La popote du cochon

La popote du cochon26 recettes

La popote du cochon - le blog de susminervam sur Cuisine Land

Toutes les recettes de "Fruit jaune"


Tajine de veau aux amandes et aux abricots

Tajine de veau aux amandes et aux abricots

A la faveur d'une visite marocaine, j'ai eu l'opportunité de déguster deux tajines absolument délicieux. Celui dont je vous livre la recette  aujourd'hui m'a bluffé par sa légèreté. N'étant absolument pas adepte du sucré salé, j'avoue avoir succombé.

Gâteau aux pommes râpées

Gâteau aux pommes râpées

Un bon gâteau "de ménage". De ceux qui agrémentent les gouters d'hiver pour les enfants... et les plus grands !

Flan parisien

Flan parisien

Quoi que l'on puisse en penser l'lIe de France est un terroir, et en tant que tel, cette région a ses recettes que l'on a plutôt tendance à dédaigner ; en effet, le terroir n'est pas une accumulation d'images d'Epinal avec hommes en sabots et femmes a costumes fleuris ! L'Ile de France a longtemps été un immense jardin maraîcher qui alimentait le "ventre de Paris". N'oublions pas les asperges d'Argenteuil, les poires et les pêches des "murs à pêchers", le vrai jambon de Paris, les cultures de champignons dans les carrières de gypse et autres souterrains du génie militaire des petites et grandes couronnes....... et le flan. Oui un bon vieux et vrai flan dit "parisien". Pas si simple que cela à réussir. Il m'a fallu plusieurs tentatives pour parvenir au résultat escompté à savoir ce bon flan bien dense, plutôt lourd en bouche, juste sucré comme il faut et délicatement parfumé et SURTOUT pour obtenir sa signature : sa sublime croûte brune/noire, sa carte d'identité!

Tarte aux quetsches et streusel

Tarte aux quetsches et streusel

Ah la quetsche de l'automne. Un de mes fruits favoris. Cette jolie prune bleue-violette à la chair dorée convient parfaitement à la meilleure des tartes ! Aussi connue sous le nom de "prune de Damas", elle est essentiellement originaire de l'Est, du Bénélux et de l'Allemagne.Je la prépare en tarte classique comme le faisait ma mère, mais j'aime à l'agrémenter d'un bon et classique streusel alsacien. Le streusel est le petit plus ( sur le plan calorique c'est en l'espèce un GROS plus !) que l'on parsème à la surface de la tarte et qui va sublimer la prune cuite et fondante tout en venant contrer son acidité naturelle.

Linzer torte

Linzer torte

L'Autriche est connue pour deux desserts emblématiques, le premier qui a fait pérenne la réputation de l'hotel SACHER, la Sachertorte ( gateau au chocolat et abricot glacé ) et le second, la Linzertorte. La linzertorte a voyagé pour "coloniser" l'Alsace. Ce dessert fait aujourd'hui partie des recettes traditionnelles alsaciennes. Il s'agit d'une délicieuse tarte sablée garnie de confiture de framboises. La recette autrichienne originale, qui date du XVIIème siècle se faisait avec de la confiture de groseilles.Il faut utiliser de la confiture de framboises dans cette recette et surtout pas de gelée. On doit bien sentir les pépins à la dégustation. La poudre d'amandes qui entre dans la composition de la pâte peut tout aussi bien être remplacée par de la poudre de noisettes. Ma recette, que j'apprécie, compte aussi sur l'intervention de cacao noir en poudre. Cet ingrédient est facultatif mais.... moi j'aime bien.

Gözleme ( crêpes turques salées et fourrées )

Gözleme ( crêpes turques salées et fourrées )

On connaît désormais ma passion pour cette partie du monde que sont les confins de l'Europe et les marches de l'Asie. La Turquie, même si elle souffre d'un climat politique délétère, reste une mine presque inépuisable de plaisirs gastronomiques. Comme beaucoup de pays du bassin méditerranéen, les turcs aiment la "street food" ou "finger food" ; petits délices salés voire sucrés que l'on déguste dans la rue, entre deux occupations.La pléthore de mets de rue fait tourner la tête :- kokorec : grosse andouille rôtie d'intestins d'agneau,- balik ekmek : sandwich de maquereau grillé,- midye tava : brochettes de beignets de moules,- kebap : viande grillée en broche et ses déclinaisons fameuses ( Iskender, Adana, Alanya, Sis, Dürüm, ... ),- kumpir : grosse pomme de terre au four ouverte et servie garnie de mille et un ingrédients,- pide ou lahmasun : cousines lointaines et légères de la pizza,- pogaca : pains chauds fourrés,- sut misir : maïs bouilli et grillé,et les böreks ces délicieux feuilletés salés fourrés de viande, de fromage, d'épinards.Je choisis de partager ma recette des "gözleme", délicieuses et légères crêpes salées et fourrées de viande ou encore de fromage ou d'épinards.Je vous propose une version alliant viande de bœuf et fromage de brebis. 

