche de nos bons vieux diplomates qui ont malheureusement disparu de nos tables.Je l'aime aux framboises mais il se décline au gré des saisons voire des ressources de vos placards ou de votre congélateur. Un peu long à préparer, mais il en vaut la peine.                                                                  

Tarte brocolinocaprine

Tarte brocolinocaprine

Lorsqu'Alexandre S. avait une dizaine d'années, je m'étais promis de lui faire manger du fromage de chèvre ( pour information, les laitages à base de lait de chèvre ou de brebis sont de loin les plus digestes et les mieux assimilés par notre métabolisme ). J'ai créé une tarte salée dans laquelle j'ai perfidement ajouté du fromage de chèvre, il n'y a vu que du feu et s'est régalé. Je le revois encore.

Proja sa sirom - Pain de maïs

Proja sa sirom - Pain de maïs

Un autre bon souvenir de la Serbie, culinaire s'entend.Sur de nombreuses tables, on trouve les fameuses  " proje sa sirom".La proja au fromage est un petit pain qui tend vers le gateau et qui accompagne merveilleusement la salade serbe. 

Panna cotta amara

Panna cotta amara

La panna cotta ! On la retrouve partout, sur toutes les cartes des plus modestes pizzerias aux plus grands restaurants. Elle est déclinée sous de très nombreuses formes, et malheureusement souvent assez mal.Comment peut-on servir une chose aussi simple à faire et aussi mauvaise ? Très souvent j'ai mangé des panna cotta médiocres ; séjours prolongés dans les frigos, crème ridée et parfumée à tout ce qui l'entourait ....... La panna cotta est un dessert simple mais qui exige la plus grande fraîcheur. Elle ne se conserve pas plus de 24 heures.Comme déjà dit, il s'agit soit d'un dessert lacté simple soit d'une base pour une déclinaison au gré des envies et des saisons. On l'adjoint aux confitures les plus fines comme aux coulis frais ou encore aux fruits rafraîchis.J'aime préparer une panna cotta onctueuse et délicatement parfumée aux cerises amarena. Il s'agit de gros bigarreaux bien noirs et confits dans un sirop très épais. La cerise est étonnamment craquante et éclate dans la bouche en morceaux généreux.   J'ajoute à mon dessert quelques biscuits "amaretti". Ce petit gâteau italien est parfumé à l'amande amère et se décline sous deux formes le "morbido"  et le "secco", respectivement le mou et le sec. Pour cette recette, je choisis le secco.....

Kiflice

Kiflice

J'ai une famille.... jusque là, rien de bien extraordinaire. Mais ma famille est bien plus étendue  que ma simple famille biologique. J'ai une famille de coeur ; elle vient des Balkans, et plus exactement de Serbie. Cela fait 25 ans aujourd'hui que j'ai été adopté par cette belle et grande famille qui fait partie intégrante de mon existence. Je les aime ; j'y ai trouvé petits frères et petites soeurs qui, en plus de ma famille "de sang", me supportent au quotidien et savent être là lorsque le besoin s'en fait sentir. Cette famille de coeur a su m'apporter une richesse inestimable : une autre culture. Toutes les facettes de cette culture serbe me sont désormais familières, toutes ou presque s'entend. De cette culture, il est un aspect que je privilégie, et il ne faut pas être grand clerc pour deviner que je m'acharne encore aujourd'hui à décoder la cuisine serbe et ses mille et un trésors. Celle que je connais bien est celle du Sud de Beograd, à mi-chemin entre plaine et montagne, la région de Pozega, Uzice, Mokra Gora, Zlatibor........ C'est une cuisine que l'on pourrait qualifier - sans être péjoratif - de paysanne tant elle puise ses racines dans la terre et ses richesses. Le légume roi est avant tout le chou (kupuc) qui se décline en quelques préparations savoureuses. La meilleure d'entre elles étant - selon moi - la salade de chou. Le chou blanc, voire rouge, est émincé très finement avant d'être assaisonné de sel, poivre, vinaigre de vin et huile avec un soupçon d'eau. Cette salade qui est présente à tous les repas, est brassée à pleines mains avant d'être oubliée quelques heures. Le chou s'attendrit et devient doux tout en conservant un léger craquant. De toutes les salades, c'est la plus rafinée. A celle-ci on peut ajouter la salade serbe ( tomates concombres, oignons et parfois fromage), qui elle aussi, est de toutes les tables. En été, on assiste à des orgies de pastèques énormes ( lubenica ), de fruits savoureux et gorgés de soleil - mention toute particulière et personnelle pour la divine framboise d'Arilje ( malina ) -.Je pourrais écrire quinze pages sur mes coups de coeur et mes découvertes mais je me limiterai à celle qui m'a fait le plus chavirer. Si la culture du fromage est dit-on, française, voire néerlandaise, la  Serbie n'est pas en reste avec les deux ou trois préparations laitières qu'elle connaît. La première et la plus fameuse est le "kajmak". Le lait est mis à tièdir dès la traite et écrémé. Cette crème est réservée et salée pour être longuement affinée et donne naissance au kajmak, fromage crémeux à souhait que l'on peut difficilement comparer. Il est à mi-chemin entre le beurre et la féta. Ce kajmac, malgré son prix élevé, est présent sur les tables aux côtés des salades, des légumes crus, etc.... Il accompagne divinement les viandes grillées, sur lesquelles il fond......... on frôle le péché.... non, c'est un péché. On prépare aussi l'équivalent de la féta. Cette fois le lait est emprésuré et égoutté pour donner ce "sir" que l'on mange à toutes les sauces. On le retrouve souvent râpé grossièrement sur les légumes de la salade serbe. Lorsque je vivais au Kosovo, je m'échappais aussi souvent que possible pour une des enclaves serbes et me rassasier dans un " PESTOPAN" (restaurant). On y faisait grande table de cochonnailles de toutes sortes et grillées. Les énormes saucisses ou encore le roulé à la Karadjorjevic valaient la peine de faire de nombreux kilomètres. Dans ces restaurants, on accompagnait les viandes de bonnes grosses frites maison sur lesquelles le chef râpait du "sir". Indescriptible !!!!Ici et aujourd'hui, je vais vous donner une petite recette. C'est un petit croissant au fromage qui viendra avec succès je pense, agrémenter un buffet, voire un gros apéritif. On les appelle KIFLICE, prononcer "kiflitssé".

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