Coings confits d'Ortaköy - şekerlemesi ayva

Coings confits d'Ortaköy - şekerlemesi ayva

Un dimanche de février 2006 et un froid glacial ; après une mâtinée sur un bateau de pêcheur, mes pas m'ont conduit dans ce beau quartier/village d'Istanbul appelé Ortaköy. Très connu par les innombrables photographies de la superbe petite mosquée sur fond de pont suspendu, ce confins de l'agglomération stambouliote est absolument charmant. Après une visite de la belle mosquée, j'ai déambulé sur le petit port et admiré ses étals de poissons tout droit sortis du détroit pour échouer dans un café/salon de thé. Je me suis laissé guidé par le hasard et j'ai décidé de goûter un dessert fameux : le coing confit. Fruit très prisé en Turquie, il est ici cuisiné confit et servi avec du "kaymak". Cette préparation fromagère propre à tous les Balkans connait plusieurs versions. En Turquie elle s'apparente à de la crème double alors qu'en ex-Yougoslavie il s'agit d'un fromage tiré de la crème de lait. Le coing confit est très fin et légèrement épicé.

Tête de veau "sauce bibiche"

Tête de veau "sauce bibiche"

Les lecteurs assidus ne manqueront pas de constater que j'ai quand même pas mal de "madeleines de Proust". Il en est une que je chéris tout particulièrement car elle évoque encore aujourd'hui des moments heureux à la table de famille.J'ai un peu roulé ma bosse et vécu dans pas mal d'endroits différents. Lorsque je rentrais chez mes parents après une absence prolongée, Maman mettait un point d'honneur à me demander ce que je souhaitais manger pour mon retour. A chaque fois je lui demandais une tête de veau " sauce bibiche". Cette tête de veau était toute simple mais bonne et surtout accompagnée, non pas d'une sauce gribiche, mais d'une sauce que j'avais affectueusement baptisée "bibiche". Il s'agissait d'une simple mayonnaise aux herbes, bien relevée et parfumée. Cette mayonnaise, à l’œuf entier, est institutionnelle et si par malheur le réfrigérateur n'en contient pas, cela relève de l'incident diplomatique. Je crois me souvenir que la recette avait été mise au point il a plusieurs décennies par la célèbre marque américaine qui commence par Tupp.... et qui se termine par ..ware. Elle a l'avantage d'être incroyablement digeste et se conserve très longtemps au frais en bocal fermé. Elle est très blanche, absolument pas huileuse et se prête à toutes les variantes possibles.A la fin, je n'avais même plus à demander quoi que ce soit et je savais que sur la table je trouverais une plantureuse tête de veau, bien fumante accompagnée de pommes de terre et de carottes et de l'incontournable pot de sauce "bibiche".On ne discute pas, la tête de veau on l'adore où on la déteste.

Patatatoes

Patatatoes

Un mets tellement prisé des têtes blondes lorsque les parents cèdent au caprice du fast food ! Les patatatoes sont ma version de ces pommes de terre en quartiers vendues à la pelle à la célèbre enseigne au perfide clown cholestérogène !Mes patatatoes ont ceci de plus qu'elles ne sont pas frites et surtout qu'elles ne contiennent que ce que l'on y met !

Börek boeuf et pommes de terre

Börek boeuf et pommes de terre

Les bureks, ou encore böreks sont connus depuis les Balkans jusqu'aux confins de l'Anatolie. S'agissant d'une préparation culinaire feuilletée et salée on la déguste déclinée sous de nombreuses formes : fourrée à la viande, au fromage, aux épinards. Personnellement je suis un grand adepte des "böreks" turcs, notamment à la viande. Les böreks sont confectionnés traditionnellement avec un feuilletage fait maison et selon une recette très "pointue". Il faut pour réussir à préparer les fines feuilles qui contribueront au feuilletage une grande dextérité. Je ne m'y suis jamais attelé et me contente de recourir aux pâtes que l'on trouve dans le commerce sous le nom de "yufka". Si par malheur vous ne pouviez en acheter, il est toujours possible d'utiliser de la pâte phyllo ( ou filo) qui elle est grecque et sert essentiellement à confectionner les fameux "baklavas". Le résultat est très proche de ce que l'on peut déguster en Turquie.        

Tiramisù

Tiramisù

On entend et lit un peu n'importe quoi en matière de tiramisù ; s'il est bien une recette qui est galvaudée c'est bien celle-ci avec des variantes impossibles. Ce que tout le monde arrange à sa sauce en révisant la recette à grands coups de fruits et autres biscuits n'est autre que le diplomate français ou le triffle britannique.Le tiramisù original ne mérite pas tous ces avatars et à défaut d'être protégé essayons de respecter les fondamentaux de ce délicieux dessert. Les origines sont assez controversées mais il semblerait que loin d'être "ancestral", ce dessert soit né .......... après la seconde guerre mondiale, en Italie bien sûr.Le tiramisù ( "tire-moi vers le haut" en Italien ! ) est un entremet simplissime mais qui exige des ingrédients de qualité.En premier lieu, mes quelques passages répétés à Milan chez M...... m'ont définitivement fait adopter l'usage des Pavesinis, petits biscuits mi-secs, assez courts qui se révèlent parfaits pour la préparation du tiramisù. On les trouve partout en France aujourd'hui y compris en grandes surfaces mais pour éviter de trop chercher, autant se diriger directement vers une épicerie italienne.                                                                                                           ( un gros défaut : ils sont chers ! ).                              Le second ingrédient est le mascarpone. Il s'agit d'un fromage ( et non, ce n'est pas de la double crème ) traditionnemment de bufflonne ; fromage tiré de la crème du lait du même animal chauffé et caillé.( euhhh c'est la crème que l'on chauffe, pas l'animal ! ).                                        Et pour en finir avec les incontournables : l'alcool. Moi je suis fidèle à la recette que j'ai apprise en Italie et je persiste à utiliser cette liqueur à l'amande qu'est l'amaretto. Titrant un petit 28°, cette liqueur douce peut parfois être fabriquée avec des fruits à noyaux tels que les abricots ou encore les pêches. Moi j'ai toujours une bouteille de "Disaronno" à la maison.                                              

On a tous sa madeleine de Proust..... moi c'est la râpée !

On a tous sa madeleine de Proust..... moi c'est la râpée !

Il y a des plats comme ça qui font comprendre que le temps passe et que, la quarantaine dépassée, on devient un peu plus nostalgique. Dans ces moments là, je me précipite dans mes casseroles et je cuisine tout ce que ma mère faisait. Ce qui était un quotidien banal devient un pur délice et me fait monter les larmes au yeux. Lorsque je fais des râpées ( qui ne seront jamais aussi bonnes qu'avant ) je pense à "la" Jeanne (oui, je sais, ce n'est pas beau mais en Bourgogne, on met un article défini devant les prénoms, c'est pour dire qu'on les aime plus encore). Chaque hiver, quand la Jeanne quittait sa campagne de l'Auxois ( Epoissotte ) pour passer quelques semaines chez nous à Dijon, je savais que nous mangerions des "râpées". Les belles pommes de terre du papa allaient garnir notre déjeuner de manière quasi somptueuse. Même si les pommes de terre ne viennent plus du jardin paternel, je me fais plaisir en les préparant encore aujourd'hui.

Pommes-Roses ou Roses-Pommes

Pommes-Roses ou Roses-Pommes

Une délicatesse pour la table des fêtes à venir.Un délicieux petit four tout simple mais du plus bel effet.Pour réaliser les pommes-roses ou roses-pommes, à vous de décider.

Pommes de terre "syriennes"

Pommes de terre "syriennes"

En Martinique j'ai, entre autres, fraternisé avec un homme de mon âge. Un commerçant d'origine syrienne installé au Lorrain où je vivais. Il faut savoir qu'en Martinique, il existe une grande communauté de syriens. Ces hommes, ces femmes et leurs descendants, sont ceux qui ont fui les persécutions religieuses d'après 1940, étant chrétiens. Ils se sont réfugiés aux Antilles et plus spécialement en Martinique. On les retrouve à Fort de France en grande majorité et tous sont commerçants : il vendent des vêtements.Mon ami Bachar, le coeur sur la main, n'avait de cesse de me faire plaisir et il n'est pas une fois où je rentrais le saluer dans sa boutique, que je ne ressortais avec un tee-shirt ou encore un bermuda. S'étant marié avec une charmante jeune femme, il m'a un jour invité à déjeuner. J'ai eu droit à un plat de viande grillée sur un lit de bulghur et noyé dans du yaourt..... délicieux.Une autre fois où nous étions seuls, il a tenu à me préparer des pommes de terre, comme il les faisait chez lui, en Syrie. Quelle ne fut pas ma surprise de réaliser qu'il était en train de préparer des brochettes !!!!!!!! Jamais, ô grand jamais je n'ai mangé des pommes de terre comme ça.

Pita aux blettes et fromage ( d'inspiration serbe et turque )

Pita aux blettes et fromage ( d'inspiration serbe et turque )

Mes voyages dans les Balkans, en Grèce et en Turquie ont toujours été ponctués de ces délicieux moments où je dégustais, non, je l'avoue, où je dévorais les feuilletés de toutes sortes que l'on trouve dans cette partie du bassin méditerranéen.Ces mêmes feuilletés sont assez éloignés des nôtres et sont habituellement confectionnés à l'aide de très fines feuilles de pâte translucide que l'on superpose en ajoutant la matière grasse et la garniture. Ainsi en ex-Yougoslavie utilise-t-on les feuilles de "koré" et en Grèce la fameuse "pâte à filo" ; en Turquie, c'est le non moins connu "burek". L'utilisation en est très simple. A défaut de pouvoir faire ses achats dans une épicerie de tradition balkanique, je vous suggère d'utiliser la pâte à filo que l'on trouve désormais dans les hypermarchés. La pâte à filo se présente en rouleau de feuilles très fines d'environ 35 x 25 cm. Elles sont très fragiles et ne supportent pas la conservation après ouverture du paquet. Vous pourrez néanmoins les conserver quelques jours dans le bac à légumes du réfrigérateur en ayant pris soin de remettre les feuilles dans leur emballage d'origine, emballage que vous roulerez dans quatre ou cinq feuilles de papier essuie-tout humide puis dans une feuille de papier aluminium.On trouve toute sorte de garnitures en fonction des régions et des pays. Ainsi peut-on déguster des pitas au fromage, à la viande de boeuf, aux épinards, aux épinards et au fromage, aux oeufs ou encore aux pommes de terre.

Meat loaf ( pain de viande )

Meat loaf ( pain de viande )

Un bon pain de viande, le "meatloaf" américain garni d'oeufs durs à consommer chaud ou froid accompagné d'une sauce aux champignons et de pommes de terre au four. A essayer également avec une sauce au roquefort.

Kiflice

Kiflice

J'ai une famille.... jusque là, rien de bien extraordinaire. Mais ma famille est bien plus étendue  que ma simple famille biologique. J'ai une famille de coeur ; elle vient des Balkans, et plus exactement de Serbie. Cela fait 25 ans aujourd'hui que j'ai été adopté par cette belle et grande famille qui fait partie intégrante de mon existence. Je les aime ; j'y ai trouvé petits frères et petites soeurs qui, en plus de ma famille "de sang", me supportent au quotidien et savent être là lorsque le besoin s'en fait sentir. Cette famille de coeur a su m'apporter une richesse inestimable : une autre culture. Toutes les facettes de cette culture serbe me sont désormais familières, toutes ou presque s'entend. De cette culture, il est un aspect que je privilégie, et il ne faut pas être grand clerc pour deviner que je m'acharne encore aujourd'hui à décoder la cuisine serbe et ses mille et un trésors. Celle que je connais bien est celle du Sud de Beograd, à mi-chemin entre plaine et montagne, la région de Pozega, Uzice, Mokra Gora, Zlatibor........ C'est une cuisine que l'on pourrait qualifier - sans être péjoratif - de paysanne tant elle puise ses racines dans la terre et ses richesses. Le légume roi est avant tout le chou (kupuc) qui se décline en quelques préparations savoureuses. La meilleure d'entre elles étant - selon moi - la salade de chou. Le chou blanc, voire rouge, est émincé très finement avant d'être assaisonné de sel, poivre, vinaigre de vin et huile avec un soupçon d'eau. Cette salade qui est présente à tous les repas, est brassée à pleines mains avant d'être oubliée quelques heures. Le chou s'attendrit et devient doux tout en conservant un léger craquant. De toutes les salades, c'est la plus rafinée. A celle-ci on peut ajouter la salade serbe ( tomates concombres, oignons et parfois fromage), qui elle aussi, est de toutes les tables. En été, on assiste à des orgies de pastèques énormes ( lubenica ), de fruits savoureux et gorgés de soleil - mention toute particulière et personnelle pour la divine framboise d'Arilje ( malina ) -.Je pourrais écrire quinze pages sur mes coups de coeur et mes découvertes mais je me limiterai à celle qui m'a fait le plus chavirer. Si la culture du fromage est dit-on, française, voire néerlandaise, la  Serbie n'est pas en reste avec les deux ou trois préparations laitières qu'elle connaît. La première et la plus fameuse est le "kajmak". Le lait est mis à tièdir dès la traite et écrémé. Cette crème est réservée et salée pour être longuement affinée et donne naissance au kajmak, fromage crémeux à souhait que l'on peut difficilement comparer. Il est à mi-chemin entre le beurre et la féta. Ce kajmac, malgré son prix élevé, est présent sur les tables aux côtés des salades, des légumes crus, etc.... Il accompagne divinement les viandes grillées, sur lesquelles il fond......... on frôle le péché.... non, c'est un péché. On prépare aussi l'équivalent de la féta. Cette fois le lait est emprésuré et égoutté pour donner ce "sir" que l'on mange à toutes les sauces. On le retrouve souvent râpé grossièrement sur les légumes de la salade serbe. Lorsque je vivais au Kosovo, je m'échappais aussi souvent que possible pour une des enclaves serbes et me rassasier dans un " PESTOPAN" (restaurant). On y faisait grande table de cochonnailles de toutes sortes et grillées. Les énormes saucisses ou encore le roulé à la Karadjorjevic valaient la peine de faire de nombreux kilomètres. Dans ces restaurants, on accompagnait les viandes de bonnes grosses frites maison sur lesquelles le chef râpait du "sir". Indescriptible !!!!Ici et aujourd'hui, je vais vous donner une petite recette. C'est un petit croissant au fromage qui viendra avec succès je pense, agrémenter un buffet, voire un gros apéritif. On les appelle KIFLICE, prononcer "kiflitssé".

Jarret de porc laqué

Jarret de porc laqué

Un de ces plats qui vous font comprendre que vous vieillissez.La simple évocation de ce plat traditionnel du grand Est et de l'Allemagne provoque des moues dubitatives chez les plus jeunes...... et pourtant ! Un bon jarret se veut très moelleux à l'intérieur et juste assez croustillant à l'extérieur. Pour moi, le truc du jarret cuit à point tient dans la couenne qui doit juste coller aux lèvres quand on mord dedans. Un bon jarret de porc accompagné de chou ( choucroute ) ou de purée de pommes de terre comme en Allemagne..... Ca redonne goût à la vie.

Harengs - topinambours à l'huile

Harengs - topinambours à l'huile

Le "hareng-pommes-à-l'huile" est un plat plus que traditionnel des bonnes et vraies brasseries parisiennes. J'en suis dingue. Je me rappelle que chez nous, c'est mon père qui les préparait à l'entrée de l'hiver. Il utilisait un grand bocal en verre et empilait avec soin les rondelles d'oignons, les tranches de carottes en alternance avec les filets de harengs coupés en deux ou trois. Quelques feuilles de laurier et le bocal passait l'hiver soit sur le bord de la fenêtre de la cuisine et par grands froids dans la véranda. Les filets de harengs venaient alors régulièrement agrémenter les repas de soir avec salade verte ou de pommes de terre. Ce n'était pas la recette traditionnelle mais je vous promets que c'était inégalable.Je veux perpétuer cette tradition et depuis toujours, je prépare mes harengs comme papa.Disposant aujourd'hui d'un grand potager, j'ai commencé à récolter ce légume dit "oublié" qu'est le topinambour. C'est un légume très gouteux qui tout en ayant la consistance du navet délivre un goût subtil de coeur d'artichaut. Il se décline comme la pomme de terre. J'ai eu alors l'idée de remplacer la pomme de terre du "harengs-pommes-à-l'huile" par des topinambours. Je reconnais que ce légume peut être un peu rebutant à éplucher mais c'est juste un coup de main à attraper !

Guimauve maison

Guimauve maison

Une douceur faite maison, même si désormais je dois réellement faire mes adieux au sucre, je n'ai pu m'empêcher de tenter de préparer de la guimauve.Une de mes confiseries traditionnelles préférées et il faut l'avouer, tellement loin mais tellement meilleure que ce que l'on trouve dans le commerce et qui nous arrive tout droit des Etats-Unis. La guimauve américaine ( marshmallow )  est une lointaine cousine de notre guimauve française qui date du XIXème siècle.Originellement utilisée en pharmacie pour ses vertus antitussives, le produit issu du mucilage de la racine de cette plante est devenu la confiserie telle qu'on la connait. Aujourd'hui la confiserie n'en a gardé que le nom, un peu comme la grenadine qui ne contient plus une once de jus de grenade !La guimauve "moderne" est un assemblage de blanc d'oeuf, de sirop, de gélatine, de colorant et d'arôme. Il va sans dire que pour fabriquer les guimauves maison, il convidendra de n'utiliser que des arômes et colorants naturels.       . 

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